Vraisemblablement suite au (relatif…) succès de ce blog, je suis souvent contacté par des personnes qui me demandent des conseils pour devenir prof indépendant.

J’ai par conséquent décidé d’écrire une série de billets qui seront consacrés à cette activité professionnelle : le marché des cours particuliers et du soutien scolaire, quel statut choisir, comment se faire connaître pour trouver des élèves,…

Ce billet, premier de cette série, va tenter d’apporter quelques données factuelles et éléments chiffrés relatifs au marché du soutien scolaire : quelle demande, et quel marché en terme de chiffre d’affaires global.

Les attentes des parents

La réussite scolaire, première préoccupation des parents

C’est en tout cas ce que montre une enquête TNS-Sofres de 2004(1) : 53% des parents d’enfants de 10 à 16 ans citent la réussite scolaire comme première de leur préoccupation.

La situation a-t-elle évolué depuis 2004 ?

Chômage de masse, précarité grandissante, crise écologique, “diplômite” voire “sur-diplômite”,…, et plus généralement un sentiment diffus de perte de confiance dans l’avenir restent au cœur des préoccupations.

Face à ce constat, force est de constater que pour beaucoup de parents, la réussite scolaire et sa conséquence première, à savoir un “bon” diplôme, semble la meilleure solution pour assurer à leurs enfants un avenir sinon radieux du moins pas trop sombre.

Le soutien scolaire, solution pour déjà près d’un parent sur deux ?

Que ce soit la suite de l’enquête TNS-Sofres(2), ou un sondage CSA/La Croix/UNAPEL de 2005(3), plus de 40% des personnes interrogées déclarent avoir déjà fait appel à du soutien privé.

Et ces mêmes enquêtes montrent que 75% des personnes interrogées sont prêtes à y recourir si leur enfant rencontre des difficultés scolaires.

On notera qu’une enquête IFOP(4) fait quant à elle état de 15% de parents ayant déjà eu recours au soutien scolaire.

Le secteur économique du soutien scolaire manque de données fiables; ainsi, on évalue entre 850.000 et deux millions le nombre d’élèves concernés.

Le soutien scolaire, en quelles classes, dans quelles matières, pour quel objectif ?

Le rapport du sociologue Dominique Glasman “Le travail des élèves pour l’école en dehors de l’école”(6) établi en 2004, l’avis du Haut conseil de l’évaluation de l’école(7) à propos de ce rapport, ainsi que la Lettre de l’Institut National de Recherche Pédagogique “Le soutien scolaire entre éducation populaire et industrie de service”(5) établissent que la demande de cours particuliers est d’autant plus importante que l’on se rapproche des niveaux où se décident les examens et les grandes orientations.

Combinés avec l’enquête IFOP(4), on peut estimer que le soutien scolaire concerne d’abord les lycéens (50%), puis les collégiens (40%) et enfin le primaire (10%).

En ce qui concerne les disciplines pour lesquelles les élèves prennent des cours, les maths se taillent la part du lion (la moitié des cours), puis les sciences physiques et les langues vivantes.

Le français reste néanmoins important au collège.

Quant aux attentes des parents, l’amélioration des notes, la préparation aux examens (bac) et la recherche de l’excellence tiennent le haut du pavé.

L’aide aux devoirs

Il existe une demande forte des parents, peu ou pas soulignée dans les enquêtes, en terme d’aide aux devoirs, c’est d’ailleurs dans ce sens qu’il convient à mon avis d’analyser les chiffres relatifs au soutien scolaire à l’école primaire.

L’objectif est moins d’enseigner à domicile une matière précise que d’aider l’enfant (en primaire ou jeune collégien) à faire ses devoirs, voire d’aller le chercher à la sortie de la classe.

En résumé : une demande forte en maths et en langues étrangères dans l’objectif du bac

En synthétisant les données disponibles, la demande la plus forte se situe au lycée (bac et dossiers d’admission dans les filières post-bac obligent), et ce pour les matières réputées les plus sélectives, à savoir les maths, les sciences physiques et les langues étrangères.

Le marché du soutien scolaire

Un marché annuel de 2,5 milliards d’euros dont 80% d’économie souterraine

On trouve ce chiffre dans le rapport 2007 du groupe Xerfi(8) consacré au marché du soutien scolaire; d’autres études font état d’un marché qui ne serait “que” de un milliard d’euros.

