Peut-on définir le mot “prof” ? Ce n’est pas si simple… On pense immédiatement à une personne enseignant dans un collège ou un lycée, public ou privé, cependant à cette population il convient de rajouter les personnes enseignant dans les CFA (alternance), voire à l’AFPA ou dans les GRETA, sans oublier l’université…

Étiquetons donc “prof” une personne de plus de 24 ans ayant une activité professionnelle régulière dans l’enseignement.

Pour en revenir au titre de ce billet, c’est une question que l’on me pose souvent.

Au hasard de discussions avec des “vrais profs”, enseignants de collège ou de lycée, voici les raisons que l’on a pu m’évoquer.

Je n’en ai ni l’envie ni le besoin

Peut-être n’y a-t-il pas une adhésion franche et massive de tous les salariés au “Travailler plus pour gagner plus” dont on nous a rabattu les oreilles… ;-)

Je préfère être avec ma famille

Le soutien scolaire s’effectuant quand l’élève est à son domicile, on comprend que les horaires habituels de cette activité, à savoir fin d’après-midi et début de soirée, mercredi et samedi (voire dimanche) ne sont pas toujours compatibles avec la vie de famille.

Je suis contre le soutien payant

Le soutien scolaire payant est souvent dénoncé comme facteur aggravant des inégalités; et donc contradictoire avec l’équité des chances et la réussite pour tous, ce qui est après tout (ou tout du moins devrait être) le fondement de l’action de l’enseignement public.

Je donne déjà des cours dans un autre établissement

Des profs à temps complet dans un collège ou un lycée peuvent de plus enseigner quelques heures par semaine dans des CFA ou dans des établissements d’enseignement supérieur, et n’ont nulle envie de rajouter des heures à un emploi du temps déjà bien chargé.

Cela me ferait trop loin pour me rendre au domicile des élèves

Contrairement à une idée reçue, les profs ne donnent généralement pas de cours particuliers aux élèves de leur établissement !

Certes, les grandes métropoles comportent plusieurs lycées, mais il n’est pas rare en province ou en grande banlieue parisienne que deux établissements soient éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres. Le temps de transport et le prix du carburant peuvent se révéler très dissuassifs !

Je ne sais pas comment faire pour trouver des élèves

Trouver des élèves nécessite un travail que l’on peut qualifier de commercial : il faut faire sa propre promotion, se vendre,… ce qui sans faire de généralités hâtives ne rentre pas vraiment dans les compétences, la culture et la mentalité des profs.

Acadomia, Legendre, Complétude,…, ne payent pas assez

Conséquence directe de la raison évoquée ci-dessus : ne sachant trouver par lui-même des élèves, le prof qui se tourne vers un organisme de soutien scolaire se voit proposer un salaire horaire de 12 ou 13 €, la famille payant quant à elle 30 € de l’heure minimum.

Sachant que de ce salaire il faut retrancher le coût du transport, et au temps de travail effectif ajouter le temps de déplacement, on comprend qu’au final ce n’est guère attractif !

Imaginons un salaire de 13 € de l’heure versé au prof par l’organisme, et un déplacement d’une heure aller-retour coûtant 5 € : le prof va gagner en fait 8 € pour deux heures de travail (une heure de cours et une heure de déplacement), soit 4 € de l’heure.

Et, cerise sur le gâteau, si le prof veut une feuille de paie, il sera le plus souvent obligé de l’imprimer lui-même en se connectant via Internet sur le site de l’organisme, en utilisant son propre matériel, ordinateur, imprimante, encre et papier.

En conclusion…

Des statistiques hâtives et très partielles (fondées sur ma propre expérience) semblent montrer que l’on trouve plus de “jeunes” profs (âgés disons de 24-30 ans) que de personnes plus âgées prêtes à donner des cours.

Peut-être qu’avec l’âge le poids grandissant des contraintes familiales, et une feuille de paie un peu moins maigre, expliquent cet état de fait.

Quant aux organismes, les faits sont là : les “profs” mis à disposition des familles par les organismes de soutien scolaire sont à 90% des étudiants… et ceux qui ne sont pas étudiants ne sont pas toujours profs de lycée ou de collège.

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93 Réponses à “Pourquoi si peu de ‘vrais profs’ dans le soutien scolaire payant ?”
Vos réflexions sont les bienvenues !

  1. Pourquoi si peu de vrais profs dans le soutien scolaire payant ? a écrit le 11 décembre, 2008 à 11:32

    [...] Pourquoi si peu de vrais profs dans le soutien scolaire payant ?www.cours-de-maths-78.fr/blog/2008/12/pourquoi-si-peu-de-vra… par DidierrK il y a quelques secondes [...]

  2. Sylvaine a écrit le 11 décembre, 2008 à 12:41

    En tant qu’ex-prof, je crois que ton billet regroupe les raisons principales qui ne motivent pas tellement les profs en activité à aller donner des cours particuliers par l’intermédiaire de ces sociétés. En particulier la rémunération ridicule, que ce soit pour un prof en activité ou pour un étudiant.
    J’ajouterais la façon de fonctionner de ces sociétés: certaines prétendent trouver le prof en parfaite adéquation avec l’élève: mon expérience me pousse à dire que c’est faux. Les propositions de cours à 70km de chez soi: c’est une plaisanterie ou quoi?!
    L’accueil des postulants: 20 personnes convoquées en même temps, 1h30 d’attente pour un “entretien d’embauche” fait par des personnes charmantes au demeurant, mais n’ayant que des notions très très vagues de la pédagogie.
    Pour moi, ces sociétés abusent du désarroi des familles face aux difficultés de leurs enfants et exploitent des étudiants fauchés. Une fumisterie, quoi.
    Il vaut probablement mieux chercher par soi-même, sur Internet ou localement. Le coût ne sera pas très différent et la motivation peut-être plus élevée…

  3. Didier Kropp a écrit le 11 décembre, 2008 à 15:10

    Bien d’accord avec toi, même si tous les organismes ne sont peut-être pas à mettre dans le même sac, il est clair que les pratiques des leaders (Acadomia, Complétude, KeepSchool, Anacours, Legendre-Profadom) sont déplorables !

  4. Franck a écrit le 14 décembre, 2008 à 10:29

    Bonjour,

    Je me permets de mettre le doigt sur un point qui me tient à cœur. Les remarques qui suivent portent sur la loi Borloo permettant de réduire 50% d’impôts dans le cadre des services à la personne et qui a favorisé l’explosion d’organismes d’aide à la personne dont le soutien scolaire.
    Personnellement, et c’est l’enseignant qui parle… pour être capable de faire « au pied levé » n’importe quel cours ou exercice de lycéens, cela m’a demandé plusieurs années de travail à plein temps. Actuellement le mode de recrutement de ces organismes de soutien scolaire est de Bac +3. En théorie, les candidats passent une audition (généralement par des RH qui ne comprennent pas grand-chose à la matière…) et compte tenu du fait que la demande de cours d’élèves est supérieure à l’offre, je vous laisse deviner qu’il est vraiment difficile pour eux de ne pas être pris. Ce qu’il faut savoir, c’est que la plupart de ces organismes sont mandataires, c’est-à-dire, que ce n’est pas l’organisme mais le parent qui est employeur pour un contrat renouvelable d’une heure (via des coupons). Quand l’organisme facture 30 euros l’heure de cours, le prof touche environ 13 euros. Mais à cela, il faut déduire les frais d’essences, de parcmètres, et surtout le temps pour aller donner un cours d’une heure. Cela revient pratiquement à diviser les 13 euros par 2 !!! De plus, le nombre maximum qu’un « pseudo enseignant » peut donner par jour est de 2 heures ouvrables compte tenu que le reste du temps, l’élève n’est pas disponible puisqu’ à l’Ecole (à l’exception du mercredi et samedi où il peut dispenser 4h). Calcul à l’appui, un enseignant ne pourrait gagner plus de 600 euros par mois s’il travaillait à temps plein (on est loin du smic… pour ce bac +3). Autrement dit, j’ai du mal à concevoir qu’un prof qui a vraiment de l’expérience puisse accepter un tel travail. D’autant plus s’il est bon dans le public, il y a foule à la sortie du lycée pour le solliciter directement ; surtout que, dans ces conditions, les cours sont dispensés au sein de son établissement, faisant ainsi disparaître la perte de temps du transport.
    Ce que je veux vous faire comprendre, c’est que je reste perplexe quant à la certitude d’obtenir un enseignement de qualité (ou du moins trouver un répétiteur avec beaucoup d’ancienneté…) en passant par un organisme. A ma connaissance, la plupart du temps, seuls des étudiants (sans réelle expérience professionnelle de l’enseignement) acceptent ce type d’emploi , qui à mes yeux n’en est pas vraiment un. Actuellement, le ministre de l’éducation se bat pour rentrer en concurrence avec ces officines privées en organisant à son tour des stages intensifs pendant les vacances scolaires; mais ce qui n’est pas très logique, c’est qu’en fait, le gouvernement a crée ces organismes de toute pièce en mettant en place cette loi de réduction d’impôts. D’autant plus dans un contexte économique de crise, le gouvernement est-il toujours en mesure de se refuser 50% des recettes fiscales qui auraient dû rentrer sans cette loi. Faire baisser le chômage à tout prix, oui ! Mais pas à n’importe quel prix …
    Si quelqu’un a un éclaircissement sur le sujet il sera plus que bienvenu…

  5. Didier Kropp a écrit le 14 décembre, 2008 à 22:54

    Merci pour ce long commentaire.

    Les quelques organismes prestataires, qui salarient eux-mêmes les intervenants, pratiquent des tarifs semblables et ne payent pas mieux les “profs”.

