Capital octobre 2010Dans son numéro d’octobre 2010, le magazine nouvelle fenêtreCapital a enquêté sur les services à la personne, en faisant appel à des sociétés spécialisées.
L’enquête a consisté à faire réaliser une prestation (aide ménagère, garde d’enfants, dépannage informatique), ou à tester les procédures de recrutement (soutien scolaire).


Bilan de l’enquête sur le recrutement des intervenants par les sociétés de cours particuliers : globalement, manque de sérieux et publicité mensongère. Les lecteurs réguliers de ce blog ne seront sans doute pas étonnés… :wink:

Cliquez sur les imagettes pour les agrandir :

Page 1 de l'enquête de CapitalPage 2 de l'enquête de Capital


En résumé :

  • Recrutement par téléphone sans vérification de diplôme pour enseigner les maths en classe préparatoire aux grandes écoles.
  • “Bon pour le service” pour donner des cours particuliers de maths jusqu’en Terminale S en ne connaissant pas le théorème de Pythagore, enseigné dès la classe de 4ème.
  • Intervenant en langue étrangère recruté par une personne ne parlant pas un mot de la langue étrangère en question.
  • Publicité “Nos enseignants ont le niveau bac + 3 minimum” mensongère, entamer son année de licence suffit pour être “prof”.

On aurait pu croire que suite au reportage de Canal +, au reportage d’Envoyé spécial, aux divers autres reportages (le business très juteux du soutien scolaire, arnaque au soutien scolaire,…) les sociétés fassent les efforts qu’elles promettent, et bien non, ça continue.

Après tout, la demande est supérieure à l’offre, la publicité fait miroiter monts et merveilles, le business marche bien, pourquoi les sociétés de soutien scolaire se fatigueraient-elles ? :?

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8 Réponses à “Capital : enquête sur le soutien scolaire”
Vos réflexions sont les bienvenues !

  1. Didierk sur Blogasty a écrit le 30 octobre, 2010 à 18:18

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  2. Une enquête sur le soutien scolaire par le magazine Capital a écrit le 30 octobre, 2010 à 18:20

    [...] Une enquête sur le soutien scolaire par le magazine Capitalwww.cours-de-maths-78.fr/blog/2010/10/capital-enquete-soutie… par DidierrK il y a quelques secondes [...]

  3. Arnaud a écrit le 30 octobre, 2010 à 19:19

    Ah ! Toujours à charge, hein ?
    Je n’ai pas de sympathie particulière pour les boites de soutien scolaire, mais il arrive parfois un moment où les accusations contenues dans ces reportages font un peu rigoler.

    Le journaliste qui a joué le rôle du candidat est diplômé HEC, et il a réussi ?
    Que diantre, ces gens-là sont justement formés pour s’adapter rapidement à toute situation.
    Je serais plus intéressé si on me disait que quelqu’un qui a raté deux fois son BEP carrosserie automobile arrive à se faire recruter.

    “Le bulletin de casier judiciaire n° 3 n’a qu’un intérêt limité.”
    Certainement, c’est sans doute pour cela que c’est le seul des trois qui peut être communiqué à une personne (physique ou morale) de droit privé, sans doute pour ne pas empêcher de travailler quelqu’un qui aura un jour commis un vol dans un supermarché ou dit un truc pas gentil au Président de la République.

    “Les documents ne sont pas vérifiés tout de suite.”
    C’est dommage, mais toute l’économie marche comme ça de nos jours, et quand quelqu’un lève le doigt pour dire “attendez, il nous manque tel document”, on le traite de rond-de-cuir gratte-papier.

    Je trouve que ces exagérations dans la critique (peut-être pour partie destinées à remplir l’article) ne servent pas l’essentiel du message : les opérations de recrutement chez les ténors du marché sont dans l’ensemble réalisées par des personnes qui ne sont pas elles-mêmes en mesure de vérifier les compétences recherchées, et ce pour une raison simple : il y a généralement un chargé de recrutement par agence, en tout cas en dehors de Paris.
    Il leur serait pourtant simple d’imaginer que des chargés de recrutement spécialisés par discipline soit dépêchés au moins une fois par mois dans chaque agence afin de procéder au contrôle des connaissances.

  4. Didier Kropp a écrit le 31 octobre, 2010 à 9:03

    @ Arnaud

    Ton commentaire s’était retrouvé dans les spams, j’ignore vraiment pourquoi. Je l’y ai déterré :)

    Le recrutement dans les grandes sociétés de soutien scolaire doit se faire vite, très vite. Le client téléphone, le commercial lui répond que oui bien sûr ils ont un prof, et ensuite il part à sa recherche dans le vivier des intervenants inscrits.

    Un client auquel on ne peut pas proposer très rapidement quelqu’un va aller ailleurs, c’est la loi du marché…

    Ceci pour dire que faire un recrutement “sérieux” une fois par mois, commercialement ils ne peuvent pas; c’est vraisemblablement cette pression commerciale qui explique pas mal de dérives; et au final ce sont certains parents qui peuvent être grugés.

  5. Enquête sur le soutien scolaire | Digg-like Coup de Buzz a écrit le 31 octobre, 2010 à 12:35

    [...] Le magazine d’informations économiques Capital a mené une enquête sur les méthodes de recrutement des intervenants par les sociétés de soutien scolaire. Résultat : cela manque singulièrement de sérieux… comme par exemple être recruté pour donner des cours particuliers de maths en terminale S sans connaître le théorème de Pythagore. Lire l’article Capital enquête sur le soutien scolaire. [...]

  6. mutuelle a écrit le 18 janvier, 2011 à 17:45

    Merci pour ce partage, magazine sérieux et régulier niveau qualité.

  7. Photographe Bordeaux a écrit le 9 juin, 2011 à 0:51

    merci pour ce partage !

  8. qtwatch a écrit le 11 janvier, 2013 à 8:09

    comme par exemple être recruté pour donner des cours particuliers de maths en terminale S sans connaître le théorème de Pythagore. :D :D

Les commentaires sont clos.