Si il semble que l’on éprouve des difficultés à estimer le montant annuel global de ce marché, toutes les études et tous les rapports, qu’ils soient consacrés au soutien scolaire ou plus généralement aux services à la personne, s’accordent pour estimer à 80% la part d’économie dite “souterraine” - en clair, le paiement en espèces non déclaré des prestations.

Qui bénéficie des 20% déclarés ? Rapports et études se focalisent sur les organismes de soutien scolaire, ignorant les “indépendants” (salariés en CESU, autoentrepreneurs, gérants de sociétés unipersonelles, professions libérales,…), qui, il est vrai, sont assez peu nombreux à exercer la profession de “Prof particulier indépendant”.

Certains articles de presse qui reprennent ces études sans connaissance particulière du marché, certains dossiers de presse d’organismes de soutien scolaire, font d’ailleurs de douteux amalgames entre “payé au noir” et “particulier”.

Les SAP (Services À la Personne) dopés par l’État

La loi du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne comportait plusieurs dispositions qui ont donné un considérable coup de fouet à ce secteur économique : création du nouvelle fenêtreCESU (extension du système “chèque emploi service”), et dispositions fiscales intéressantes (taux réduit de TVA à 5,5 % et réduction d’impôt égale à 50 % des dépenses engagées pour l’emploi d’un salarié à domicile).

On pourra consulter à propos des SAP deux imposantes et extrêmement intéressantes études sur les services à la personne : un rapport de 2005 du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale(9) et un rapport de 2007 du Conseil Économique et Social(10).

Les multiples données que l’on peut trouver sur le site de l’nouvelle fenêtreAgence Nationale des Services à la Personne conduisent à une estimation d’un chiffre d’affaires 2008 de 16 milliards d’euros réalisé par 15.000 structures agréées.

Il ne faut pas se leurrer à propos de cet “agrément par l’État” : l’agrément simple qui concerne entre autres les entreprises de soutien scolaire est délivré a minima, a priori, purement déclaratif, et ne peut renseigner en rien sur la qualité du service rendu - voir mon billet relatif au Soutien scolaire agréé par l’État.

Un marché en croissance régulière

Les études s’accordent sur un chiffre de croissance annuelle globale du marché de l’ordre de quelques pour cent par an, de 2 à 5, selon les sources; les organismes de soutien scolaire connaissant eux une croissance à deux chiffres.

On peut expliquer aisément ce phénomène par l’augmentation des prestations déclarées au détriment des cours payés “au noir”.

Références

  1. nouvelle fenêtreEnquête TNS-Sofres de 2004 : Les Français et le soutien scolaire (1ère partie)
  2. nouvelle fenêtreEnquête TNS-Sofres de 2004 : Les Français et le soutien scolaire (2ème partie)
  3. pdfSondage CSA/La Croix/UNAPEL de 2005 : L’accompagnement scolaire
  4. pdfÉtude IFOP/Acadomia de 2005 sur le soutien scolaire
  5. pdfLe soutien scolaire entre éducation populaire et industrie de service
  6. pdfLe travail des élèves pour l’école en dehors de l’école
  7. Avis du Haut conseil de l’évaluation de l’école : Non disponible
  8. pdfLe marché du soutien scolaire
  9. pdfLes services à la personne
  10. pdfLe développement des services à la personne

Lien vers tous les billets de la série “Devenir prof indépendant”

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26 Réponses à “Devenir prof indépendant (I) : étude et analyse de la demande et du marché du soutien scolaire et des cours particuliers”
Vos réflexions sont les bienvenues !

  1. Didierk sur Blogasty a écrit le 7 juin, 2009 à 19:10

    Retrouvez cet article sur Blogasty …

    Vous aimez cet article? Votez pour lui sur Blogasty …

  2. Devenir prof indépendant (I) : étude et analyse de la demande et du marché... a écrit le 7 juin, 2009 à 21:34

    [...] Devenir prof indépendant (I) : étude et analyse de la demande et du marché du soutien scolaire et…www.cours-de-maths-78.fr/blog/2009/06/prof-independant-deman… par DidierrK il y a quelques secondes [...]