    On trouve de très rares organismes qui ont fait le choix de travailler exclusivement avec des certifiés ou des agrégés - recherchez “Cours Thalès” sur un moteur de recherche par exemple.
    Et on constate que l’heure de cours en Tale S est facturée à la famille plus de 50 €. On peut penser que le prof gagne 25 € de l’heure, ce qui est quand même plus motivant que les 12 ou 13 euros généreusement donnés par Acadomia et autres…
    Conclusion : la qualité existe… mais elle se paye. J’ajouterai qu’à ce tarif la famille peut essayer de trouver un vrai prof qu’elle rémunèrera en CESU; cela lui reviendra moins cher, et la famille bénéficiera de la réduction d’impôts de 50%.

    Je suis totalement d’accord avec l’expérience absolument nécessaire pour être performant lorsque l’on donne un cours particulier. On doit de plus être pédagogue et bien évidemment avoir un niveau d’étude suffisant, sachant qu’une licence me semble vraiment un minimum.
    On pourrait ajouter par ailleurs le “sens du service client”… certes, on enseigne à des jeunes, mais la relation avec les parents est pour moi de type “client / fournisseur”, et non “parent d’élève / prof de lycée” - ce n’est pas la même chose.

    A la lumière de mon expérience de prof indépendant, et de discussions avec des confrères qui font le même métier (oui, ça existe…) il est tout à fait possible de donner plus de 2 heures de cours par jour… certains élèves n’ont pas cours le matin, d’autres pas cours l’après-midi, d’autres encore sont scolarisés via le CNED,…
    On peut être prof particulier indépendant et en vivre correctement, en travaillant directement avec les familles; mais en aucun cas en travaillant pour les organismes.

    Quant à la loi Borloo… c’est compliqué.
    En fait, le soutien scolaire est relativement marginal dans le domaine des services à la personne, le “boum” des créations de structures est plus dans l’aide ménagère.
    C’est d’ailleurs un milieu assez particulier, les quelques personnes que j’ai pu y rencontrer ne m’ont pas laissé une impression positive… on se gargarise de mots tels que “entrepreneurs”, “ceux qui prennent des risques”, on tape sur l’État et les fonctionnaires (en oubliant que c’est l’État qui donne la réduction d’impôts), on exploite de pauvres gens qui cherchent à (sur)vivre,…

    On notera que la réduction fiscale pour les emplois à domicile existe depuis 1995, ce n’est donc pas une nouveauté !

    Pour moi, le côté positif de cette loi est vis-à-vis des personnes âgées, qui grâce à la réduction ou au crédit d’impôts peuvent plus facilement avoir une aide à domicile.

    Le côté négatif est la “poudre aux yeux” lorsque l’on clame un nombre considérable de création d’emplois. La plupart de ces emplois sont de l’aide ménagère, ils sont payés au SMIC, et les personnes qui les occupent ne travaillent qu’une dizaine d’heures par semaine : ce sont au final des emplois précaires, mal payés, peu considérés, et à temps (très) partiel. Mais comme ils font baisser les statistiques du chômage… tout le monde est content : le gouvernement, le ministre, l’organisme mandataire, la famille,…
    Les seuls qui en souffrent, ce sont les employés.
    Soyons cynique : comme d’habitude ! Et qui s’en soucie…

  6. Mickael a écrit le 15 décembre, 2008 à 20:29

    Bonsoir!

    Ma petite contribution aux réactions.
    Je suis, comme d’autres, la preuve que l’on peut faire de cette activité de prof particulier à domicile, son activité principale.

    Ramenée à l’aneée, cela revient à travailler environ 120h par mois. Ce qui est déjà beaucoup! Et encore, on peut faire bcp plus si l’on est un surhomme! J’ai toujours dit que si j’avais un frère jumeau, nous serions à fond de Septembre à Juin.

    Pour précision, je gagne aujourd’hui plus que dans l’industrie automobile en tant qu’ingénieur projet avec 2 fois moins de travail, 100 fois moins de stress, et 2000% en plus de liberté!

    Merci à Didier Kropp pour ce site!

  7. Didier Kropp a écrit le 16 décembre, 2008 à 0:35

    En réponse à Mickael, pour que ceux qui nous lisent ne pensent pas que ce boulot est le paradis ;-) il faut quand même ajouter que la plupart des profs particuliers indépendants se font régler en CESU en base forfaitaire, ce qui implique :
    - des droits à la retraite très réduits,
    - beaucoup de difficulté pour avoir des droits Assedic, qui seront également très réduits,
    - et en cas d’arrêt maladie, un parcours du combattant pour toucher des indemnités journalières très réduites elles aussi.

    En fait, c’est un métier où on est salarié, mais où en fait on est plus un “travailleur indépendant”… on ne sait pas de quoi demain sera fait, la sécurité de l’emploi n’existe pas, on peut faire une croix sur les “avantages” du salariat,…

    En contrepartie on est libre… et pour moi et pour d’autres, ça n’a pas de prix :-)

  8. Franck a écrit le 16 décembre, 2008 à 6:31

    Bonjour,

    J’ai beaucoup apprécié vos pertinentes remarques; pour répondre à la question posée, je pense qu’il y a peu de “vrais” profs en exercice qui acceptent de donner des cours en exercice uniquement pour une notion de rentabilité.
    Le salaire d’un prof du public est plus délicat à définir que celui d’un salarié d’usine par exemple. Dans la mesure où il y a un travail en aval (temps de préparation des cours, correction de devoirs maison, etc…) qui n’est pas facilement quantifiable.
    Prenons un exemple concret. Un prof certifié dispense 17h de cours hebdomadaire (18h - 1h de chaire s’il s’occupe de terminale). Mais si l’on compte le temps de préparation et surtout le temps de correction de devoirs maison et d’interrogations écrites, on arrive à 35h de travail par semaine; soit 140 heures par mois. Si l’on déduit maintenant les vacances scolaires (2 semaines à la Toussaint, idem pour Noel, Février, Paques et les grandes vacances scolaires), on arrive à un total de 7 mois plein de travail; soit 980 heures de travail par an.
    Un prof certifié avec 20 d’ancienneté perçoit 2500 euros net par mois; soit 30.000 euros par an. Si on ramène à l’heure, on arrive à un salaire horaire de 30 euros. C’est simplement un calcul approximatif qui permet de savoir ce que gagne réellement un enseignant en activité (en classe ou à son domicile).
    Aucun organisme de cours à domicile ne pourra concurrencer un tel gain et surtout la perte de temps de déplacement est incomparable.

  9. Mickael a écrit le 16 décembre, 2008 à 12:43

    Bonjour!

    J’ai enseigné en lycée aussi!

    Je peux dire que je n’ai pas attendu 20 ans pour atteindre ce niveau de salaire et je dois avouer que aujourd’hui, je le trouve ridicule!

    Le niveau de la rémunération que je vais chercher moi même étant bien supérieur.

    Et de plus , je demande et obtient en général la base réelle pour les cotisations.
    Et puis n’oublions pâs que je me fais payer les déplacements( entre 6 et 10€). Il y a tellement de demandes non pourvues que je suis amené à refuser 2 appels sur 3.
    Cela signifie que, compte tenu des moyens en ma possession pour trouver des élèves, je sais pouvoir travailler 100 h pâr semaine.

    La tendance va en augmentant, et ce n’est pas avec des dizaines de milliers de postes de profs en moins, que je vais moins travailler!

    D’autres contacts avec des enseignants de mon type me laissent à penser que la situation va continuer à s’aggraver, ce qui ne me réjouis pas, mais aller recruter des jeunes gens avec des bac +4 ou 5 pour gagner le smic prof!

    Enorme malaise de la part des parents, et je peux vous dire que j’ai assis une position que beaucoup envie.

    Bien des inconvénients, mais pas de patrons, on dilue la capacité qu’ à l’employeur à vous tenir par les c…., chômage impossible!

    Il faut dire qu’avec une agglo de près de 400 000 habitants, le vivier d’élèves est énorme! il faut que je parte en vacances et que je coupe le portable, sinon ça n’arrête jamais.

    Je ne sais pas comment font les profs pour accepter qu’on les traite et rémunère ainsi!

    Il ya quelques années, j’avais envisagé de quitter la France. C’est toujours dans les tuyaux!

    Mickaël

  10. Franck a écrit le 16 décembre, 2008 à 13:39

    Bonjour Mickael,

    Tant mieux pour vous si vous en vivez bien mais je ne pense pas que vous passez par un organisme mandataire pour trouver des élèves. D’autre part, votre salaire horaire ne sera jamais au niveau d’un enseignant du public, car n’oubliez pas que pendant les vacances scolaires, lui est payé contrairement à vous. Et la grande différence se fera le jour de la retraite. Quand à travailler 100 heures par semaine, c’est quasiment impossible !
    Au plaisir de vous lire,

    Franck

  11. Mickael a écrit le 16 décembre, 2008 à 16:31

    Rire.

    Sachez que pendant les vacances, je travaille encore plus qu’en période scolaire. Et je dois même en prendre des vacances, sinon ça ne s’arrête jamais!

    J’avoue que ça a l’air difficille à croire, mais j’ai choisi de travailler plus pour gagner plus.

    Et on peut donner un coup de main à des étudiants type 1er cycle, où là les tarifs s’envolent, ou former des groupes de 2 ou 3 élèves et là aussi, on se régale.

    Je n’ai pas encore atteint la limite supérieure, repoussée sans cesse par des idées parfois foireuses, certaines émises par mes élèves, ou par des idées personnelles que je ne communiquerais pas, mais qui sont très efficaces pour travailler plus.

    Tout ça en étend parfaitement dans la légalité!

    Je suis en pleine création d’entreprise, avec déjà un bon groupe de parents qui me suivent depuis 2 ou 3 ans. Le pire, c’est que la banque suit!

    Je retourne voir mon petit seconde!

  12. franck a écrit le 22 janvier, 2009 à 23:02

    [Phrase supprimée par Didier Kropp]

    Bravo au reportage des journalistes d’envoyé spécial qui ont démasqué les pratiques scandaleuses de ces organismes. Voici le sujet :

    Au sommaire

    Le soutien scolaire, réussite ou échec ?
    Un reportage de Linda Bendali et Ludovic Tourte

    Echapper au spectre de l’échec scolaire est devenu une obsession pour les parents. Et pour beaucoup d’entre eux, l’école seule, ne peut pas donner toutes leurs chances de réussite aux enfants. C’est pourquoi le marché du soutien scolaire privé prospère : il génère 700 millions de chiffre d’affaires par an et 5 entreprises se partagent le business : Acadomia - le leader côté au second marché - , Complétudes, Keepschool, Profadom et les prestigieux Cours Legendre. A grand renfort de campagnes de publicité et d’opérations de marketing, ces enseignes promettent toutes des méthodes pédagogiques rigoureuses et un service sur mesure pour chaque élève. Qu’en est-il vraiment ? Que valent ces organismes ? Comment recrutent-ils leurs “enseignants” ? Mettent-ils toujours des intervenants compétents à disposition des parents ? Enquête inédite sur un secteur florissant, qui n’est toujours pas réglementé.

    Mais tant qu’il y aura des parents assez stupides pour croire que Marketing des cours legendre = qualité de l’enseignant et bien ce type d’établissement réalisera 5 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.

    [Phrase supprimée par Didier Kropp]

    Magnifique exemple de notre société qui exploite sa jeunesse, des parents crédules et culpabilise ses enfants.

  13. Mickael a écrit le 23 janvier, 2009 à 14:27

    Bonjour à tous!

    En effet, remarquable reportage sur les big 4 du soutien scolaire avec un CA global de ….700 Millions d’€? Mais, combien cela fait-il de recrutement d’enseignants du 2nd degré, à disont 2000 € net, soit en coût global pour l’état de 3000 *12 soit 36K€ annuel: près de
    20 000 postes de plus chaque année!!!!

    Consternant!

    Il doit y avoir dans les 5 millions de parents à avoir vu ce reportage, et j’espère que ces officines privées, des business unit en somme, vont voir leur CA diminuer!

    Pour ma part, en tant qu’enseignant particulier indépendant, j’ai cette année fait +10% par rapport à 2007, et j’ai bonne espérance de faire encore mieux en 2009. Au total, je ne suis aujourd’hui pas en mesure de satisfaire la majorité des appelants. Et cerise sur la gâteau, je ne me déplace même plus!

    Donc, 13000 postes en moins à la rentrée prochaine, veut dire pour moi et les collégues, un surcroit d’activité…Je connais des jeunes gens, plutôt que de passer le capes, passent des annonces gratuites sur le net, et donnent des cours particuliers. Et renonce aux concours lamentablement dotés!

    Quand je pense que j’ai eu 20 demandes depuis début Janvier….

    Mickaël

  14. Franck a écrit le 23 janvier, 2009 à 15:59

    Bonjour,

    Enfin un reportage à la hauteur!! Je pense qu’il va faire beaucoup de dégâts auprès des organismes; pour les stopper, il suffit juste à l’état de supprimer cette stupide loi de réduction d’impôts, et ils disparaîtront comme la neige au soleil… à la limite, on pourrait la réserver uniquement aux profs qui se déplacent à domicile, mais qui ne passent pas par des organismes intermédiaires. La mise en relation est démesurée : l’organisme prend les 2/3 de ce que le parent employeur paie; pour une simple mise en relation. Un prof compétent n’est pas stupide au point de passer par un organisme pour donner des cours; s’il est compétent, il y a foule à la sortie pour lui demander des cours, et les cours s’effectuent directement au sein de l’établissement, évitant ainsi toute perte de temps et frais de transport… J’avais fait le calcul que travailler pour un organisme revient à gagner moins de 5 euros de l’heure.
    Mille mercis à ce courageux reportage qui a fait voir l’envers du décor des sociétés qui font beaucoup de pubs…

  15. Didier Kropp a écrit le 24 janvier, 2009 à 18:55

    À l’attention de celles et ceux qui postent des commentaires.

    Merci de vos commentaires, merci également de veiller à ne pas poster de termes injurieux ou diffamatoires.

    franck avec un f minuscule :-) j’ai effacé deux phrases de votre commentaire, que l’on peut estimer être diffamatoires.
    Désolé.

    Je suis juridiquement responsable de ce qui est publié sur ce blog… merci de bien vouloir en tenir compte !

    Bien cordialement,

    Didier Kropp
    Responsable du blog

  16. Didier Kropp a écrit le 25 janvier, 2009 à 8:31

    @Franck avec un F majuscule ;-)

    Pour les stopper, il suffit juste à l’état de supprimer cette stupide loi de réduction d’impôts, et ils disparaîtront comme la neige au soleil…

    Pas si simple… Les services à la personne sont un des chevaux de bataille du gouvernement. Objectivement, il existe un vrai besoin, en particulier pour le service à domicile aux personnes âgées. Et le pari de l’État est de récupérer en cotisations sociales (travail déclaré) ce qu’il perd de l’autre (réduction ou crédit d’impôts).

    Le soutien scolaire ne représente qu’une petite partie du service à domicile !

    On peut également constater que les emplois des services à domicile de type aide ménagère sont précaires, à temps très partiels, peu valorisants, et occupés par des personnes payées au SMIC.

    Mais voila, ils font baisser les chiffres du chômage, ce qui est du plus haut intérêt pour les princes qui nous gouvernent…

  17. Franck a écrit le 25 janvier, 2009 à 13:55

    Bonjour Didier,

    Je suis entièrement d’accord avec vous pour que la loi de réduction d’impôts s’applique dans des cas particuliers, comme les personnes âgées ou pour les handicapés; en revanche, je trouve inconcevable que les seuls travailleurs qui en profitent dans le secteur du soutien scolaire, sont les dirigeants d’officines privées. Je pense qu’il serait beaucoup plus sain que cela soit réparti directement pour les enseignants qui toucheraient alors la commission déjà existante pour la mise en relation. Je ne comprends vraiment pas la plus value qu’offre ces organismes. D’ailleurs actuellement, le CESU permet d’avoir les mêmes avantages que de passer par un mandataire, en ce qui concerne la réduction d’impôts pour les parents employeurs. Ou alors, il aurait fallu que ce soit l’état lui même qui créé des officines pour jouer le rôle tampon entre le parent et le prof. Si on examine les chiffres, dans ce système, seuls les dirigeants d’officines gagnent de l’argent; pas les profs qui font tout le travail. J’espère vraiment être lu par des gens du gouvernement…

    Merci Didier pour nous donner cette liberté d’expression.

    Au plaisir de vous lire,

    Franck (avec un F…).

  18. Franck a écrit le 25 janvier, 2009 à 20:40

    Bonsoir,

    Je trouve étonnant qu’on ne parle jamais du salaire mensuel moyen des enseignants ou pseudo-enseignants qui travaillent pour des centres de soutien scolaire. Vous parlez de faire baisser le chômage, certes, mais il ne faut tomber dans le piège où l’on gagne moins en travaillant qu’en touchant le RSA ou RMI, et cela sans travailler. En fait, les organismes auront beaucoup de mal à attirer des profs de l’éducation nationale, dans la mesure, où chaque heure sup qu’ils dispensent en lycée (et sans aller chez l’élève…) leur rapporte 35 euros nets pour un certifié et 45 pour un agrégé. Qu’on m’explique comment ces derniers accepteraient de remplacer ces heures sup par 10 ou 12 euros de l’heure en perdant une heure de transport par cours, et j’en passe…
    J’en profite pour encourager les parents à passer directement par des profs ou des étudiants qui acceptent ou non les CESU. Vous augmentez vos chances de tomber sur une personne qui s’investisse vraiment.

    Au plaisir,

    Franck

  19. Usandivaras a écrit le 26 janvier, 2009 à 10:16

    En réponse à ce que Franck a écrit le 25 janvier à 20 heures 40, je ne peux être que d’accord avec son résumé clair de la situation: la comparaison entre le salaire de l’heure sup pour l’enseignant déjà en poste et ce que que les organismes donnent aux professeurs qu’ils recrutent. J’ajouterai que l’échelle de salaires horaires, tout en se modulant selon le lieu où se trouve l’élève et son niveau (les plus “rémunérateurs” sont les adultes en préparation de concours et les étudiants en thèse: 20 ou 22 euros nets de l’heure), démarre quand même à 10 ou 12 euros nets de l’heure (qui comprend les frais de transports). Nous ne sommes pas loin des tarifs offerts aux personnes qui font le ménage…
    Enfin, effectivement, il faut encourager les demandeurs de cours à faire affaire directement avec les professeurs : ils économiseront des frais de dossier, d’évaluation, etc et le professeur sera payé à sa juste valeur.
    Cordialement,
    Muriel

  20. Brendoon a écrit le 26 janvier, 2009 à 10:51

    @Muriel

    Je suis d’accord : en faisant affaire directement, les 2 peuvent être gagnants par rapport à un organisme. Mais attention au travail au noir. Il faut alors faire autant attention aux formalités qu’au CV du prof. Mais on prend vite le pli. Perso j’ai fait appel à un organisme mandataire (avec de vrais profs, ça existe !) et j’ai compris que je pouvais le faire tout seul. Le plus dur est de trouver le bon prof, après ça roule.

  21. Franck a écrit le 26 janvier, 2009 à 11:03

    Bonjour,

    Je conçois la loi Borloo pour aider une population spécifique (handicapés, personnes âgées), mais je trouve incompréhensible qu’elle s’applique aussi au soutien scolaire. N’oubliez pas qu’en déduisant 50% d’impôts (ou offrir un crédit d’impôts) du montant des cours et frais d’inscription, l’état se prive de reçettes fiscales. Et au moins avec le travail au noir, l’état, même s’il ne gagne rien, au moins, il ne perd rien. Je crois que cette incitation fiscale permet avant tout de réduire les chiffres du chômage, car dès qu’un prof dispense ne serait-ce qu’une heure par semaine, il n’est plus compté comme chômeur. Quant à trouver un prof de qualité, on aura pas plus de chance d’en trouver un chez une grande enseigne du soutien scolaire que sur les petites annonces de la boulangerie. La seule publicité c’est le bouche à oreille, non par rapport à un organisme, mais par rapport à un NOM d’enseignant.