  3. Fabien a écrit le 8 juin, 2009 à 9:33

    Bonjour,

    Je suis un ancien cadre du privé (études à sciences-po et à l’ehess) et j’envisage de me réorienter vers le métier d’enseignant indépendant. Liberté oblige… et surtout parce que le niveau de stress et nettement moins élevé que dans mon ancienne branche.

    Je souhaite enseigner le français, l’anglais (étant parfaitement bilingue) et la philo. Le marché permet-il de vivre normalement en enseignant ces matières, sachant que je vis désormais en province dans une grande ville (Nice).

    Si vous êtes prof dans ces disciplines, merci de m’apporter vos témoignages.

    Merci à Didier Kropp pour son blog qui me donne déjà beaucoup d’informations et pour tous ses conseils.

    Fabien.

  4. Gabrielle a écrit le 8 juin, 2009 à 10:38

    Bonjour M. Kropp,
    Je suis co-responsable du hub “cours à domicile-soutien scolaire” sur viadeo où je n’ai pas manqué de faire la promotion de votre blog. Votre article est très intéressant, je l’ai mis en lien dans la rubrique “Informations” du hub :
    http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=00211kymthh6rou9&forumId=002gkhhz3iufzkp&threadId=00227yo2hhgyzcn9#973418

    Merci de donner des pistes sur ce métier peu représenté en tant que vrai choix professionnel.

  5. Devenir prof indépendant (I) : étude et analyse de la demande et du marché... a écrit le 8 juin, 2009 à 12:41

    [...] la suite : Devenir prof indépendant (I) : étude et analyse de la demande et du marché du s… Cet article est sur : Prof [...]

  6. Didier Kropp a écrit le 8 juin, 2009 à 21:46

    @ Gabrielle
    Merci pour le lien sur Viadeo. Je vais essayer de m’intéresser un peu plus à ce réseau social…

    @ Fabien
    Vous pouvez très certainement élargir votre offre en y incluant de la “méthodologie”, pour les lycéens en section ES par exemple.

    En effet, beaucoup d’élèves rencontrent des difficultés en économie (et également en histoire-géo).
    En éco, on leur demande par exemple de faire une dissertation : élaborer une problématique, argumenter, et surtout rédiger en construisant un plan adapté et cohérent, tout ceci leur posant de gros problèmes.

    Vu votre formation en sciences sociales, vous êtes à mon avis très bien placé pour apporter un soutien à ces élèves. La demande existe…

  7. Fabien a écrit le 8 juin, 2009 à 23:01

    En effet.

    Je sais pour avoir donné quelques cours d’histoire-géo à une élève de terminale ES que la méthodologie pose de gros problèmes.

    Bien souvent, cela représente plus de difficultés que la discipline elle-même (tout comme l’orthographe d’ailleurs !). C’est aussi le cas en philosophie.

    Je pense mettre bientôt en ligne un site internet pour proposer mes services et mieux me faire connaître. Il est possible d’y ajouter un cours de méthodologie recouvrant l’ensemble de ces disciplines (histoire-géo, économie, philosophie et français).

    Il faut dire que les méthodes des principaux exercices du bac (dissertation, commentaire de texte, invention…) ne sont quasiment jamais abordées en cours, ou très peu. D’où une grande détresse des élèves face aux sujets.

  8. francoise a écrit le 15 juin, 2009 à 9:00

    Merci pour ces informations, qui recoupent mon intuition. Je me reconvertis actuellement dans cette branche après un parcours dans la presse et les besoins sont énormes. Au-delà des matières enseignées, on doit aussi rassurer ados et parents… d’où un volet “écoute” important.

  9. Eloïse a écrit le 25 juin, 2009 à 9:58

    Merci beaucoup pour ce billet qui répond exactement à certaines de mes interrogations. Je vais continuer à parcourir votre blog, pour en apprendre un peu plus.

  10. Didier Kropp a écrit le 26 juin, 2009 à 6:26

    Merci de vos commentaires et de votre intérêt pour ce blog :wink:

  11. Véronique a écrit le 27 juin, 2009 à 0:52

    @ Didier Kropp

    Je voudrais tout d’abord saluer votre initiative d’avoir créé ce blog. Excellent ! vraiment ! :D

    J’ai lu avec attention vos articles et billets, à tel point que je viens de m’inscrire pour avoir un suivi des contenus et que me voici à participer aux commentaires.

    Un grand merci à vous pour vos conseils !