  22. Didier Kropp a écrit le 26 janvier, 2009 à 11:42

    Bonjour,

    mon expérience me fait penser que les freins à la recherche directe d’un intervenant par les familles sont :
    - la méconnaissance du système CESU.
    - la méconnaissance des moyens qui existent pour trouver un intervenant.
    - dans une moindre mesure, le label “Agréé par l’État”

    Même si le système du chèque emploi service existe depuis bientôt 15 ans (oui !), une fois sur deux je l’explique aux familles.
    L’organisme, lui, met en gros sur son site ou sur sa pub “réduction d’impôts, on s’occupe de tout”. Si une famille ne connaît pas le système CESU, elle n’imagine pas qu’elle peut en bénéficier très simplement.

    Ensuite, trouver un intervenant. Certes, le bouche à oreille existe, les boulangeries également :-) mais si la boulangerie du coin n’a pas d’annonce et qu’aucune bouche ne murmure à une oreille, la famille souvent ne sait pas comment faire.
    J’ai pris le parti de faire ma promotion exclusivement par Internet, ma cible ce sont les parents de grands ados, donc des personnes de 45 ans et plus, et je constate que bien souvent elles ne sont pas toujours bien au fait de l’utilisation du net… pour rester dans l’euphémisme poli :-)
    Bien sûr pas de généralité, on peut avoir 56 ans et être un geek ;-)

    Et dernier point, le label “Soutien scolaire agréé par l’État” affiché en gros sur de nombreux sites, et qui n’est qu’un simple agrément administratif délivré a priori, a minima, purement déclaratif, et qui ne peut renseigner en rien sur la qualité du service rendu - voir ce billet
    http://www.cours-de-maths-78.fr/blog/2008/10/soutien-scolaire-agree-par-l-etat/
    Mais voila, il rassure les familles.

  23. Mickael a écrit le 26 janvier, 2009 à 12:48

    Bonjour à tous!

    J’ai débuté mon activité d’enseignant particulier en 2003. Je n’envisage pas du tout de l’arrêter: du temps libre, on peut gérer les enfants et l’école, les courses quand il n’y a personne, faire du sport à des heures sympas, et je travaille en moyenne 1500 heures par an. Il y a des points négatifs, mais je peux aujourd’hui me permettre de partir en vacances, un peu quand je veux….

    Concernant la suppression de l’avantage fiscal, même en le suppprimant, vous ne supprimerez pas le besoin, donc le marché! L’Etat aujourd’hui utilise des recouvreurs de charges et d’impôts, sans les rémunérer! He oui! Je vais aller les voir, pour leur demander un salaire! Concernant le marché noir, il existe, et c’est en la matière, 70% des demandes!

    Je précise aussi que vous pouvez très bien faire cours avec un groupe de 3 élèves de Terminale S, pendant 2h et ceci avec 3 ou 4 groupes par semaine. Ou alors avec des DUT 2ème année, dans une salle de classe, à la fac. Juste pour donner un ordre d’idée de ce que l’on peut faire. Il suffit d’avoir des idées et de pouvoir aider, et aussi d’être sympa, et pas sur son trône, supérieurement inaccessible!

    Voilà, ça c’est fait

    Merci à Mr. Didier Kropp pour ce site!

  24. Franck a écrit le 27 janvier, 2009 à 6:34

    Bonjour,

    Je profite de ce topic pour souligner les aberrations du système. Je suis moi-même enseignant indépendant, dans un local où je dispense des cours de Maths, et Sciences Physiques exclusivement aux élèves de 1ère S et TS. J’ai une formation « on ne peut plus ad hoc », puisque je suis titulaire d’un Capes de Sciences Physiques, Admissible à l’agreg avec de très bonnes notes à l’écrit (je me suis fait recaler à l’oral ; je n’avais plus fait de chimie depuis le bac…) et j’ai fait ensuite de la recherche via un doctorat (davantage tourné vers les maths) à l’Ecole Centrale de Lyon, suivi d’un post doc aux US. Cela fait onze ans que j’ai créé ce centre et que j’enseigne seul (sous forme de cours particulier, par groupe de 2 ou 3, et stage collectif pour les vacances scolaires); inutile de vous dire que je maîtrise pas mal mon sujet. Aussi, avec mon statut de prof indépendant (entreprise individuelle en nom propre), je suis taxé autant qu’un médecin ou notaire. Il reste dans mon bénéfice comptable : 20% (toutes taxes payées). En facturant donc le cours particulier à 34 euros de l’heure, il me reste donc net avant impôts… 6,40 euros de l’heure. Certes, il y a aussi des avantages qui entrent dans les frais personnels (téléphonie, internet, frais d’essence, matériel informatique, publicité, mutuelle santé, assurance, location du local…), donc cela revient bien sûr quelque part à augmenter la valeur restante du cours.
    Maintenant, si on prend le cas d’un dirigeant d’officine, qui reste derrière son bureau en envoyant des répétiteurs à domicile, facture le cours à 34 euros, paie 10 euros le prof, paie 6 euros de charges salariales calculées sur une base forfaitaire du smic, paie 2 euros de TVA, il lui reste donc une marge brute de 16 euros. A cela, vous déduisez les prélèvements obligatoires (Caisses Urssaf, Maladie, Vieillesse, et taxe professionnelle) ; soit 43%… il reste 6,90 euros. Bref… autant que moi, mais en faisant travailler les autres ! Donner des cours à plein temps n’est pas chose facile ; et on comprend sans peine pourquoi certains se lancent dans l’ouverture d’organisme de cours à domicile oubliant l’aspect qualitatif de la profession. Moi le premier, pour être honnête, j’ai été tenté de le faire, mais quand j’ai réalisé le salaire réel du répétiteur, j’y ai définitivement renoncé.
    J’ai tenu à écrire cela pour souligner l’absence de logique du système de l’entreprenariat ; en revanche, j’espère ne pas vous avoir découragé si vous avez l’intention vous aussi de pratiquer ce merveilleux métier.
    Au plaisir de vous lire et j’en profite pour remercier Didier de donner l’opportunité à des “petits profs indépendants” de s’exprimer et de partager leur ressentiment par rapport aux cours à domicile.

    Au plaisir de vous lire,

    Franck

  25. Mickael a écrit le 27 janvier, 2009 à 14:21

    Je comprends. Je suis arrivé à la même conclusion que vous Franck. Rester indépendant, sans passer en société, car cela n’en vaut p

  26. Usandivaras a écrit le 28 janvier, 2009 à 21:12

    Bonjour,
    En réponse au dernier message de Frank: j’ai été fort intéressée de suivre vos calculs et de voir ce qui vous restait à la fin et surtout la comparaison entre vous travaillant et vous faisant travailler les autres.
    J’ai effectivement le projet lors de ma retraite dans quelques années d’ouvrir en province un centre de préparation aux concours et examens, c’est-à-dire de m’adresser à des adultes jeunes ou vieux. C’est dire que votre expérience laisse à réfléchir mais d’un autre côté, quand on aime son métier et qu’on ne souhaite plus se faire exploiter par les autres ni mettre ses charentaises devant la télé, je ne vois que l’issue de l’entreprise indépendante. J’ai aussi le rêve d’embaucher et de former des jeunes qui voudraient faire de l’enseignement et aussi de créer des outils de travail pour adultes , ce qui en remise à niveau de français n’existe pas encore. Il reste beaucoup à faire mais je m’instruis en lisant les messages très formateurs de ce site. Si quelqu’un a des tuyaux qu’il n’hésite pas : je suis preneuse en informations..

    Merci à Didier Kropp pour cette plate-forme pour enseignants “libres”

  27. Isabelle Sautière a écrit le 29 janvier, 2009 à 0:09

    Bravo Mickaël pour ta réussite. Merci pour tes conseils parsemés de ci de là dans les posts.
    A tous : N’oubliez pas de mentionner cette phrase de Didier quand on vous demanera pourquoi l’on doit passer par vous : “Un prof compétent n’est pas stupide au point de passer par un organisme pour donner des cours”
    Ton site devient gentiment une référence, Didier !

  28. Didier Kropp a écrit le 29 janvier, 2009 à 7:14

    @ aux commentateurs : merci à vous de faire vivre ce blog :-)

  29. Florence a écrit le 9 février, 2009 à 22:06

    J’ai une demande à faire : est-il possible, au lieu de critiquer, de proposer aux élèves en situation de difficulté, une solution peu coûteuse (car il ne faut pas oublier que 34 € = 223,04 FF et que tout le monde ne les gagne pas) et efficace ?
    Ce que je ne trouve pas normal dans tout cela c’est que l’enseignement qui fonctionnait à double vitesse va maintenant passer à triple voir quadruple vitesse :
    - un enseignement scolaire public pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un enseignement scolaire privé,
    - un enseignment scolaire privé pour ceux qui en ont les moyens,
    - un enseignement périscolaire inexistant pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un “prof particulier à 34 €”,
    - un enseignement périscolaire en plein essor pour ceux qui en ont les moyens.

    En attendant, il existe encore des personnes qui vont au delà de l’argent et veulent transmettre leur savoir et aider les gamins en difficulté à s’en sortir en ayant le sentiment de ne pas avoir fait du profit sur leur difficulté. Mais celles-ci se font de plus en plus rares car le VRAI enseignant tend à disparaître : l’enseignant c’est celui qui transmet son savoir. Il va donc faire en sorte que tous ses élèves ont bien acquis ce savoir. Il ne se contente pas de “faire son programme”, il tire les élèves par le haut et leur donne confiance en eux pour appréhender la vie. Ca, ça n’existe …presque…plus.
    L’enseignant a des connaissances mais aussi des compétences : comment peux -t-on dire si telle ou telle personne est un bon enseignant ? Au tarif qu’il pratique ? à l’étiquette “capécien”/”agrégé” ? non…ça se saurait et la demande en soutien scolaire serait pratiquement inexistante !
    Cette compétence d’enseignement que l’on appelle communément “pédagogie” (laissez moi rire) chacun la possède à sa manière on manque juste de patience (surtout avec nos enfants que l’on voudrait parfaits). Il est cependant évident que certains sont bien plus doués que d’autres mais ce ne sont pas forcément ceux que l’on croit et ces personnes là, voudront transmettre leur savoir avant de regarder l’aspect pécunier de la chose.
    Ce qui fait la richesse de l’être humain c’est la différence : la richesse de la “pédagogie” c’est qu’elle est différente d’une personne à une autre et qu’elle fonctionnera sur certains et pas sur d’autres.