    @Fabien

    Egalement ancienne cadre du privé (Marketing / Communication / Relations Presse dans le secteur “High Tech” - en entreprise et en agence), je souhaite vous apporter mon témoignage sur ma récente expérience de “professeur” de soutien scolaire à domicile.

    Le marché de l’emploi étant plus que défavorable pour un “profil” comme le mien, j’ai décidé fin 2008 de rebondir sur ma formation initiale en langues étrangères (licences d’Anglais et d’Espagnol) et sur mon acquis professionnel en Marketing & Communication et en Français pour enseigner ces matières qui ont fait mon quotidien à l’écrit et à l’oral pendant 25 ans.

    Comment ? d’abord par la voie dite classique, en postulant à des organismes plus ou moins connus sur ce vaste marché … Pour ne pas les citer : Legendre et Profadom (même société), Complétude et Keepschool.

    J’ai donc enseigné cette année à des élèves de Collège, Lycée et Bac+1, qu’ils soient dans une filière générale ou plus spécialisée (exemple : pour des Terminales STG-STI : le marketing = la mercatique).

    Inutile de dire qu’au-delà d’expliquer la matière elle-même, il est nécessaire voire indispensable, comme vous l’avez déjà expérimenté, d’apporter aux élèves des méthodes de travail, de faire des exercices d’application bien concrets (souvent négligés) et de leur inculquer une organisation disciplinée pour qu’ils croient en leur potentiel de réussite.

    Sur la question du coût pour les familles, beaucoup estiment plus que prohibitifs les frais d’inscription et de cours malgré la déduction fiscale de 50% (exemple : l’heure de cours payée 38 à 40 Euros à l’organisme, qui rétrocède “généreusement” 17 € pour le prof ! :( ). En moyenne donc, plus de 50 % de marge pour ces organismes. Sympa le ratio !! On ne fait pas de pub radio ou TV sans budget !!!….

    A la demande d’un nombre croissant de parents, je suis donc passée peu à peu à une rémunération par les chèques emploi service. (voir les explications très claires de Didier).

    Je dois avouer que la formule “chèques” est beaucoup plus souple et efficace que la formule “tickets” (comme les tickets Resto qu’on a connus en entreprise).
    Pour les premiers, crédit direct sur votre compte bancaire en 48 h, alors que pour les seconds, il faut parfois attendre 15 voire 20 jours, dédale administratif oblige …

    Bref, c’est une activité passionnante que je vais activement poursuivre car elle allie contacts humains et liberté d’organisation de son temps. Seul bémol, on en vit (très) modestement via les organismes …
    Seule solution, proposer une offre de services professionnelle (comme salarié CESU ou en indépendant) qui réponde aux besoins énormes qui s’expriment aujourd’hui.
    C’est ce à quoi je vais m’atteler dès maintenant ! :-)

    Bien à vous,

  12. Fabien a écrit le 27 juin, 2009 à 9:49

    @ Véronique,

    Je suis bien d’accord avec vous : travailler pour des organismes n’est pas la solution, même pour des étudiants. C’est pourquoi je vais me lancer en indépendant salarié CESU moi aussi. Les besoins sont énormes, en effet, et l’offre bien modeste.

    Reste à savoir communiquer pour trouver des clients/élèves. Mais avec les outils à disposition : sites spécialisés, presse, petites annonces, voire création de son propre site…, cela ne me semble pas impossible. Je crois que ce sera le sujet du prochain article de Didier d’ailleurs.

    Merci pour votre témoignage qui me conforte dans cette voie.

    Fabien,

    P.S: décidément, bien sympathique ce blog…

  13. Didier Kropp a écrit le 27 juin, 2009 à 10:33

    @ Tous

    Fabien a écrit : Je crois que ce sera le sujet du prochain article de Didier d’ailleurs.