    Bref…tout le monde critique et prêche pour sa paroisse mais personne ne fait rien pour que les choses évoluent…(moi la première…)Le mammouth est indétrônable
    Autre chose aussi “un enseignant titulaire n’a pas le droit de travailler en dehors de son activité propre sauf dérogation du rectorat” (pour le moment)…Heureusement sinon il y aurait grave dérive : l’enseignant ne ferait plus son travail correctement en prétextant je ne sais quelle directive et proposerait aux élèves de prendre des cours pour s’en sortir en dehors à 30 €/H…

  30. Didier Kropp a écrit le 10 février, 2009 à 0:47

    @ Florence

    Vous posez là de vraies questions dont les réponses sont complexes, multiples et protéiformes.

    Il existe un soutien gratuit, pas partout, fourni par le tissu associatif. J’en dis quelques mots sur ce billet
    http://www.cours-de-maths-78.fr/blog/2008/12/aide-scolaire-soutien-scolaire-cours-particuliers-gratuits/

    Comme il existe de nombreuses bonnes ressources gratuites, dont je parle dans ce billet et les billets associés
    http://www.cours-de-maths-78.fr/blog/2008/09/le-soutien-scolaire-gratuit-en-maths-et-physique-sur-internet/

    Est-ce suffisant ? Sûrement pas.

    Peur de l’avenir pour ses enfants, “sur-diplômite”, disparition des industries de main-d’œuvre, dévalorisation des filières professionnelles, bons profs du public (il en existe) qui finissent pas se lasser, mauvais profs (il en existe également) qui ne sont pas sanctionnés, profs qui ne sont “pas faits pour le job” et pour lesquels rien n’est prévu en terme de reclassement, démission de certains parents, incapacité des princes qui nous gouvernent à réformer le système en profondeur, bacheliers qui à 50% sont en échec à la fac,…, la liste est longue. Et chacun de ces points mériterait un long développement.

    J’ai conscience de vivre là-dessus, des failles et dérives du système et de l’angoisse des parents…
    Je n’en retire ni honte ni fierté, c’est mon boulot et j’essaye de le faire du mieux que je peux.

  31. Usandivaras a écrit le 21 février, 2009 à 14:43

    A Florence,
    Je répondrai sur un point particulier : à savoir ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un cours particulier à 30 euros et plus. Contrairement à ce que vous pouvez penser, ce ne sont pas les plus favorisés qui payent ce genre de cours que ce soit pour leurs enfants ou eux-mêmes. J’aurais tendance à constater plutôt l’inverse: c’est-à-dire que des parents investissent dans l’avenir de leur enfant (ou le leur notamment dans la prépa de concours) au lieu de dépenser dans d’autres domaines.
    Quant à savoir si 30 ou 35 euros de l’heure sont trop ou pas assez, je dirais que c’est au professeur à calculer lui-même ce qu’il estime être sa valeur monétaire. Nous ne discutons pas des tarifs du plombier ou de l’électricien que nous faisons venir chez nous, je ne vois pas pourquoi il faudrait que le prof qui demande cette somme se sente culpabilisé ou ait des états d’âme ; l’électricien n’en a pas ni le plombier.
    Un professeur qui justifie d’une formation supérieure, d’années d’expérience et d’un bon contact peut estimer que son heure vaut 30 ou 40 euros: dans le cas où l’élève peut seulement payer une heure de ce tarif par semaine, alors il aura 60 minutes de qualité et pas une de moins, mais pas une de plus non plus.
    Cordialement,
    Muriel

  32. Franck a écrit le 21 février, 2009 à 16:37

    Bonjour Usandivara,

    Je partage complètement votre point de vu quant à la comparaison avec le plombier ou l’électricien. J’en ai fait venir un qui m’a facturé 86 euros le changement du fusible (il m’a fait payé le déplacement 50 euros alors qu’il se trouvait à 200 mètres de mon domicile). Je constate aussi que cela ne choque personne de payer des prix exorbitants quand il s’agit d’une profession manuelle; contrairement à un prof qui va facturer 34 euros pour une heure pleine de travail, avec de nombreuses années post-bac. De même, peu semblent choquer quand la visite d’un médecin généraliste dure 3 minutes (montre en main !) pour 22 euros la consultation… je vous laisse d’ailleurs faire une règle de 3 pour ramener à l’heure en termes de CA. Sachez aussi Florence qu’il ne faut pas confondre “chiffre d’affaire” et “bénéfices”; surtout quand on est professeur indépendant et que les cours ne se font pas au domicile de l’élève. Pour le bénévolat, certes… mais je ne vois pas pourquoi seuls les enseignants devraient prodiguer leur savoir gratuitement, surtout quand il s’agit de son gagne pain. Quant aux profs du public qui donnent des cours à leurs propres élèves, peu s’en privent…
    Au plaisir de vous lire.

    Franck

  33. Thierry B a écrit le 3 avril, 2009 à 7:14

    Bonjour à tous,
    je suis prof particulier depuis plus de 8 ans et je voudrais vous faire part de mes commentaires à ce sujet.
    Je dois dire que j’ai un profil un peu atypique dans le sens où je ne suis pas issu du sérail, je n’ai pas été prof dans un établissement scolaire mais je dispose d’un diplôme bac + 5 en gestion et finance. ca aide!!!
    deux aspects me semblent présenter un interet :
    - la solitude du prof qui, apres son cours, n’a plus le sentiment d’appartenir à une structure, ce ne sont pas les contacts avec l’organisme mandataire qui remplacent une vraie relation.
    - c’est à peu près le seul métier qui propose une rémunération qui ne se fonde pas sur l’experience de l’intervenant mais sur une grille tarifaire en fonction du niveau de l’eleve, autrement dit un étudiant frais émoulu de l’école sera payé le meme salaire qu’un prof comme moi qui dispose de plus de vingt ans d’experience.
    Du reste, j’ai décidé de créer ma propre structure, en y apportant plus d’éthique et étant passé par là, plus de considération à l’égard de mes futurs collaborateurs.
    Merci de m’avoir lu, j’attends vos commentaires et pourquoi pas des propositions de collaboration.

  34. Didier Kropp a écrit le 3 avril, 2009 à 20:19

    @ Thierry B

    Peut-on créer une structure de soutien “éthique” et s’y tenir ?
    Payer correctement les intervenants veut dire réduire sérieusement la marge…

  35. DesEsseintes a écrit le 4 avril, 2009 à 18:59

    Bonjour,

    Je souhaiterais rebondir sur deux points qui reviennent souvent au sein des messages postés plus haut.

    1) 12 ou 13 Euros de l’heure en soutien scolaire???? On ne doit pas parler des mêmes organismes non? Je travaille depuis peu pour le leader du marché, et je touche 30 Euros nets par heure dispensée! Après, mon profil est peut-être différent de ceux des étudiants officiant habituellement, mais j’y reviendrai lors du deuxième point…

    Que voici : 2) C’est quoi un “vrai prof” par rapport à un “pseudo prof”? Quelqu’un titulaire du CAPES ou de l’AGREG? Je me marre.

    Ce qui va suivre peut sonner prétentieux, mais il n’en est rien, vous en verrez l’utilité plus bas : j’ai la petite trentaine, un DESS d’anglais obtenu dans l’une des meilleures universités françaises, j’ai été chargé de TD pendant deux ans dans cette même fac (avant de laisser tomber mon Doctorat), puis j’ai travaillé durant trois années comme professeur de littérature aux Etats-Unis. Et surtout, je suis accrédité pour administrer des sessions de TOEIC et de TOEFL, chose très rare et donc très recherchée.

    Question : suis-je un “pseudo prof”, parce que je n’ai pas le CAPES? Quand j’entends les accents et les fautes de la plupart des enseignants, même agrégés, en lycée ou en collège, je m’effondre littéralement de rire.

    Tout ça pour en venir à ceci : Lors de mon retour des Etats-Unis (VISA expiré…), j’ai démarché beaucoup d’entreprises, et ait obtenu pas mal de réponses favorables (en raison de l’accréditation TOEIC / TOEFL). Résultat : les principales boites de formation en DIF (InLingua, Berlitz, etc…) me proposaient du 20 Euros horaire brut. L’entreprise de soutien scolaire tant décriée? 30 Euros net! Alors OUI j’ignore tout de leurs cours à domicile “classique” (je bosse dans leurs bureaux, pour des sortes de stages intensifs), OUI je bosse aussi pour une maison d’édition connue qui me paie le double, mais on reste loin des 12E/h avec des sous-profs non?

    Bien à vous.

  36. DesEsseintes a écrit le 4 avril, 2009 à 19:22

    Oups. Deux grosses fautes dans mon message : “ai”, et “classiques”.

    Une dernière précision : je n’ai jamais passé le CAPES et l’AGREG par choix. Parce que déjà, enseigner les langues et passer sa vie en France, c’est tout bonnement aberrant (beaucoup de titulaires de l’Education Nationale n’ont jamais mis les pieds dans un pays anglophone). Et surtout parce qu’avoir fait cinq années d’études post-bac pour 1500 Euros par mois, très peu pour moi.