    Le tout prochain, non :-) mais les prochains billets de la série “Devenir prof indépendant”, oui :wink:

  14. Fabien a écrit le 27 juin, 2009 à 10:58

    Ah pardon. Je crois que je prends mes désirs pour des réalités :wink:

  15. lelievre a écrit le 11 juillet, 2009 à 15:42

    bonjour
    auto entrepreneur en parallèle d’un mi-temps, je me suis vue le fameux agrément refusé pour la simple raison que la formation peut inclure plusieurs personnes! je dois donc modifier mon APE (définition de mon emploi).alors que j’ai déjà siret et siren…

    Une dame qui me demande info sur info par mail, courrier et téléphone ne m’a toujours pas donné l’agrément. alors pas si facile… j’ai été trop franche aussi de dire que je “pourrais” travailler en entreprise, elle m’a cataloguée “coach” :?: !!!!
    je commence mon activité soit avec des CESU (merci l’état et ses chéquiers de 200 euros, j’attends que les parents les utilisent :lol: )soit auto entrepreneur selon le mode paiement en attendant l’agrément…(immense dossier à remplir avec CA à deviner avant même d’avoir commencé et elle ne comprend pas que je n’ai pas travaillé: accord auto-entrepreneur le 29 mai 2009, un peu tard pour les conseils de classes et les cours particuliers de dernière minute!): les profs on ne travaillent pas elle devrait savoir :mrgreen:

    Seul hic, les parents ont du mal à ‘lâcher’ plus d’argent avec les cotisations des CESU même si cela leur reviendra moins cher plus tard, et encore il faut être imposable. Voilà le genre de réponse que j’ai.

    Mais je m’accroche pour la rentrée et espère avoir l’agrément ( 2 mois de délai et là je n’ai pas tous les papiers pour ma copine) uniquement pour les 50% d’impôts! bon courage :wink:

  16. fabrice a écrit le 12 juillet, 2009 à 13:19

    @ lelievre: Dommage que vous ayez déclaré votre AE avant d’obtenir l’agrément; et pourquoi avoir dit que vous pourriez travailler en (avec l’) entreprise: la notion d’exclusivité - soutien à domicile ou formation en entreprise si j’ai bien compris - interdit cette double activité. Mais je n’ai pas approfondi, il paraît qu’il existe des exceptions. Bonne continuation.

  17. lelievre a écrit le 12 juillet, 2009 à 15:47

    bonjour
    Je suis en AE déclarée “formateur” donc pas le droit aux cours particuliers donc pas d’agrément. Mes cours particuliers sont faits avec CESU en dehors de l’AE.

    J’ai déclaré “formation” ce qui sous-entend “avec” entreprise lors de mon inscription en tant qu’auto- entrepreneur, voilà le soucis. J’ai refait une demande pour seulement changer le titre. L’agrément m’est refusé car je risque de travailler en entrepise et non plus exclusivement à domicile (je voulais cumuler les 2). La seule différence si je n’ai pas l’agrément est que les particuliers ne bénéficieront pas de 50% de “crédit d’impôts” (différent de déduction fiscale à laquelle ils ont aussi droit).

    On peut être AE et travailler chez les particuliers ET avec entreprises sans agrément mais avec il faut un SIRET qui m’a été accordé sans problème en déclarant “cours et formation”. Seul l’agrément pose soucis, être AE est bien plus simple à justifier et déclarer et on est libre de travailler où l’on veut, ce qui est demané lors de l’inscription (local ou non?); c’est comme les assistances informatiques: elles ont lieu chez les gens ou au travail de ceux-ci!
    J’espère être plus claire:P
    Je devrais jongler avec mon AE si je travaille avec les entreprises et l’agrément (CESU ou autres) chez les particuliers, à moi de tenir mes comptes pour mes déclarations.

  18. Rollin J-Y. a écrit le 10 novembre, 2009 à 12:11

    DEMANDE de soutien en MATH

    Je suis tuteur (soutien scolaire). J’ai une DEMANDE que je ne pourrais PAS traiter:

    Soutien en MATH, élève de Terminale S, lieu: 92150 SURESNES, quantité: 2 à 4 heures par semaine.

    Tarif horaire net, en €: 22 (discutable).

    J-Y.

    Me contacter par tél (06 1943 4965) ou mél ( scolaire75@aol.com ) ou via la messagerie interne de Viadeo.

  19. Mélanie a écrit le 23 mars, 2014 à 14:50

    Bonjour, je me suis mise à mon compte (CESU au départ puis entreprise individuelle) depuis maintenant 5 ans et franchement je ne le regrette pas un instant.

    Vu les demandes croissantes, je constate que le marché a explosé depuis le début des années 2000, aidé bien entendu par Internet (comme en témoigne cet article de 2007 sur l’évolution du marché : http://www.ooyakwa.net) mais également par le nombre fleurissant des organisme de cours de soutien qui faut bien le dire sont très eclectiques.