  37. Usandivaras a écrit le 4 avril, 2009 à 21:53

    Bonjour,
    D’abord une réponse à l’intention de DesEsseintes (souvenir de Huysmans?) : “12 ou 13 Euros de l’heure en soutien scolaire???? On ne doit pas parler des mêmes organismes non? Je travaille depuis peu pour le leader du marché, et je touche 30 Euros nets par heure dispensée!”
    Eh oui, je travaille aussi pour des leaders du marché, mais il y a aussi des heures payées à 13,75 nets en fonction- me dit-on- du lieu, de la matière et de ce que les parents veulent payer. J’enseigne en français et en philo…J’ai aussi des heures mieux payées mais le maximum pour des élèves de première et de terminale est à 20 euros. Après il y a les adultes et le montant monte un peu (si j’ose dire!). J’ajoute que je ne suis pas capétienne ni agrégée mais seulement titulaire d’un doctorat d’Etat en lettres avec plus de vingt ans d’expérience à l’étranger (Canada) et plus de 5 ans d’expérience chez certains des leaders du marché en soutien scolaire: l’expérience interne n’est même pas reconnue…Sic transit gloria!
    Message second à l’intention de Thierry B.: j’ai aussi l’intention de créer ma structure en donnant des salaires plus justes (basés sur des critères clairs) aux personnes embauchées. Je serais intéressée à échanger sur ce sujet et pourquoi pas à collaborer.
    Cordialement,
    Muriel

  38. Thierry B a écrit le 4 avril, 2009 à 22:04

    bonjour, ce message s’adresse à Muriel, je vous invite à me contacter directement par mail à tbprof92@free.fr
    a bientot

  39. Thierry B a écrit le 4 avril, 2009 à 22:10

    bonjour à tous,
    je crois qu’il faut sortir de l’idée selon laquelle des diplômes sont la condition sine qua non pour etre prof.
    pour ma part, ayant commencé il y a huit ans à donner des cours particuliers, j’ai toujours fait passer le salaire bien apres la joie que me procure ce metier, sachez que jes suis un ancien banquier et que j’ai accepté de diviser mon salaire par trois…
    non le probleme ne se situe pas au niveau du salaire mais de la précarité que suppose une telle activité. J’en ai vécu pleinement pendant huit ans en ne faisant que ca. il faudrait que les organismes qui nous mandatent nous propose une sorte de forfait à la semaine ou au mois. ce qui aurait pour avantage de fidéliser plus le prof et lui permettrait de ne pas courir après le cachet, si l’on peut dire.
    Merci de m’avoir lu, j’atends vos remarques.

  40. Thierry B a écrit le 4 avril, 2009 à 22:18

    en répons à didier, réduire ses marges ne signifient pas forcement etre philantrope. les dinosaures du soutien scolaire ont des frais de structure tellement élevés qu’ils sont obligés de rentabiliser. les petites structures peuvent proposer des conditions plus avantageuses et considerer leurs profs comme des colaborateurs a part entiere et non comme des commissionnaires. une veritable force de proposition, eu égard aux capacités de reflexion dont disposent les profs.
    Amitiés

  41. DesEsseintes a écrit le 4 avril, 2009 à 22:18

    “je crois qu’il faut sortir de l’idée selon laquelle des diplômes sont la condition sine qua non pour etre prof.”

    Nous sommes d’accord.

    A partir de ce postulat, un étudiant en Licence, s’il est passionné et pédagogue, sera aussi bon que vous, que moi, ou que n’importe quel autre intervenant présent sur cette discussion.

    Pourquoi lit-on alors plus haut qu’il faut taper sur des gamins de 22 ans parce qu’ils n’ont qu’une “simple licence” ou peu d’expérience?

    Vous n’avez jamais été jeune? Vous n’avez jamais commencé votre métier?

    Mentalité typiquement française…

  42. Didier Kropp a écrit le 7 avril, 2009 à 19:06

    @ DesEsseintes

    “Beaucoup de titulaires de l’Education Nationale n’ont jamais mis les pieds dans un pays anglophone.”

    En France, on apprend pas aux lycéens à parler une langue étrangère, on essaye de leur apprendre à l’écrire :?

    @ ThierryB

    “Les petites structures peuvent proposer des conditions plus avantageuses et considérer leurs profs comme des collaborateurs a part entière et non comme des commissionnaires.”

    Certes… En supposant des cours (Terminale S) facturés 45 € de l’heure aux familles (ce qui me semble un maximum), en enlevant les charges et la TVA il reste environ 36 €. Supposons que l’intervenant touche 25 € de salaire net.

    C’est mieux que Acadomia & co., c’est moins bien que ce que l’on peut demander en “indépendant”. On peut espérer attirer quelques bons profs. Il va rester 11 € de marge brute.
    Il faut, quand même, vendre pas mal d’heures de cours pour avoir une structure viable.

    Plus tous les emmerdements soucis liés à la gestion d’une boîte, j’ai déjà donné :-)

    Au final, le risque est de dériver vers une entreprise de soutien comme on en rencontre à tous les coins de rue, qui va “vendre du cours” pour faire du chiffre…
    La demande est supérieure à l’offre, on vend de l’étudiant comme “prof”, même s’il ne connaît rien à la matière enseignée…

    Comme je l’ai écrit ailleurs, je n’ai rien contre les étudiants qui passent par ces boîtes pour trouver des cours. Ce que je ne trouve pas normal, c’est la démarche commerciale qui vend n’importe qui pour enseigner n’importe quoi.

  43. Thierry B a écrit le 7 avril, 2009 à 21:37

    En réponse à la remarque selon laquelle certains pensent que les profs sont protégés des lois du marché, il n’en est rien l’offre et la demande existent, il y a donc bien un marché. en plein essor et c’est pourquoi a ce stade il est necesaire de remettre un peu de morale dans tout ce business. Seul un ancien prof étant passé par le soutien scolaire peut s’en charger. A bon entendeur…

  44. DesEsseintes a écrit le 7 avril, 2009 à 23:02

    “Seul un ancien prof étant passé par le soutien scolaire peut s’en charger”

    J’ai ri.

    Sur quoi vous basez-vous pour affirmer de telles choses?

    Sur le ratio nombre d’élèves en classe / nombre d’élèves progressant dans la matière? Les scores de l’Education Nationale sont les pires du marché…

    Sur l’expérience des enseignants? Un titulaire de l’Education Nationale est lâché en région parisienne sans avoir jamais travaillé (comme un étudiant chez Acadomia…)

    Sur les salaires? Je me marre.

    N’oubliez jamais que le soutien scolaire que vous décriez (et que je ne défends d’ailleurs pas) existe en grande partie A CAUSE des lacunes des enseignants que vous louez.

  45. Mickael a écrit le 8 avril, 2009 à 9:40

    Bonjour à tous!

    Je réagirai plus tard aux propos tenus, fort intéressants….
    Bonne journée!

  46. fabrice a écrit le 11 avril, 2009 à 15:07

    @ Mr Kropp: “Certes… En supposant des cours (Terminale S) facturés 45 € de l’heure aux familles (ce qui me semble un maximum), en enlevant les charges et la TVA il reste environ 36 €.”

    Hé hé, certaines petites structures ne paient pas de TVA!!!! Faites chauffer la calculette de nouveau.

  47. Didier Kropp a écrit le 11 avril, 2009 à 16:34

    @ Fabrice

    Les prestations de services à la personne bénéficient d’un taux de TVA réduit (5,5%), soit environ 3 € sur 45 €.
    Donc TVA ou pas, cela ne change pas grand-chose.

    De plus, qui n’est pas soumis à TVA ? Pour moi, les structures personnelles qui ont opté pour un régime fiscal simplifié, et il me semble ne peuvent pas être de ce fait mandataires ou prestataires (à vérifier).

    J’aurais du préciser dans ce commentaire que les charges sociales sur le salaire de l’intervenant sont de 6 € environ si l’organisme est mandataire et opte pour la base forfaitaire. Si l’organisme est prestataire, les charges sociales sont nettement plus importantes et la marge encore plus réduite.

  48. fabrice a écrit le 11 avril, 2009 à 17:11

    Merci pour votre réponse précise (la mienne était plus qu’évasive). Quand je parle des petites structures, j’avais en tête des structures avec locaux (”pignon sur rue”), où les élèves viennent travailler. Ce n’est donc pas du service à la personne. Sur les factures délivrées aux parents, il n’y a pas de TVA (d’après un article de loi dont le numéro m’échappe présentement). Demandons confirmation à Franck (de Nice).

  49. Didier Kropp a écrit le 11 avril, 2009 à 17:39

    Rectification : on peut opter pour la franchise de TVA et avoir des salariés.

    En fait, c’est un choix de gestion. Opter pour la franchise de TVA (si son CA ne dépasse pas un certain montant) peut être intéressant si ses propres charges sont peu soumises à la TVA et si on facture à des particuliers (ce qui est le cas du soutien en centre).

    Cela permet également d’augmenter sa marge si on facture ses prestations HT au même prix TTC que la concurrence (on ne verse pas de TVA), ou d’être moins cher.

    Ceci dit, je ne suis absolument pas un expert en régimes fiscaux :?

  50. Franck a écrit le 11 avril, 2009 à 17:47

    Bonjour Frabrice,

    En effet, les structures telles que la mienne n’ont pas l’obligation d’être soumis à la TVA (comme d’autres services comme la chiromancie, etc…), sauf si elles le désirent (permettant aussi de déduire la TVA sur les achats de matériel ou autres…). Personnellement, le choix a vite été fait! Il y a déjà tellement de charges que j’ai préféré ne pas opter pour.
    Au plaisir de vous lire,

    Franck

  51. Acouphene a écrit le 24 août, 2010 à 14:46

    Personnellement je ne suis pas un “vrai prof” mais j’enseignerais volontiers, si j’en avais l’occasion, dans un domaine lié à mes compétences. Par exemple l’éditorial web. Problème : je ne sais absolument pas à qui m’adresser !…

  52. Didier Kropp a écrit le 24 août, 2010 à 18:14

    @ Acouphène

    C’est un créneau très très pointu. Voyez du côté des web agency.