    En tout état de cause, merci M. Kropp pour votre blog truffé d’infos utiles sur notre métier que je consulte régulièrement !

  20. Claire a écrit le 14 janvier, 2015 à 22:02

    Bonsoir Mélanie, je voulais vous demander si vous parveniez à vivre de votre activité indépendante chaque mois ? Si oui, combien d’élèves avez-vous et à quelle fréquence ? Je souhaite me lancer également dans le soutien scolaire et démissionner mais je m’interroge sur la possibilité de vivre uniquement de cela. Et avez-vous un bureau que vous louez ou travaillez-vous de chez vous (pour la démarche marketing et le développement de votre entreprise) ? J’aurais d’autres questions à vous poser mais ne veux pas vous inonder !… Et oui, merci à M. Kropp pour son initiative qui aide beaucoup de monde…

  21. Claire a écrit le 31 janvier, 2015 à 9:08

    N’ayant pas de nouvelles de Mélanie depuis mon message du 14 janvier 2015, mes questions sont ouvertes à d’autres s’ils veulent bien y répondre… Merci

  22. louis a écrit le 1 février, 2015 à 18:17

    Bonsoir Claire,En quelle(s) matière(s) souhaitez vous donner des cours? S’il s’agit de matières purement littéraires, je peux vous dire que cela sera trés difficile d’en vivre. J’ai adoré donner des cours de langues étrangères mais je n’aurais pas pu en vivre. cela arrondissait mes fins de mois. Dans les matières scientifiques, en vivre, est davantage envisageable. Sachez toutefois que vous partez à l’aventure et que vous n’aurez aucune garantie d’emploi!!!!Je vous conseille de bien réflêchir avant de démissionner et de vous lancer dans cette aventure. J’espère que vous aurez d’autres réponses. Vous savez, les familles ne souhaitent pas en général énormément d’heures par semaine (du moins en anglais) et puis les annulations ou reports d’heures sont quand m^me monnaie courante (maladies, activités extra scolaires, vacances, etc…)/ reflechissez bien. Je vous invite plutôt à regarder les cours particuliers comme un complément. Bonne chance.

  23. Didier Kropp a écrit le 1 février, 2015 à 20:00

    @ Claire

    Tous les profs indépendants que je connais ont leur bureau chez eux.

    Et oui, on peut en vivre, et comme dit Louis nettement plus facilement en donnant des cours de maths que des cours de lettres (même si c’est possible, il faut élargir l’offre).

    N’hésitez pas à poser des questions, vous pouvez également lire ce sujet de forum :
    http://www.gautier-girard.com/forum/topic/cesu-vers-la-fin-des-cotisations-sociales-au-forfait

  24. Patrick a écrit le 2 février, 2015 à 14:31

    J’enseigne les lettres et la philosophie et j’ai 22 élèves par semaine à 80 euros le cours (de deux heures). On en vit très bien !

  25. Fany a écrit le 9 mars, 2015 à 15:10

    Bonjour,
    Merci pour toutes ces infos, bravo pour votre blog monsieur Kropp. Je cherche un renseignement: je suis prof d’anglais éducation nationale, actuellement en dispo pour convenances personnelles depuis trèèès longtemps. J’envisage de me lancer en tant qu’indépendante, je me demande si je dois prévenir et/ou demander l’autorisation de l’administration.
    Je vais egalement me résoudre à réintégrer l”EN en septembre, à temps partiel. Mon activite d’indépendante, si elle décolle, deviendrait alors activité complémentaire. Pensez vous que je m’expose à des difficultés en ce qui concerne la paperasse? Y a t il parmi vous des profs EN en activité ou en dispo qui ont eu maille a partir avec le rectorat au moment de se lancer?
    Tous les renseignements/avis/témoignages sont les bienvenus. :D
    Merci à tous
    Fany

  26. Didier Kropp a écrit le 10 mars, 2015 à 8:17

    @ Fany

    Merci de votre intérêt pour mon blog.

    Vous pouvez peut-être contacter ces profs indépendants qui ont commencé par être prof à l’EN :
    http://www.objectifs-sciences.fr/
    http://www.cours-particuliers-maths28.com/

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