  53. mutuelle a écrit le 21 octobre, 2010 à 15:33

    Bonjour,
    Je souhaite avoir l’avis de personnes ayant eu récemment recours à sociétés dispensant des cours de soutien scolaire (Acadomia, Complétude, Cours Legendre, Anacours, Domicours, etc)
    Je souhaite plus particulièrement votre jugement sur la qualité des prestations offertes (les points forts, les points faibles), votre avis sur les prix (s’ils sont rebutants ou acceptables).
    Si de surcroît vous étiez en mesure de comparer entre elles ces enseignes, je serai ravi.

  54. Prof indépendant a écrit le 21 octobre, 2010 à 16:17

    Point fort: la marge sympa!

    Points faibles: aucune efficacité. De l’argent jeté par les fenêtres!

    Heureusement, ça se sait et de plus en plus de parents s’en éloignent. Les médias de ce côté là, font bien leur sale travail.

  55. mauricexb a écrit le 24 octobre, 2010 à 10:50

    Bonjour
    Drôle d’endroit pour poser cette question car vous êtes ici sur un fil où interviennent principalement des professeurs indépendants, donc … :D
    Ceci étant nous avons certainement tous eu à faire avec ces structures du moins pour commencer. :oops:
    Il ne faut pas se leurrer, ce qui les intéresse c’est bien sur l’argent. Le choix des intervenants est fait de manière légère, donc on peu considérer qu’il n’y a pas de sélection car aucun regard sur le côté pédagogie.
    Pour résumer et faire court : on ne peut pas parler de qualité d’un de ces groupes mais uniquement de la qualité de tel ou tel enseignant. :?
    Donc il est impossible de juger ces sociétés, elles n’ont aucune action sur le processus éducatif et ne servent qu’à mettre en relation des parents avec des intervenants en exploitant honteusement les intervenants. Ce qui fait que le turn over est énorme, que les intervenants sont surtout des étudiants qui veulent se faire un peu d’argent, qu’il y a quelques intervenants plus âgés mais ces derniers une fois qu’ils auront compris qu’ils sont exploités partiront de ces structures. :evil:
    On ne peut donc comparer ces structures avec des personnes qui ont choisi d’exercer la profession de professeur indépendant et de s’y donner à fond. Ces personnes savent très bien que leur salaire et leur réputation (qui amènera d’autres clients) est fonction de la qualité de leur travail.
    Conclusion : fuyez absolument ces structures (grosses ou petites c’est exactement pareil) !!! 8)
    Cordialement
    mxb

  56. Didier Kropp a écrit le 24 octobre, 2010 à 11:49

    @mauricexb

    En fait, je pense que mutuelle a posté ce message dans le but seul et unique d’avoir un lien vers son site web… un comparatif de mutuelles…

    J’ai supprimé le lien en question.

    Hé oui, une stratégie d’obtention de liens vers son site consiste à repérer les blogs pas trop mal tenus (oui, mes chevilles, ça va :wink: ), disposant d’un PR honorable, et dont les liens des commentaires sont en dofollow (désolé, c’est technique).

    La stratégie bourrin consiste à laisser un com’ du type “Super article”, une stratégie plus fine consiste à laisser un com’ plus construit (comme mutuelle).

    Ma règle est la suivante : j’accepte les liens dans les commentaires si le site en question a un rapport avec le sujet du blog, ou si le site me plaît (site perso original par exemple).

    Je n’aime pas les sites de :
    paris sportifs en ligne, poker,
    locations de voiture,
    p0rn0,
    comparatifs d’assurances,
    comparatifs de crédits,
    …,
    et ce n’est pas limitatif !

  57. mauricexb a écrit le 24 octobre, 2010 à 12:26

    @Didier

    plouf plouf donc :D
    cela ne fait rien, j’ai dit ce que j’en pense (en termes choisis :D :D ).
    merci pour cette expication
    cdlt
    mxb

  58. sarah77 a écrit le 15 novembre, 2010 à 16:02

    Pour ma part étant prof d’anglais j’ai pensée à donner des cours à domicile pour arrondir mes fins de mois, mais habitant en proche banlieue parisienne (à deux pas de mon établissement et bien dé-servis) je m’étais séparé de ma voiture pour économiser: essence entretient et assurance auto

    Par la suite j’ai pue profité d’une initiative de soutien scolaire mise en place par la municipalité à la bibliothèque municipale juste à coté de mon établissement.

  59. Apologue a écrit le 16 novembre, 2010 à 12:12

    La question est ridicule, et drôle.

    De la même façon, on pourrait se demander pourquoi il n’y a pas de manchots dans l’équipe de France de Volley.

    Le soutien scolaire se passe aisément des “vrais” profs, comme vous dites, car ils sont en grande majorité mauvais. De plus, ils sont exigents, et n’ont aucune notion du service.

    Bref, tous les indicateurs démontrent que nous avons en France la pire population d’enseignants d’Europe, qui produisent parmi les pires résultats (avec au passage les plus grands moyens), et vous voudriez qu’ils viennent en plus polluer le soutien scolaire ??!! :lol:

  60. Mickaël a écrit le 16 novembre, 2010 à 19:47

    Oulala Apologue est super remonté. Je suis plus nuancé.

  61. Fabien a écrit le 16 novembre, 2010 à 20:44

    En effet. Si je puis me permettre, ce n’est plus un apologue mais un pamphlet, voire un réquisitoire… une sentence… :wink:

    Je ne pense pas qu’on puisse dire une chose pareille.

  62. Karine a écrit le 20 avril, 2011 à 20:05

    Bonjour à tous,

    est-il possible de communiquer par message privé avec certains d’entre vous pour avoir davantage d’informations?

  63. sophie a écrit le 21 avril, 2011 à 16:31

    Bonjour,

    Faut-il respecter des normes spécifiques (licence, assurance, sécurité) lors de l’accueil de groupe d’élèves en salle (à son domicile ou dans un local professionnel).
    Merci à tous !

  64. Campuzan a écrit le 23 avril, 2011 à 15:38

    Site très intéressant,

    A l’administrateur: bravo!
    Pourrait-on envisager d’avoir des posts dans un ordre chronologique du plus récent au plus ancien :D ?

    Bonne journée à tous!

  65. Didier Kropp a écrit le 24 avril, 2011 à 7:04

    @ Campuzan

    Voyez ceci peut-être
    http://www.cours-de-maths-78.fr/blog/archives/

  66. flo a écrit le 26 avril, 2011 à 9:06

    merci!

  67. Service a domicile a écrit le 10 juin, 2011 à 17:00

    pour les personnes optant pour le statut entrepreneur il sont exonérés de TVA si il ne dépasse pas 32000€ de CA par an.
    Cela permet d’être un peu plus compétitif que les entreprises privées

  68. Sonia a écrit le 5 janvier, 2012 à 14:57

    peut etre aussi à cause du changement dans la population et le comportement des élèves.
    il devient de plus en plus difficile de faire des cours normaux sans faire la police dans sa classe, donc peut que les vrais profs n’ont pas envie en plus de faire la même chose hors heures normales

  69. liselle a écrit le 9 novembre, 2012 à 22:57

    Je suis pas d’accord y’a beaucoup de prof qui donnent des cours particuliers, ça leur permet d’arrondir les fins de mois vu le salaire que leur donne l’Etat

  70. Alain Besancon Dulac a écrit le 4 avril, 2013 à 9:59

    Bravo pour votre blogg qui est un plaisir a decouvrir. Cordialement …!

  71. Ludovic a écrit le 3 mai, 2013 à 21:53

    Bonjour, je déconseille de faire une carrière entière dans ce métier car en réalité en examinant les fiche de paie, vous remarquerez que vous cotisez rien et par conséquent vous n’aurez aucune retraite. C’est bien pour une petite durée

  72. Diplome a écrit le 6 mai, 2013 à 17:28

    Bonjour, je découvre ce site qui m’a l’air génial !
    Etant encore étudiant, je me demandais quels concours étaient nécessaires pour exercer en tant que prof dans le libéral ? Le CAPES ?
    L’agrégation est-elle utile, permet-elle d’augmenter son tarif horaire par exemple ?

    Merci d’avance :D

  73. Didier Kropp a écrit le 6 mai, 2013 à 19:21

    @ Diplome

    Il n’y a aucune condition à remplir pour être prof particulier indépendant.

    La plupart des parents se moquent comme d’une guigne de savoir si l’intervenant a le Capes ou l’agrégation.

  74. Mickaël a écrit le 11 mai, 2013 à 16:53

    Pour rebondir sur l’avis hyper pointu de “ludovic”, voilà ma réaction !
    Tu crois vraiment que cette histoire de retraites par répartition a encore un sens aujourd’hui ? Alors que le Système risque l’implosion avec aujourd’hui 15 000 000 de retraités et 5 millions de chômeurs ?! Et des millions d’immigrés intra europe !
    “La retraite, c’est pas maintenant !”
    La seule chose à faire, c’est de ne penser qu’à sa gueule!Comme les cahuzac et consorts !
    Et sérieusement, pendant que tu es encore assez jeune, un conseil: Barre toi, ce pays est foutu !
    Payer pour les retraités, et ne pas avoir de retraites ?
    Bah voyons !
    On me dit dans mon oreillette que la population espagnole baisse !
    100 000 Français à Québec ! 200 000 à Londres !

  75. R-win a écrit le 9 juin, 2014 à 11:14

    Bonjour

    Je suis professeur de l’éducation nationale et je suis actuellement en collège. Pour moi aujourd’hui LA seule et unique raison qui m’empêche de donner des cours de soutien en dehors de mes heures de cours (car j’ai du temps libre) c’est que je ne sais pas comment le déclarer, comment être dans la légalité.

    Merci de m’aider dans mes recherches. J’ai pu lire à peu prêt tout et son contraire sur internet concernant une activité accessoire pour un fonctionnaire.

  76. sophie a écrit le 9 juin, 2014 à 13:30

    Bonjour R-win,
    il est possible que vous trouviez des réponses sur le site de aide aux profs ou bien sur http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1648.xhtml.
    Cordialement

  77. Anaïs a écrit le 4 juillet, 2014 à 20:41

    Bonjour,

    Je suis bien d’accord avec ce qui est dit sur le soutien scolaire : 13 euros nets de l’heure auxquels s’ajoutent le temps de transport, cela revient à 6.5 euros de l’heure, ce qui n’est effectivement pas cher payé pour avoir au moins une licence.

    De plus, des organismes comme Complétude, Anacours, pour citer ceux-là vous font vous déplacer pour passer des tests, un entretien, remplir un formulaire précisant les matières enseignées, nos disponibilités, vous demandent des papiers administratifs qu’aucune entreprise ne m’avait jamais demandés jusque-là, sont exigeants, pour au final vous dire : “vous n’êtes pas retenue, on n’a pas beaucoup de demandes en ce moment, et nous cherchons un profil de professeur expérimenté”.
    Ayant plus qu’un bac + 3 et ayant montré en plus mes relevés de notes à l’appui, indiquant des notes très bonnes à excellentes dans la matière que je souhaite enseigner, ayant le sens de la pédagogie (cela m’a été rapporté par un autre organisme de soutien scolaire lors d’un échange plus posé), ces organismes ne font que suivre des directives, sans approfondir la connaissance du candidat qui se présente devant eux.
    Alors, malgré tous ces points, je trouve qu’ils se moquent bien de nous. Je veux bien faire appel à des organismes par ci, par là, même si c’est peu payé, mais qui au moins ont et auront l’intelligence de ne pas fonctionner comme des robots.
    Merci pour vos posts qui sont très utiles.

  78. Didier Kropp a écrit le 5 juillet, 2014 à 11:15

    @ Anaïs

    Merci de votre intérêt pour mon site :-)

  79. Anaïs a écrit le 6 juillet, 2014 à 22:04

    De rien Didier.
    Que me conseilleriez-vous pour trouver des élèves en tant que débutante (élèves de primaire et cours d’anglais jusqu’au bac) ?
    En moyenne, un prof particulier fait payer combien le cours d’une heure (déplacement compris) ?
    Enfin, est-ce que les parents peuvent bénéficier de la réduction d’impôt s’ils font appel à un prof indépendant et déclaré ?
    Merci pour vous réponses.

  80. Didier Kropp a écrit le 6 juillet, 2014 à 22:37

    @ Anaïs

    Vous pouvez lire cette série de billets :
    http://www.cours-de-maths-78.fr/blog/category/devenir-prof-independant/ surtout les billets “Trouver des élèves”.
    Il faut tout tenter, les annonces dans les boulangeries, les sites de mise en relation parents-profs, distribuer des flyers dans les boîtes aux lettres,…, il n’y a pas de solution miracle.
    Un site internet bien référencé c’est le top, mais c’est long et pas très simple.

    Les tarifs, si vous êtes auto-entrepreneur, je dirais de 30 € (primaire) à 40 € (secondaire), voire plus.

    Si vous êtes agréée services à la personne, les parents on droit à la réduction d’impôt.

    Ce post de forum http://www.gautier-girard.com/forum/topic/cesu-vers-la-fin-des-cotisations-sociales-au-forfait ne rassemble que des profs indépendants.
    On y parle surtout du cadre juridique et entrepreneurial des cours à domicile. Vous pouvez le lire et y poser vos questions :-)

  81. Anaïs a écrit le 6 juillet, 2014 à 23:35

    Ah ! Très bien ! Je vais consulter les liens que vous me conseiller de lire. Je suis tombée au bon endroit :-)

  82. Anaïs a écrit le 8 juillet, 2014 à 6:29

    Bonjour,

    Voici le site que je viens de mettre en place :

    http://soutienscolaireformation.wordpress.com/

    Qu’en pensez-vous pour un début ?

    Merci par avance.

  83. Didier Kropp a écrit le 9 juillet, 2014 à 17:22

    @ Anaïs

    C’est pas mal :D
    :arrow: Mettez en gros dans le header vous donnez vos cours
    :arrow: “Dispense des cours” ce n’est pas clair comme titre :?

    Les cours par Skype ne sont pas éligibles à une réduction d’impôt.

  84. Sarah BROSSILLON a écrit le 22 juillet, 2014 à 1:33

    Bonsoir,

    Merci, je n’avais pas eu de retour par mail de votre réponse.

    D’accord pour en valeur où je donne des cours ; c’est une bonne idée pour les moteurs de recherche.

    “Dispense des cours” n’est pas très clair ? Je vais y réfléchir.

    Oui, je sais que les cours par Skype ne sont pas éligibles à une réduction d’impôt, mais en tant que professeur particulier, on peut faire bénéficier d’une réduction d’impôt aux parents d’élèves ?

    J’ai voulu m’inscrire sur le forum dont vous m’avez parlé, mais j’ai rencontré des problèmes pour m’inscrire.

    En plus, j’aimerais bien aider les élèves mais qui ont des difficultés d’apprentissage pour des raisons psychologiques ou médicales (handicap, autisme, autre, etc.). Pensez-vous qu’il faut systématiquement un diplôme spécialisé pour cela ?

  85. Didier Kropp a écrit le 24 juillet, 2014 à 10:34

    @ Sarah (ou Anaïs…)

    Pour que les parents bénéficient d’une réduction d’impôt, vous devez être soit être salariée des parents (par exemple en CESU), soit être indépendante et avoir une entreprise déclarée SAP (services à la personne), soit être salariée (ou mandatée) par une entreprise déclarée SAP.

    Vous travaillez me semble-t-il avec une société de portage salarial, et là, vraiment je ne sais pas :?: 8O

    Si vous désirez aider des élèves qui ont des difficultés lourdes, je pense que pour être SAP, et donc faire bénéficier les parents de la réduction d’impôt, il faut un agrément et non plus une simple déclaration. Et ça, c’est du lourd.

  86. mauricexb a écrit le 24 juillet, 2014 à 12:22

    @ Didier et Sarah

    clin d’oeil à Didier :-)

    Je me permets d’intervenir dans votre fil : je donne des cours à des autistes, sans spécialisation reconnue, et cela rentre parfaitement dans le SAP avec déclaration simple. Il faut savoir qu’il n’y a pas UN autisme mais différentes formes d’autisme. Pour ma part actuellement je suis un asperger => pédagogie particulière mais comme dans mes annonces ma recherche va plutôt vers des enfants présentant des difficultés ça me va (bien sûr j’apprécie aussi les enfants sans pb mais si la fainéantise est un pb, alors ce sont tous des enfants à pb lol). Je rejoins Didier mais uniquement en cas d’handicap lourd et de travail avec des organismes spécialisés car tant que nous restons dans la relation parent-professeur pour des cours de soutien même un peu particuliers c’est conforme à notre statut.
    cdlt
    mxb

  87. Sarah BROSSILLON a écrit le 26 juillet, 2014 à 0:50

    Merci de votre réponse,

    Donc, si les parents me demandent si j’accepte les CESU, cela veut dire qu’ils bénéficient de la réduction d’impôts au même titre que s’ils passaient par un organisme scolaire.
    Mais en tant que salarié acceptant les CESU, la couverture sociale n’est-elle pas différente d’un salarié normal ?
    Quant aux CESU, où les parents se les procurent-ils et comment moi, je les convertis en argent ?

  88. Didier Kropp a écrit le 26 juillet, 2014 à 6:40

    @ Sarah

    La couverture sociale est la même.

    Tout ou presque sur le CESU
    http://www.cours-de-maths-78.fr/cesu.php

  89. Didier Kropp a écrit le 6 août, 2014 à 8:41

    @ mauricexb

    Désolé, votre commentaire était dans les spams, je viens de l’y repêcher :-)

  90. Montessori a écrit le 16 juillet, 2015 à 13:34

    Bonjour, intéressant votre billet
    En voyant toutes vos commentaire, j’ai vue que tout le monde se plein sur le montant de salaire lors d’un soutien scolaire.

  91. Cours Particuliers : En Parler à Ses Profs ou Pas ? | Superprof a écrit le 10 novembre, 2016 à 17:58

    [...] D’ailleurs, de nombreux profs ne veulent pas entendre parler du soutien scolaire payant. [...]

  92. Christine Cattoir a écrit le 8 décembre, 2016 à 17:27

    Bonjour !
    je suis arrivée au départ sur votre site en cliquant de fil en aiguille depuis Aide aux profs…
    Je suis professeur, et je ne supporte pas bien les conditions de travail dans l’ÉN. Il y a quelques années, j’avais imaginé une activité qui cumulerait cours particuliers,cours en petits groupes, cours en ligne (par webcam), propositions de sujets de devoirs avec corrections de copies… J’ai laissé tomber d’abord, parce que je croyais que c’était impossible. Comme je ne savais pas qu’il existait des profs qui vivaient de cours particuliers, je croyais inventer un métier (il fallait que je sorte tout de ma petite tête !) Depuis, votre site est connu, j’ai découvert que d’autres avaient eu cette idée et en vivaient (donc, qu’elle n’était pas idiote a priori…)
    Je suis en train de songer à me lancer, j’ai fait un site (bon, je case un lien, mais surtout, si quelqu’un veut donner un avis, je suis preneuse !)
    Je vous remercie pour ce blog, ça donne plein d’idées, et ça m’encourage…
    Pour le moment, mon site étant inconnu, je n’ai trouvé des cours que par annonces sur des sites spécialisés…
    Je me demandais aussi s’il ne serait pas utile, en attendant d’avoir ma propre clientèle, de proposer mes services à des organismes spécialisés, qui me paieraient peu, mais ce serait mieux que rien, si dans un premier temps je n’ai pas de demandes… pour l’instant, je n’ai encre que quatre élèves !

  93. Didier Kropp a écrit le 16 décembre, 2016 à 12:50

    Bonjour,

    Vous pouvez lire ce sujet de forum et y poser toutes vos questions :
    http://www.gautier-girard.com/forum/topic/cesu-vers-la-fin-des-cotisations-sociales-au-forfait

    Bonne journée

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:D :-) :( :o 8O :? 8) :lol: :x :P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: :wink: :!: :?: :idea: :arrow: :| :mrgreen: