Voici le dernier (?) billet de cette série de billets “Devenir prof indépendant”, qui semblerait-il a été à l’origine de quelques vocations, ou les a confortées :wink:

Je reçois très régulièrement des mails de demandes d’informations sur mon métier. Je me suis inspiré des questions que l’on me pose souvent pour écrire ce billet.

Combien puis-je espérer gagner ?

Je n’ai (évidemment) pas de réponse précise, une règle empirique consiste à :

  • Estimer le nombre d’heures que vous pouvez faire par semaine (par exemple 30).
  • Multiplier ce nombre par votre tarif horaire (par exemple 900 € si vous demandez 30 € de l’heure).
  • Multiplier ce résultat par 25, ici 22.500 €. Vous avez une estimation de vos revenus annuels.

Pourquoi 25 ? On ne travaille pas 52 semaines par an, les semaines ne sont pas toujours complètes; si on additionne les vacances scolaires, les jours fériés, la fin du soutien mi-juin (voire début juin), les cours annulés (maladie, journée d’appel, sortie au lycée, cours de conduite, bac blanc,…),.., l’estimation me semble raisonnable.

On peut évidemment bien sûr travailler le 1er mai, pendant les vacances d’été, le soir jusque 23h; comme on peut ne pas travailler le samedi.

Multipliez par 30 si vous êtes optimiste, par 20 si vous êtes pessimiste (ou si vous ne désirez pas travailler beaucoup).

Ne proposez pas des tarifs trop bas

On peut être tenté par le raisonnement suivant : “Dans la matière que j’enseigne et dans ma zone géographique, les organismes de soutien scolaire facturent 35 € de l’heure aux familles. Donc si je propose 20 € de l’heure charges sociales comprises si je suis salarié CESU (donc 14 € de l’heure) ou 20 € net de l’heure si je suis auto-entrepreneur, j’aurai plein d’élèves et je gagnerai quand même bien ma vie.”

Prix bas = basse qualité

Le prix d’un bien ou d’un service traduit généralement son niveau de qualité, réel ou simplement perçu par le client potentiel.

Bien sûr, ce n’est pas aussi simple; mais c’est une des règles de base du marketing.

N’oubliez pas que le soutien scolaire n’est pas un produit de consommation courante : il est destiné aux enfants, et en tant que parent on veut leur donner le meilleur.

Vous achèterez en grande surface de la moutarde premier prix, ferez-vous la même chose lorsqu’il s’agira de choisir des céréales pour le petit déjeuner de votre enfant ? Ou même, achèterez-vous du poulet en solde à 2 € le kilo ? Et si non, pourquoi ?

Et avez-vous déjà vu proposé à la vente du lait en poudre maternisé ou des “petits pots” pour bébé premier prix ?

Un tarif bas, paradoxalement, peut donc éloigner des clients potentiels.

Si vous ne gagnez pas votre vie, vous serez dans une spirale négative

Un tarif trop bas vous fera réfléchir avant de vous éloigner de votre domicile pour donner des cours : on acceptera plus facilement de dépenser quelques euros d’essence si ce coût n’est pas important par rapport au taux horaire. Par conséquent, vous allez devoir refuser des clients.

Et aurez-vous la même motivation pour rendre les services tant appréciés des familles (envoi de fiches de cours, d’exercices corrigés,…) si financièrement vous tirez la langue ? Peut-être pas.

Moins de cours, moins de clients satisfaits donc moins de cours renouvelés, moins d’argent gagné, moins de motivation,…, que des moins !

Augmenter beaucoup vos tarifs d’un coup, c’est difficile

Ça y est, vous avez compris qu’en vous vendant 20 € de l’heure vous mourez de faim.

Cela va être très difficile de demander 30 € de l’heure du jour au lendemain : vos clients comprendront mal le pourquoi d’une telle augmentation. Résultat, vous repartez à zéro.

A contrario, expliquer que vos tarifs augmentent de 2 € de l’heure ne pose généralement aucun problème.

“J’habite Paris où il existe une énorme concurrence” ou “J’habite un trou perdu”, “pourrais-je quand même trouver des clients” ?

Je n’ai pas là non plus de réponses précises.

Je constate simplement que par exemple des confrères qui résident dans la Beauce profonde (salut nouvelle fenêtrePatrick !), à Paris (salut nouvelle fenêtreThierry !), dans une grande ville universitaire de province (salut nouvelle fenêtreCédric !),…, ont leurs plannings remplis dès mi-septembre.

“En plus des cours au domicile des familles, je voudrais donner des cours chez moi à de petits groupes, je ne peux vraiment pas accepter les CESU ?”

NON :-)

Une solution est de créer une entreprise individuelle : le statut d’auto-entrepreneur est me semble-t-il bien adapté.

Sept bonnes raisons pour ne pas faire ce métier

1 - Vous pensez que vous êtes là pour faire aimer une matière

La grande majorité des élèves n’est pas intéressée par la matière enseignée et n’a aucune envie de s’y intéresser…

Par exemple pour ce qui concerne les maths, je constate que 90% des mes élèves de Terminale S se destinent à des études de médecine, de droit, de commerce,…, et n’ont en fait rien à faire des subtilités des démonstrations mathématiques.

Ce qu’ils veulent (et ce que veulent leurs parents), c’est avoir le bac : la solution passe par le bachotage.

2 - Vous n’aimez pas vous vendre

La seule chose que vous ayez à vendre, c’est vous, vos compétences et votre sérieux.

Si vous détestez vous vendre et n’y arrivez pas, vous aurez du mal à trouver des clients… Les sociétés de soutien scolaire sont là pour vous éviter cet exercice.

Mais même en multipliant les heures, vous n’aurez pas un revenu décent.

3 - Vous voulez les avantages du salariat “CDI 35 heures” et ceux de l’indépendance

Si vous êtes salarié CESU en base forfaitaire, votre retraite sera sur la base du SMIC, ainsi que vos éventuelles IJSS.
Si vous êtes auto-entrepreneur, il ne faut pas espérer beaucoup plus.

Les banques considèrent qu’être salarié CESU ou auto-entrepreneur, c’est être précaire, obtenir un prêt immobilier à un taux raisonnable peut relever du défi. On doit sûrement trouver des exceptions…

Donc si ce qui compte pour vous avant tout c’est d’assurer une retraite sans vous poser de questions, des indemnités garanties en cas de maladie, une bonne mutuelle dont vous n’avez pas à vous soucier, avoir sans souci un prêt immobilier sur 25 ans à un taux intéressant,…, ne faites pas ce métier.

4 - Vous n’aimez pas prendre de risques

“Et si je suis malade ?”
“Et si ma voiture tombe en panne ?”
“Et si l’avantage fiscal des services à domicile est supprimé ?”
“Et si un élève a un accident pendant un stage que j’organise ?”
“Et si on arrache mes annonces dans les boulangeries ?”

Comme je l’ai déjà écrit, dans le métier de professeur indépendant le mot important est indépendant : il faut se bouger, avancer sans se poser trop de questions, avoir la “gniaque”, ne pas espérer avoir de réponses claires de l’administration ni de conseils juridiques gratuits, ne pas partir battu d’avance, et par conséquent il vaut mieux avoir un minimum le goût du risque… sinon ce n’est pas la peine de se lancer.

5 - Vous ne vous remettez pas en question

Ça ne marche pas, vous ne trouvez pas d’élèves, les familles ne vous recontactent pas d’une année sur l’autre.

Vous pouvez accuser les étudiants qui font du noir, les organismes qui font de la pub, le confrère sur la même zone qui veut absolument éliminer la concurrence, voire essayer de vous persuader que si les familles ne vous recontactent pas, c’est parce que vous êtes tellement bon que quelques heures de vos cours suffisent à rendre génial en maths un élève en difficulté.

Tout ceci est possible… mais avant tout, demandez-vous quand même si vous êtes vraiment “fait pour le job”.

6 - Vous êtes fainéant

Vous avez posté une annonce sur un seul site, vous en avez punaisé une autre il y a 3 mois dans une boulangerie, vous ne voulez pas donner de cours le matin avant 11h parce que vous aimez faire la grasse matinée, vous ne voulez pas donner de cours le samedi pour profiter de votre week-end,…, un bon conseil : oubliez ce métier.

7 - Vous n’êtes pas sérieux

Vous arrivez chez votre élève avec 30 minutes de retard sans prévenir, vous ne dites pas bonjour aux parents, vous ne connaissez pas bien ce que vous voulez enseigner, vous copiez des pages entières de votre site Internet sur des sites de confrères, vous annulez les cours à la dernière minute : faites autre chose.

Lien vers tous les billets de la série “Devenir prof indépendant”

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185 Réponses à “Devenir prof indépendant (VII) : dernier (?) billet”
Vos réflexions sont les bienvenues !

  1. TomPascal a écrit le 29 août, 2011 à 23:41

    Bonsoir,
    J’ai bien aimé cette série de billets, c’est intéressant de voir le côté “entrepreneur” des professeurs de cours particuliers indépendants, les démarches administratives, etc.

    Bravo Didier pour ce dernier billet de la série, je trouve les conseils très avisés et surtout francs (on voit que tout le monde ne peut être fait pour être professeur indépendant), on cerne aussi très bien certains aspects négatifs de cette situation auquel quelqu’un souhaitant se lancer n’aura pas forcément conscience.

    Bonne continuation.

  2. Cédric Corre - CoursMPC a écrit le 30 août, 2011 à 2:03

    Bonsoir,

    En effet, cette série de billets était fort intéressante et l’est toujours et je pense le restera encore un bon petit bout de temps..

    Pour revenir plus en détails sur cet article, je dirais que la petite règle de calcul proposée pour le salaire annuel est vraiment significative.. Personnellement, je fais des stats mensuelles et hebdomadaires depuis un an et demi et finalement, les paramètres de la règle empirique de Kropp sont plutôt très bien ajustés…

    Au niveau du tarif, je serais de l’avis de M. Didier Kropp, il est vrai qu’il ne faut pas proposer trop bas et surtout ne pas commencer trop bas ! J’ai fait l’erreur de commencer relativement bas (25€/h en tant qu’autoentrepreneur d’où 5€/h de ma poche pour payer l’URSSAF..) en Janvier 2010 et je n’ai pu augmenter mes tarifs que pour la rentrée d’Août 2011 afin de garder une honnêteté envers les élèves et familles avec qui je travaille (28 €/h). Certes, je ne manque pas de clients et aurait pu, peut être, repartir de zéro en renouvelant ma clientèle mais le métier de professeur à domicile fait partie des SERVICES à la personne donc augmenter en cours d’année ou augmenter de façon exagérée ne me paraît pas compatible avec cette activité de proximité même si je n’oublie pas que la finalité est d’en dégager un salaire suffisant..

    Merci pour le petit coucou.. A Toulouse, certes il y a des étudiants qui font du black dans les cours à domicile mais il y a énormément de demandes. De plus, un étudiant ne proposera pas forcément les mêmes services et les mêmes tarifs donc selon moi, la clientèle visée n’est pas forcément la même..

    Par rapport aux sept bonnes raisons de ne pas faire ce métier, ma meilleure élève de tous les temps qui était en terminale S au lycée Pierre de Fermat et qui a eu 18 en physique/chimie et 19 en maths au bac, a fait SciencePo Paris. Il faut savoir respecter les choix de chacun même si cela me laisse encore des regrets mais mon rôle en tant que professeur particulier était qu’elle arrive au bac sans stress, sûre d’elle et j’ai atteint cet objectif…

    Pour finir, je dirais juste qu’un indépendant ne doit pas et ne peut pas compter ses heures, mais quand on aime on ne compte pas..

    Merci à Didier pour tout ce que tu fais pour le METIER de professeur indépendant..

    A bientôt,

    Bien cordialement,
    Cédric Corre – CoursMPC - Toulouse

  3. Didier Kropp a écrit le 30 août, 2011 à 6:06

    @ Tom
    Bonne continuation à toi aussi.

    @ Cédric
    À propos du MÉTIER de prof indépendant, j’aurais pu ajouter dans les bonnes raisons de ne pas le faire l’absence de reconnaissance sociale, ce qui peut être important pour certains…
    Combien de fois ai-je du expliquer ce que je faisais !

    Ce n’est pas un métier nouveau, d’ailleurs. Au XIXème siècle, les familles aisées embauchaient des répétiteurs…

    Je pense également qu’un frein à sa reconnaissance est la double possibilité de l’exercer, salarié CESU ou auto-entrepreneur agréé. On fait dans les deux cas exactement le même chose… mais si on caricature, je suis représenté par la CGT des employés de maison et toi par le MEDEF :-)

  4. Devenir prof indépendant : combien peut-on espérer gagner, quel tarif proposer a écrit le 30 août, 2011 à 6:58

    [...] Devenir prof indépendant : combien peut-on espérer gagner, quel tarif proposerwww.cours-de-maths-78.fr/blog/2011/08/devenir-prof-independa… par DidierrK il y a quelques secondes [...]

  5. Devenir prof indépendant : combien peut-on espérer gagner... | Digg-like Coup de Buzz a écrit le 30 août, 2011 à 9:43

    [...] Devenir prof indépendant : combien peut-on espérer gagner, quel tarif proposer, suis-je sûr de trouver des clients, peut-on se faire payer en CESU si on donne des cours chez soi, et pour finir sept bonnes raisons pour ne pas faire ce métier (vous êtes fainéant, vous n’êtes pas sérieux, vous voulez à la fois les avantages du CDI 35h et de l’indépendance, vous détestez vous vendre, vous ne vous remettez pas en question, vous ne voulez prendre aucun risque, vous voulez à tout prix faire aimer une matière à vos élèves). Dernier billet de cette série qui explique comment devenir prof à son compte. [...]

  6. Anti-social a écrit le 30 août, 2011 à 18:44

    J’ajouterais qu’il ne faut pas avoir peur de la concurrence. Elle est un moteur pour se surpasser. Merci pour votre site qui m’a donné les clés (que je transmettrai à mon tour) pour devenir professeur indépendant. :wink:

  7. Aissa a écrit le 31 août, 2011 à 14:05

    Bonjour,

    C’est toujours avec intérêt que je lis ces billets et les commentaires qui suivent.

    Je peux ajouter un petit conseil pour ceux qui proposent le soutien scolaire comme salarié à domicile :
    A propos des tarifs, si vous choisissez le payement par cesu au forfait, ne pas parler du salaire net que vous demandez mais plutôt du tarif à l’heure que les parents vont payer.

    Exemple : vous voulez avoir 20€/h
    1) avec le payement au réel : le tarif est de 18€24/h pour les parents.
    2) avec le payement au forfait : le tarif est de 13€16/h pour les parents.

    Même si les parents feraient tout pour la réussite de leurs enfants, une bonne partie d’entre eux regardent le prix à payer et certains parents se référent à leurs propres salaires horaires pour comparer sans tenir compte des déplacements.

  8. Didier Kropp a écrit le 31 août, 2011 à 18:28

    @ Aissa

    Perso, je donne mon salaire net horaire de 38 € (c’est le chèque qu’ils vont faire), les charges (je dis à peu près 6 €), que l’heure de cours va donc leur coûter 44 €, et qu’ils auront l’année d’après 22 € en moins de leurs impôts. Chacun sa méthode !

  9. Catherine a écrit le 2 septembre, 2011 à 18:25

    Bonsoir,
    Je suis avocate et je trouve que votre billet peut s’appliquer à toutes les professions indépendantes, en tout cas à la mienne.
    Il m’a bien remonté le moral en cette rentrée en me rappelant pourquoi j’exerce cette profession en indépendante, merci!

    PS perso: pour votre info je lis votre blog car je suis une spécialiste des services à la personnes selon tous modes d’exercice.

  10. Fabien a écrit le 3 septembre, 2011 à 15:09

    Bonjour Didier,

    Une autre bonne raison de pas faire ce métier : avoir une connaissance superficielle de sa ou ses matières.

    Un prof qui ne possède pas une maîtrise irréprochable de son sujet ne sera pas rappelé, surtout quand une séance revient à 60 ou 70 euros pour les parents. Donc pour en vivre, il faut aborder ce métier en professionnel et voir les choses à long terme : autrement dit être incollable, ce qui n’est pas toujours facile mais ce qui fait la différence.

    Bonne année scolaire à tous et beaucoup d’élèves… :)

    Fabien.

  11. Didier Kropp a écrit le 4 septembre, 2011 à 7:05

    @ Catherine Cher Maître

    Je suis très flatté qu’une avocate s’intéresse à mon blog autrement que pour me mettre en demeure de supprimer des billets qui portent gravement atteinte à la réputation d’un organisme de soutien scolaire :lol:

    Toutes les professions dont l’exercice est libéral ont je crois les mêmes soucis (et les mêmes joies).

    On pourrait aussi ajouter dans les bonnes raisons de ne pas être à son compte l’incapacité à prendre des vacances ou à lever le nez du guidon…

  12. Mickael a écrit le 5 septembre, 2011 à 16:21

    Je ne peux que plussoyer a ce dernier article de Mr. Kropp.
    Métier d’indépendant, avec certes des avantages, mais je trouve énormément d’inconvénients. Et il peut ne pas tout a fait convenir a un partenaire plus académique dans son activité.
    La vraie question qui se pose vraiment aujourd’hui hui est le maintien de la niche fiscale. Je pense qu’elle risque d’être allégée, ce qui pourrait amener beaucouo, dont les boucheries scolaires, pardon les sociétés de soutien scolaire, a changer de métier. Ce qui serait excellent pour les vrais pros du secteur !

  13. Didier Kropp a écrit le 5 septembre, 2011 à 18:39

    @ Mickael

    La niche fiscale des emplois à domicile en général, et en particulier du soutien scolaire, ne va pas être rabotée selon moi. Ou alors, à la marge.

    Le président du syndicat professionnel des services à la personne (la FESP) est Maxime Aïache, président de Acadomia. On peut compter sur lui pour défendre son business :-)

    Les services à la personne créent des emplois précaires et mal payés, mais ont l’énorme avantage de permettre de sortir des personnes des statistiques du chômage. Et ça, ça n’a pas de prix pour un gouvernement, celui-ci ou un autre :?

  14. Pat a écrit le 5 septembre, 2011 à 19:08

    Effectivement, il faut espérer le maintien de la niche fiscal, car les parents ne trouveraient plus d’ intérêt à payer les charges. Les parents rechignent maintenant à payer au réel!

  15. Didier(maths-cours.fr) a écrit le 5 septembre, 2011 à 19:26

    Un très bon résumé. Avec tous les avantages et les inconvénients du “métier”.
    Une difficulté importante est liée aux horaires.
    30 heures par semaine ça me paraît personnellement assez difficile. Je donne en général 1h30 pour les élèves de lycée et il n’est pas toujours facile d’enchaîner 2 cours à moins d’avoir des élèves proches géographiquement (surtout si après on discute un peu avec les parents). En semaine (Lun, Mar, Jeu, Ven), il est assez rare que les élèves soient chez eux avant 17h heures et les familles n’aiment pas trop que les cours se termine après 20h (et moi non plus :D ). Il y a parfois des élèves qui ont des après-midis de libre mais, là encore, c’est relativement rare. Le matin c’est exceptionnel. Donc, en ce qui me concerne je fais ce travail plutôt “à mi-temps”.

    Sinon, pour avoir enseigné en classe entière en collège et en lycée, donner des cours particuliers est beaucoup plus agréable et gratifiant. Au moins, on a l’impression d’être utile :lol: .Evidemment, cela dépend aussi de l’élève. Lorsque “le courant passe” c’est vraiment très intéressant.

    Bonne rentrée à tous !

  16. Didier Kropp a écrit le 5 septembre, 2011 à 22:10

    @ Didier

    30 heures est une limite standard.

    Si on accepte de terminer à 23h ou de commencer à 6h30 (et si on trouve des élèves et des familles motivés par ces horaires…), si on trouve des élèves au CNED (j’en ai toujours au moins un par an), on atteint vite les 40h.

  17. Fabrice a écrit le 6 septembre, 2011 à 0:23

    @Didier Kropp
    “Si on accepte de terminer à 23h”: non. “ou de commencer à 6h30″: non plus. Didier, dois-je arrêter tout de suite ou pas? (cf les x bonnes raisons de ne pas faire ce métier…)
    A bientôt

  18. Didier Kropp a écrit le 7 septembre, 2011 à 8:16

    @ Fabrice

    A priori, je devrais commencer cette année mon premier cours du mercredi matin à 7h15 :-)

  19. Franck a écrit le 7 septembre, 2011 à 11:49

    Bonjour à tous,

    @didier

    Réalisez vous qu’en travaillant au sein de l’éducation nationale, vous gagnerez autant en travaillant deux fois moins? (si on compte les congés payés bien sûr…).

  20. Didier Kropp a écrit le 8 septembre, 2011 à 9:07

    @ Franck

    J’ai essayé de travailler à l’EN, ce n’est définitivement pas ma tasse de thé :-)

  21. Didier(maths-cours.fr) a écrit le 8 septembre, 2011 à 9:27

    >> J’ai essayé de travailler à l’EN, ce n’est définitivement pas ma tasse de thé :-)
    +1 :-)

    @ Frank

    Je ne suis pas d’accord sur le “en travaillant deux fois moins”. Quand tu as 80 copies à corriger par semaine ça prends pas mal de temps! Sans compter les diverses réunions, les conseils de classe, etc. Et les préparations de cours prennent aussi un peu plus de temps quand tu enseignes en classe entière. Donc il y a peut-être une différence de tarif mais certainement pas du simple au double.
    Et si tu organises du soutien pour des groupes de 8, 10 élèves, tu gagneras beaucoup plus qu’à l’EN !
    Ceci dit, je pense que ceux qui donnent des cours particuliers ne le font pas dans l’optique de devenir milliardaires ! :D

  22. lolo a écrit le 10 septembre, 2011 à 11:22

    Bonjour,

    je tiens tout d’abord à vous dire,Monsieur Kropp, que j’ai appris pas mal de choses grâce à vos différents billets et j’attendais le dernier avec impatience. Ça fait 2 ans que j’ai votre site en favori :).

    Je suis auto-entrepreneur depuis 1 an et demi, je donne des cours à domicile sur le 92 et Paris. L’indépendance n’a pas de prix à mes yeux, mais il est certain qu’elle coûte cher. Je suis d’accord avec à peu près tout (notamment les 7 points pour vous dégoûter d’être prof ^^) mais je vous trouve défaitiste de dire qu’on ne travaille que 20 à 25 semaines par an. En étant pessimiste, j’arrive plutôt à 25-30, ce qui peut quand même représenter un bon mois de salaire en plus! Et je ne compte pas ceux qui veulent faire des petits stages pendant les vacances ou juste avant la rentrée.

    Bonne rentrée chers collègues!

  23. lolo a écrit le 10 septembre, 2011 à 11:34

    @Franck

    Je ne suis pas d’accord, en étant prof débutant de l’EN, on gagne toujours des misères, d’ailleurs c’est pour ça que je suis indépendant. Je sais que c’est ma vocation, j’aime faire ça, et je gagne 30% de plus en étant prof à domicile. Sachant que j’augmente un peu tous les ans … :twisted:

  24. Didier Kropp a écrit le 10 septembre, 2011 à 11:49

    @ lolo

    Merci de votre intérêt pour mon blog.

    La base de mon calcul est de considérer “25 semaines à plein temps par an” pour avoir une idée grossière de ce que l’on peut espérer gagner.
    Ce n’est pas rare d’avoir un ou plusieurs cours qui sautent (élève malade, journée d’appel, départ en week-end,…).
    28 semaines remplies à 90%, par exemple, ça fait un équivalent 25 semaines à plein temps :-)

    C’est totalement empirique, certains sont nettement plus proches de 30, voire plus, je suis bien d’accord.

  25. Franck a écrit le 10 septembre, 2011 à 13:34

    @lolo,

    Désolé de vous contredire, mais je persiste à dire que quelque soit votre salaire actuel, vous percevrez davantage qu’un prof indépendant, si on compare à l’heure effective. Je m’explique, comme vous l’avez compris, un prof indépendant travail au maximum 30 semaines par an. Il faudrait encaisser 100 euros de l’heure pour compenser les congès payés d’un enseignant de l’éducation nationale.
    Faites le calcul par vous même et vous verrez…

  26. lolo a écrit le 10 septembre, 2011 à 20:45

    @ Franck

    Ah si on parle en heure effective, il est certain qu’à l’EN on est généreusement payé :mrgreen: . Mais à comparer le stress de toute une classe à gérer (j’ai fait un remplacement 1 mois, quelle horreur!) et la tranquillité d’un ou deux élèves en tête à tête…Mais vu comme ça oui je suis d’accord en effet. La liberté est à ce prix là.

  27. Fabien a écrit le 16 septembre, 2011 à 10:50

    Bonjour à tous,

    Je dois ajouter à vos remarques sur le temps de travail réel d’un prof indépendant, que l’on peut travailler pendant l’été quand on a la chance d’enseigner une ou deux langues étrangères. L’anglais ou le français pour étrangers sont très demandés, surtout dans les régions touristiques. Cela fait deux bons mois de salaire en plus en juillet et en août. Bien sûr, les vacances sont rares mais la liberté… toujours la liberté.
    Salutations à Didier.

  28. Patrick a écrit le 16 septembre, 2011 à 12:18

    Bonjour à tous,
    Merci une fois de plus de ce blog Didier,
    Si l’aspect financier est important surtout au début (prix à fixé, dépense à prévoir), il ne faut pas oublier l’intérêt que l’on porte à son travail !
    @ Franck : C’est clair et c’est net, si on regarde que l’aspect financier c’est bien le travail à l’éducation nationale qui est le mieux !
    mais Didier a bien souligné (et il a raison !) qu’être indépendant ce n’est pas l’eldorado même s’il y a des côtés très motivant, et valorisant ! il faut constamment se remettre en question et accepter (particulièrement au départ de son activité ) le stress du “pas de client, pas de revenu …), cela vient pas tout de suite, faut bouger et chercher sans cesse des solutions …
    Au delà de faire le point sur inconvénients/avantages, je crois que devenir indépendant (peu importe le secteur), c’est quelque chose qu’on a dans les tripes, un projet que l’on souhaite réaliser avant tout ….

  29. Franck a écrit le 16 septembre, 2011 à 13:12

    @Patrick

    Tout à fait d’accord avec votre point du vu; en fait, je ne parlais que de l’aspect financier et non qualitatif de ce beau métier.
    De plus, la grosse différence et peu de personne y pensent… se situe au niveau de la retraite. Un enseignant de l’éducation nationale tourne à 3000 euros net en fin de carrière. Un prof indépendant qui n’a jamais cotisé autrement qu’avec des CESU, devra travailler jusqu’au dernier jour de sa vie. Il est important de souligner aussi cet aspect des choses, mais si je l’avoue, ce dernier est assez dérangeant.

  30. Didier Kropp a écrit le 17 septembre, 2011 à 8:35

    @ Fabien

    J’ai pas mal bossé cet été : j’ai organisé un stage de révision pour des élèves qui rentraient en terminale S en septembre (billet en préparation), et j’ai donné des cours, à une bachelière ES qui désirait une remise à niveau en maths avant de rentrer en fac et à un élève qui préférait un soutien individualisé à un stage.

    @ Patrick

    Hé oui, l’indépendance, on a ça en soi ou pas, quelque soit le secteur, je suis bien d’accord.

    @ Franck

    Bien d’accord avec toi : même en bossant 40 heures par semaine en CESU base forfaitaire, la retraite sera égale environ à la moitié du SMIC. C’est maigre.

  31. Fabien a écrit le 17 septembre, 2011 à 13:33

    De mon point de vue, il faut considérer cette activité comme un choix de vie. La retraite sera maigre, c’est vrai, mais en contrepartie la vie quotidienne est plutôt agréable. Voire très agréable : aucun stress, pas de rapport de force, aucune hiérarchie au-dessus de soi…
    Par les temps qui courent qui peut en dire autant au regard des salariés du privé ou des fonctionnaires ?
    Si on est malin, on peut vraiment en vivre confortablement, à condition bien sûr d’être dans une région où l’immobilier n’est pas trop cher. Et si en plus, on aime transmettre, alors on ne s’imagine plus faire autre chose.

  32. Fabien a écrit le 17 septembre, 2011 à 13:37

    Sans compter qu’on peut très bien préparer sa retraite par soi-même en évitant bien sûr les placements actions et les obligations d’état… :)

  33. Patrick a écrit le 20 septembre, 2011 à 13:01

    Bonjour,
    @ Didier et Franck
    oui la retraite est maigre en CESU. Voire simplement valider des trimestres en taux plein au SMIC, c’est difficile, il faut arriver à 35h/ 40h /semaine ! Et dans ce métier c’est pas toujours évident d’avoir ce type de planning surtout quand on débute.
    Mais il existe le statut auto-entrepreneur qui n’est pas encore le super statut pour les retraites(pas très élevé non plus) mais au moins si ton activité est “pleine”, un bon CA, tu valides tes trimestres (valider un trimestre en AE, c’est par rapport au CA et non pas au temps travailler!)

    @Franck :

    oui tu parles des retraites actuelles des enseignants qui sont très bonnes bah oui il gagnent plus que les jeunes collègues qui s’installent, mais crois tu que ce statut si intéressant pourra être envisageable pour nous !
    Dans l’avenir (j’imagine que tu as la trentaine comme moi, je me trompe peu être…)
    il y a déjà eu une réforme impopulaire mais il y en aura d’autres sur les retraites.
    En résumé c’est difficile de savoir ce qui se passera dans 20/ 30 ans et selon moi, les statuts peuvent changer et pas toujours dans le bon sens et même à l’EN.
    Pour mon cas j’envisage des projets sur le court terme sans trop penser dans les 20 /30 ans avenirs … ça change vite même très vite !

  34. Mickael a écrit le 1 octobre, 2011 à 20:15

    Bonsoir !

    Je viens de lire toutes les interventions.
    Concernant le revenu que l’on peut dégager, je dirais juste que je préfère avoir 1 € aujourd’hui que la pseudo promesse d’en avoir 2 ou 3 demain.
    Car il me parait évident, c’est une lapalissade,que les retraites en France vont fortement baisser, et le mieux est de prévoir aujourd’hui le plan B.

    Me concernant, n’étant pas encore trop vieux, je songe sérieusement a aller vivre dans un autre pays.
    Certainement Amérique du Sud ! :)

  35. Karim a écrit le 21 novembre, 2011 à 15:40

    Bonjour,

    J’ai pas réussi à retrouver le blog sur les CESU.
    Une parent d’élèves veut me payer par chèque emploi service.
    Pour 23€/heure perçu, vous savez combien je paierai d’impots?

    Merci pour votre réponse

  36. Didier Kropp a écrit le 21 novembre, 2011 à 22:44

    @ Karim

    Ce que vous paierez d’impôt dépend de votre situation personnelle. Le plus simple est de prendre contact avec votre centre des impôts.

  37. Marc a écrit le 22 mars, 2012 à 15:44

    Bonjour,

    Vraiment bravo pour votre site, j’ai recruté un professeur de maths pour ma fille en le payant avec des CESU après ses 1001 explications j’ai rien saisi…
    mais bon grâce a vous le problème est réglé..

    Bonne continuation

  38. Didier Kropp a écrit le 22 mars, 2012 à 21:33

    @ Marc

    Merci de votre intérêt pour mon blog et mon site :-)

  39. Aurélien a écrit le 4 septembre, 2012 à 17:04

    Bonjour à tous

    A ceux qui sont déjà déclarés prof en autoentrepreneur.
    J’ai essuyé un refus lors de la déclaration me disant que je devais être en profession libérale, or je ne peux le sélectionner sur le site de télédéclaration. J’avais sélectionné l’activité ” enseignement secondaire”
    Selon vous, où me suis je trompé?

    Merci à vous

  40. fabrice a écrit le 5 septembre, 2012 à 12:52

    @Aurélien je suis AE, j’ai pour activité “enseignant soutien scolaire”, et un code NAF 8559B. vérifiez que vous êtes bien affilié à la cipav (activité libérale)

  41. Didier Kropp a écrit le 5 septembre, 2012 à 13:08

    @ Aurélien

    Pour info, en tant qu’AE non agréé mon code NAF est le 8559A “Formation continue d’adultes”.

    Mais j’ai créé mon entreprise individuelle en 1984 (conseil et formation en informatique), pour la fermer en 1989 et la réouvrir en 2011, ceci explique sûrement cela…

  42. Aurélien a écrit le 5 septembre, 2012 à 13:10

    J’ai sélectionné ” service de soutien à l’enseignement” puis formateur, n’ayant pas trouvé “enseignant en soutien scolaire” affilié à la CIPAV
    pensez vous que cela puisse poser problème pour l’obtention de l’agrément simple?

    Merci à vous

  43. fabrice a écrit le 6 septembre, 2012 à 21:58

    @Aurélien: êtes vous ae ou pas, finalement??

  44. aurelien a écrit le 7 septembre, 2012 à 7:27

    Oui la télédéclaration est validée, dès que j’ai le numéro siret, je ferai la demande d’agrément. Et je suis bien en profession libérale affilié à la cipav

  45. fabrice a écrit le 7 septembre, 2012 à 16:18

    @ aurélien d’accord. les procédures d’obtention d’agrément simple ont changé (été simplifiées?). je dirais “peu importe” la dénomination “exacte” (et le naf?), il faut bien sûr que vous soyez clair, dans votre projet, avec le type de prestation future! c’est pour des cours en individuel, et non pour du collectif…

  46. aurelien a écrit le 16 septembre, 2012 à 14:03

    Oui, je conserve le cesu pour les particuliers et l auto entreprise servira aux cours en groupe qui se mettent en place(sans agrément)
    Car au final, il me semble que l’AE pour les cours particuliers n’a finalement comme avantage pour les familles que de supprimer la démarche urssaf sur internet or c’est très simple et après l’avoir présentée ça ne leur pose aucun problème.
    Je trouve qu’ il y a pas mal de demandes pour les groupes, même en suivi hebdomadaire, l’AE me semble la plus adaptée et bien sûr la moins risquée.

  47. pasta a écrit le 7 novembre, 2012 à 21:39

    Bonjour,
    la demande d’agrément ne peut pas servir pour des cours collectifs :? ?
    cdt

  48. Didier Kropp a écrit le 7 novembre, 2012 à 21:57

    @ Pasta

    L’agrément SAP est exclusif, et ne concerne que les services au domicile des familles.

  49. Littleteacher a écrit le 9 décembre, 2012 à 1:48

    Bonjour,

    Je suis en M1 anglais LLCE avec un peu d’expérience en cours particulier. Combien dois-je demander pour les niveaux 6ème à 2nde? A noter que j’ai un accent quasiment parfait en anglais et me spécialise dans la réduction d’accent (même si mes cours sont normaux par ailleurs, les élèves progressent très vite à l’oral).

    J’habite en province et je pensais:
    6ème: 20€ (25 si classe européenne)
    5è: 25€
    4ème:25€
    3ème:25€ (30€ si classe européenne)
    2nde: 30€

    Qu’en pensez-vous?

  50. Didier Kropp a écrit le 16 décembre, 2012 à 10:44

    @ Littleteacher

    Quel est votre statut ? Autoentrepreneur ?

  51. Chris R a écrit le 17 décembre, 2012 à 11:17

    @ Aissa (sur l’autre post, clos à présent)
    Merci de cette précision. Depuis, j’ai lu “Le guide de l’autoentrepreneur” et me suis renseignée sur les codes NAF (Nomenclature des activités françaises) de l’Insee, et constate qu’il n’existe pas de code spécifique pour enseignement de lettres, ou de sciences. Il y a “enseignement secondaire général” (code 8531 Z),
    “autres enseignements” ( 8559 B) qu’ont la plupart des postants ici et
    “activités de soutien à l’enseignement” 8560Z) que possède Didier K.
    J’en conclus que la nomenclature de l’INSEE n’est pas la même que celle du fisc, ni de la CIPAV, ni des Services à la Personne… Et qu’il faut parlementer pour obtenir la reconnaissance de sa fonction et les exonérations qui vont avec.

  52. Littleteacher a écrit le 22 décembre, 2012 à 20:42

    Je n’ai pas vraiment de statut,je pense tout faire au CESU.

  53. Didier Kropp a écrit le 22 décembre, 2012 à 22:15

    @ littleteacher

    À compter du 1er janvier 2013, 20 € en CESU ça fait 36 € pour la famille, et 30 € ça fait 54 €.

    Pas évident…

  54. Référencement oise a écrit le 10 avril, 2013 à 16:45

    Je découvre votre site, étant moi même indépendant je suis ravi de voir des personnes comme vous.

  55. klad a écrit le 10 juillet, 2013 à 16:47

    Bonjour,

    Je donne des cours depuis quelques temps (acadomia) et j’ai décidé de passer en direct.
    Mais pour être franc j’ai beau lire et relire les explication sur le status j’ai vraiment du mal à comprendre ce qui serait le mieu (AE ou CESU).

    En effet je veut 25euros net /h.
    Si je me place du coté des parents
    En CESU ca leur coute 45 euros (25 pour moi et 20 de charges employeur)

    En AE : Je doit facturer 33 euros/h (25 /0.75).

    C’est bien ca?? Car à priori il n’y pas foto entre CESU et AE…….

  56. Didier Kropp a écrit le 13 juillet, 2013 à 19:27

    @ klad

    En gros, c’est ça.
    Reste à savoir à quelle sauce vont peut-être être mangés les AE…
    Aussi, le statut de salarié CESU est plus simple (rien à faire) et plus confortable (meilleure retraite).

  57. aurelien a écrit le 14 juillet, 2013 à 21:03

    A mon avis, d’abord AE afin de voir ton volume de cours et attendre la reforme. Le Cesu a beaucoup moins d’intérêt pour les familles maintenant.

    Et si tu dépasses le CA de l’AE(36000 ou 19000 si reforme), alors passage EI

    Dans tous les cas que ce soit AE ou EI, cela donne une image plus professionnelle, enfin c’est mon ressenti.

  58. Mickaël a écrit le 3 août, 2013 à 18:10

    A Didier Kropp,

    Je vois que vous avez enfin compris que le fonctionnement en CESU était de loin le moins pire, par rapport aux autres statuts alambiqués que sont L’AE l’EI, la SARL, etc…
    Et surtout depuis les dernières nouveautés relatives au plafond ridicule de revenus à ne pas dépasser soit 19 K€ brut c’est à dire autrement dit 14K€ ! Ridicule !
    Le lobby des artisans a été bon en distribution d’enveloppes de liquides !
    Cela dit, il est devenu trèssssss compliqué de vendre du cours avec NET + Charges !
    Dans ma région, la majorité des “pro” sont morts !

    A Aurelien:
    Quoi, une image plus quoi ?
    Faites moi rire, la majorité des parents s’en foutent, c’est du larbinage de haut vol, rien d’autre, pour une majorité de débiles qui ne comprennent rien à rien et surtout qui n’en ont rien à foutre !

    Vivement la supression du bac dans 2 ans !

    Bonnes vacances à tous !
    Merci à ce site d’exister !

  59. Didier Kropp a écrit le 3 août, 2013 à 18:50

    @ Mickaël

    Je ne suis plus en CESU, je suis en EI - le CESU revient trop cher aux familles.

    L’EI, ce n’est pas vraiment alambiqué, c’est plus compliqué que le régime AE, mais au moins ça me semble plus pérenne.

  60. Aurélien a écrit le 5 août, 2013 à 15:46

    @Mickael

    Apparemment vous connaissez toutes les familles… Quelle importance qu’ils en aient quelque chose à foutre, ils veulent des résultats et payent pour. Où est le problème???
    je persiste en disant que, de mon point de vue, l’image rendue est plus professionnelle qu’un étudiant au black ou que le CESU.
    Et non, les quelques collègues passés en E.I ne sont pas morts du tout, et plus l’éducation nationale continuera sur cette voie plus il y aura de boulot! Quant à l’utilité du bac, je suis d’accord il ne sert vraiment plus à rien.

    Bonnes vacances!!

  61. Clémence a écrit le 19 août, 2013 à 22:27

    Bonsoir,

    J’aimerai d’abord vous exprimer mon admiration pour votre blog qui est extrêmement bien fait; et vous remercier pour vos articles et commentaires clairs et détaillés.

    Je donne depuis plusieurs mois des cours (acadomia) et je me suis découverte une véritable vocation. (vocation que vous avez largement contribué à conforter!)

    Je pense passer en AE pour commencer.

    Pensez-vous qu’il soit judicieux pour faire plus professionnel de proposer d’autres choses. (type assistance à distance, ect…)

    Merci encore et bonne continuation!

  62. Didier Kropp a écrit le 20 août, 2013 à 15:23

    @ Clémence

    Merci de votre intérêt pour mon blog.

    Si vous demandez l’agrément services à la personne pour votre structure AE, vous ne pourrez pas faire autre chose que du service à domicile (l’assistance à distance n’est pas considérée comme du SAP).

    Vous pouvez je pense sans souci vous limiter aux cours à domicile.

  63. Clémence a écrit le 20 août, 2013 à 21:50

    @ Didier Kropp

    Merci de votre réponse rapide.

    Je pense créer mon AE la semaine prochaine, je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’évolution de mon projet!

  64. Patrick a écrit le 21 septembre, 2013 à 16:07

    Bonjour,
    j’ai actuellement 20 élèves auxquels s’ajoutent mes heures au lycée. Chaque séance dure deux heures. Et je facture 35€/heure. Mon planning est plein depuis le 15 septembre. Bref je travaille certes beaucoup mais je gagne vraiment très bien ma vie.

  65. ChrisR a écrit le 24 septembre, 2013 à 10:35

    @ Patrick

    20 élèves en plus du lycée ? J’ai vraiment du mal à croire qu’en étant professeur à temps plein, on arrive à avoir 20 élèves en dehors, ce qui consiste à cumuler au moins 40 heures d’enseignement par semaine, hors préparation et corrections… J’ai été moi-même professeur dans le secondaire pendant quelques décennies, je n’aurais pas pu cumuler ainsi deux emplois, je doute d’ailleurs d’avoir pu obtenir l’autorisation de le faire.
    Quant à votre statut par rapport à votre administration, a-t-elle accepté que vous exerciez à côté ou bien n’est-ce pas déclaré ?

  66. catherine trillot a écrit le 24 septembre, 2013 à 12:20

    Bonjour,
    Je donne des cours particuliers à des primaire et collégiens depuis l’année dernière.Je suis en phase de réflexion au sujet de mes revenus.Pouvez-vous m’indiquer les tarifs à demander, pour l’instant je demande 10@ pour les primaires et 18@ pour les 6éme.
    je vous remercie pour votre réponse.

  67. Didier Kropp a écrit le 24 septembre, 2013 à 12:28

    @ Catherine

    Heu, 10 € de l’heure pour des cours, c’est beaucoup trop faible… même 18 € de l’heure !

    Vous ne pourrez pas vous en sortir selon moi.

    Vous faites ça sous quel statut ? Salariée CESU, auto-entrepreneur ?

  68. Patrick a écrit le 24 septembre, 2013 à 12:48

    @ChristR
    Je vous parle de mon expérience. C’est tout ! Je suis contractuel pour l’éducation nationale. Par exemple cette année mon contrat n’est toujours pas signé, je ne serai pas payé avant fin octobre. Du coup mon salaire de l’Education nationale devient un salaire d’appoint. Mes revenus sont déclarés mais je ne signale pas à mon chef établissement mes activités annexes. Pourquoi le ferais-je d’ailleurs ? Sur un plan éthique je constate que mes élèves en cours particuliers progressent grâce à mes interventions, je constate que mes élèves au lycée ont de meilleurs résultats que ceux de mes collègues au Bac. Pourquoi ? Parce que je travaille pour de l’argent et que si mes clients ( éducation nationale et cours particuliers ) sont satisfaits et obtiennent de bons résultats c’est bon pour mon chiffre d’affaire. Plus je gagne de l’argent plus je suis heureux et plus je suis heureux et plus je rend heureux mes élèves et plus je rends heureux mes élèves et plus ils obtiennent de bons résultats. Voilà c’est mon expérience. Vous me croyez c’est bien sinon tant pis…

  69. Patrick a écrit le 26 septembre, 2013 à 19:05

    Pourrait on avoir un comparatif succinct des différents statuts?
    je pense notamment au statut d’ auto entrepreneur et au statut d’ entreprise individuelle? ( charges à payer selon le statut).
    merci

  70. Didier Kropp a écrit le 26 septembre, 2013 à 19:28

    @ Patrick

    Tout a été disséqué en long, en large et en travers sur cette discussion de forum :

    http://www.gautier-girard.com/forum/topic/cesu-vers-la-fin-des-cotisations-sociales-au-forfait/

    Quelques heures de lecture…

  71. Patrick a écrit le 29 septembre, 2013 à 23:10

    J’ aurais voulu avoir un retour d’ expérience de ceux qui ont quitté le CESU pour un autre statut et si ils sont nombreux; c’ est peut être un peu tôt pour demander ça
    Merci Didier pour les conseils de lecture ;)

  72. Clemence a écrit le 3 octobre, 2013 à 21:12

    Bonjour Didier et bonjour à tous,

    Comme promis, je vous tiens informé de l’avancée de mon projet.

    Mon AE est crée, et j’ai déja quelques élèves.
    Toutefois, aucun des parents ne souhaite me payer par CESU, mais liquide ou par chèque. (35 euros l’heure)

    Comment déclarer ces sommes et faire alors pour que les parents puissent bénéficier de la réduction fiscale?

    Merci infiniment pour vos précieux conseils!

  73. Didier Kropp a écrit le 3 octobre, 2013 à 21:30

    @ Clémence

    Comment déclarer ces sommes et faire alors pour que les parents puissent bénéficier de la réduction fiscale?

    Il vous faut vous déclarer SAP (Service à la personne).

    Le plus simple est d’aller sur Nova : https://nova.servicesalapersonne.gouv.fr/extranet/login.php

    Une fois munie de votre n° de déclaration, vous pourrez établir pour vos clients en début d’année N+1 un récapitulatif des sommes qu’ils vous auront versées l’année N, et ils auront droit à 50% de réduction d’impôt sur le montant total.

    On (on, des profs indépendants) parle de ça en long, en large et en travers sur :
    http://www.gautier-girard.com/forum/topic/cesu-vers-la-fin-des-cotisations-sociales-au-forfait/

    Quelques heures de lecture :-)

  74. Clemence a écrit le 4 octobre, 2013 à 19:45

    @ Didier,

    Merci infiniment, merci pour vos infos, votre réactivité, votre patience et votre gentillesse.

    Je me mets de ce pas à cette lecture.(fort passionnante! :) )

    Bien entendu, je vous tiens informés!

  75. ChrisR a écrit le 5 octobre, 2013 à 9:28

    @ Patrick et Clémence
    Un fois qu’on est inscrit sur le site du CFE (https://www.cfe.urssaf.fr/CFE_Declaration), le numéro de SIREN/SIRET arrive assez vite (2 à 3 semaines, les formalités sont réduites au minimum).
    Dès que vous l’avez, il faut vous déclarer sur le site NOVA mis en lien par Didier ; pour ma part, j’ai eu rapidement un mail en retour, qui me demandait un CV pour justifier de mes qualifications et avoir ainsi le numéro de déclaration de Services à la personne.
    C’est tout simple et le tout a pris moins d’un mois, j’ai tout fait par internet ; ensuite il faut s’inscrire sur le site du RNE pour déclarer ses revenus et payer les cotisations URSSAF.
    Vous trouverez des modèles de devis, de factures et d’attestations fiscales sur différents sites, ainsi que de livres de compte, à tenir rigoureusement.
    De même, il faut faire la déclaration régulière de votre activité sur Nova une fois inscrits (nombre d’heures, nb de clients), le maintien du statut SAP en dépend.
    Pensez à ouvrir un compte dédié à votre activité ; cela peut être un compte classique, inutile de prendre un compte pro pour lequel vous aurez des frais. Pour ma part, ma banque me l’a ouvert gratuitement et sans conditions.

  76. Mickaël a écrit le 14 octobre, 2013 à 23:54

    @ Patrick

    Ah oui ? J’en vois 35 par semaine, et j’ai 2 postes, un au Lycée, et l’autre dans une Ecole d’ingé! Petit joueur !

  77. Vincent a écrit le 15 octobre, 2013 à 10:08

    On se croirait à un concours de qui a le plus d’élèves. Hors sujet.

  78. ChrisR a écrit le 15 octobre, 2013 à 17:29

    Don’t feed the trolls ! :mrgreen:

  79. Aurélien a écrit le 15 octobre, 2013 à 17:50

    et la mienne fait.. oups pardon hors sujet

  80. Clemence a écrit le 18 octobre, 2013 à 15:08

    @ Didier et ChrisR,

    Merci encore pour vos indications (Didier) et conseils (ChrisR).

    J’ai bien fait mes déclarations, mais tout cela me parait opaque et compliqué! J’ai donc fait la déclaration Nova, et j’attends une réponse de leur part.

    Entre temps, j’ai recu mon numéo SIRET et deux papiers de l’URSSAF.(notification d’affiliation et dclaration trimestrielle des recettes)

    Le probleme qui se pose aujourd’hui pour moi, c’est que les parents ne m’ont pas payée depuis un moi, car ils attendent le famueux papier qui leur permettra de bénéficier de la déduction fiscale.
    Je dois donc attendre des nouvelles de Nova pour cela?

    Merci encore et bon week end à tous!

  81. Didier Kropp a écrit le 18 octobre, 2013 à 20:07

    @ Clemence

    Ils sont méfiants vos clients :?

    C’est l’attestation que vous leur fournirez début 2014 qui leur permettra de bénéficier de la réduction fiscale. Et oui, il vous faut des nouvelles de Nova pour ça, c’est à dire le fameux numéro de déclaration.

    Bon courage :-)

  82. Clemence a écrit le 21 octobre, 2013 à 19:07

    Merci beaucoup Didier, je viens d’avoir le numéro d’agrément, j’attends maintenant leur courrier, Allelujah! :)

  83. Clemence a écrit le 24 octobre, 2013 à 22:49

    Bonsoir Didier, bonsoir ChristR,

    J’ai enfin le numéro d’agrément!

    J’ai donc accès à l’intranet Nova, mais celui-ci ne me permet pas de déclarer quoi que ce soit, puisque chaque période indique “non agréée à cette période” (les périodes s’arrêtent à septembre 2013).
    Faut-il déclarer avec un mois de décalage? :| Lorsque j’appelle Nova, ceux-ci me renvoient vers l’URSSAF qui est injoignable…

    ChristR parle du RNE, est-ce obligatoire? Je ne suis pas douée, je n’ai trouvé à ce sujet que le site de l’INSEE.

    J’ai l’impression que l’aventure du prof indépendant est beaucoup plus complexe que ce que j’imaginais!

    Merci encore pour ce formidable espace d’informations et d’échanges!

  84. Didier Kropp a écrit le 24 octobre, 2013 à 22:57

    @ Clemence

    Les sommes versées par les parents avant la date d’agrément ne peuvent donner lieu à une réduction d’impôt.

    La suite sur votre adresse mail :-)

  85. Sophie Florentin a écrit le 3 novembre, 2013 à 19:25

    Bonsoir à tous

    pour les professeurs particuliers qui suivent le blog de Didier, je vous propose de vous inscrire gratuitement sur mon site: http://www.scolaprof.fr; Site annuaire de Professeurs Particuliers: Soutien Scolaire, Cours à Domicile et/ou en ligne, Musique…
    9 mois de diffusion de profil et jusqu’à 5 annonces dans des matières différentes.
    But: proposer un réseau de professeurs indépendants, qualifiés et médiatisés avec un site web facilement utilisable et sans contrainte pour les élèves.

    Code promo: didier-78-13, à saisir dans la page règlement.

    Je suis moi-même prof particulier de maths…
    Sophie

  86. Wafer a écrit le 29 mars, 2014 à 15:42

    Bonjour,

    En faisant quelques hypothèses qui ne viendrait pas non plus perturber ma vie de famille, soit du travail du lundi au samedi midi, j’arrive à (en regardant la disponibilité des élèves) :
    - lundi 2h
    - mardi 2h
    - mercredi 4h
    - jeudi 2h
    - vendredi 2h
    - samedi matin 3h

    J’arrive ainsi à 11h par semaine, soit si on fait les calculs de Didier (on prend 28 semaines, 29 euros net de l’heure après charge déduite) à :
    29 * 11 * 28 = 8932 euros, soit sur 12 mois, 745 euros nets mensuels, ce qui n’est pas grand chose.

    Ainsi, je ne vois pas comment on peut faire ce métier à temps plein (en essayant de ne pas trop perturber sa famille avec les horaires), ou alors avez-vous trouvé une activité complémentaire?

    J’attends votre retour car ce métier me passionne, mais je ne vois pas comment je pourrais en vivre si je décide de me lancer?

    Merci d’avance pour votre aide ou vos tuyaux.

  87. Didier Kropp a écrit le 29 mars, 2014 à 17:52

    @ Wafer

    Pour vivre correctement de ce boulot, il faut accepter de travailler en soirée, ainsi que le mercredi et le samedi AM. Sinon, ce n’est pas facile.

    On peut quand même trouver des heures le matin et en début d’après-midi (j’en trouve), les lycéens peuvent avoir des emplois du temps avec des trous.

  88. vincent a écrit le 29 mars, 2014 à 22:39

    Bonsoir,
    le plus gros du C.A. est fait le samedi. Les trous sont du bonus et font parti des aléas.
    Prévoir est une chose, le vivre une autre. Par exemple, on peut s’attendre à faire 20h et n’en faire que 10 et inversement.. Il ne faut pas être un stressé de l’emploi du temps fixé à l’avance, on sera forcément déçu.
    Pour répondre à Wafer, il est évident que 7 mois par an n’est pas assez ! 11 h par semaine non plus.
    9 mois à 15 heure par semaine de moyenne me semble être une meilleure estimation, soit 15 000 net selon votre rentrée nette.
    Un conseil pour ceux qui veulent prévoir, utilisez - 25-30% d’heures en moins pour faire votre calcul de C.A. (annulations…). Vous ne serez pas déçu comme ça.

  89. Wafer a écrit le 30 mars, 2014 à 22:53

    Pour les 7 mois (28 semaines), je me suis basé sur le billet de Didier, qui a dû faire des statistiques chaque année pour arriver à ce chiffre. Ainsi, je lui fais confiance. À moins que d’autres personnes me prouvent le contraire ?

    Je comprends que le samedi est un jour où on peut faire le plein, mais il faut aussi arriver à concilier avec sa vie de famille. En effet, car arriver tous les soirs chez soir vers 20h, et en plus travailler tout le samedi, je pense que c’est un peu dur pour la famille, et le but est que tout le monde trouve son équilibre. C’est donc pour cela que je parlais ne pas travailler le samedi après-midi.

    Par conséquent mon calcul semble juste, et je ne vois donc pas comment on peut en vivre (même si ce métier est fabuleux), en arrivant à concilier vie de famille et vie de professeur indépendant ?

    Mais quelqu’un peut peut-être m’éclairer ?

  90. Patrick a écrit le 31 mars, 2014 à 11:22

    23 élèves Paris et région parisienne à 40€ de l’heure (CESU), pour des séances de 2h: salaires 7500€ à 8000€ par mois voilà ce que me ramène les cours particuliers. A cela s’ajoute mon salaire du lycée. Je prends 15 jours de vacances en hiver, une semaine en février et deux mois en été. On n’a rien sans rien. Maintenant quand je dis cela il se trouve toujours des esprits chamailleurs pour m’expliquer que je délire, que je néglige mes élèves, que je gruge l’administration, où je ne sais trop quoi… En étant bien organisé on peut très bien gagner sa vie, mais il faut à la fois être performant et être très bien organisé.

  91. Wafer a écrit le 31 mars, 2014 à 14:26

    Bonjour,

    @ Patrick : j’avoue que je suis admiratif du salaire que tu peux te faire. Mais tu arrives quand même à avoir une vie de famille quand tu travailles ?

    J’attends de voir le salaire d’autres personnes qui sont à plein temps, et qui se réserve du temps pour la famille aussi ? Car moi, j’adorerai faire ce métier à plein temps, mais financièrement cela ne semble pas être viable, sans influencer profondément ma vie de famille.

  92. ABIDI a écrit le 1 avril, 2014 à 14:05

    bonjour à tous.
    Je suis prof de maths physique à Aix en Provence, je travail à plein temp en plus de 4 heures supp par semaine. en plus de mon travail je donne des cours particuliers à domicile pour 13 élèves à raison de 18 heures par semaine.
    je facture en moyenne 30 €/h ce qui me fait une rentrée d’argent suplémentaire d’environ 2200 € / mois en comptant les désistement occasionnels.
    [censuré par Didier Kropp] car j’estime qu’on déjas assez et que d’autre part cela équilibrerait un peu notre salaire par rapport à celui de nos voisins allemants et luxembourgeois qui gagnent facilement le double que nous.
    Alors vive le travail [censuré par Didier Kropp] :P

  93. Stefan a écrit le 1 avril, 2014 à 15:55

    Bonjour, je suis professeur a domicile en autoentrepreneur et je possède l’agrément simple( déclaration) qui permet au famille de bénéficier de la réduction du crédit d’impôts. Je me demandais si donner des cours au domicile des étudiants (qui ne vivent donc pas avec leur parents mais dont le logement est payé par ces derniers) permet aux parents de bénéficier de la réduction d’impôts.
    Quelqu’un aurait-il la réponse cette question car j’ai cherché partout sur le net mais en vain.
    Merci

  94. Didier Kropp a écrit le 1 avril, 2014 à 16:02

    @ Stefan

    Les textes parlent de “lieu de résidence habituel”, un logement étudiant en est un, au même titre que le domicile des parents. Donc n’ayez aucune crainte.

  95. Didier Kropp a écrit le 1 avril, 2014 à 16:02

    @ ABIDI

    Pas de commentaires de ce genre sur ce blog, merci.

  96. Patrick a écrit le 1 avril, 2014 à 17:11

    @ABIDI.
    Actuellement j’habite Paris, j’ai longtemps vécu dans le sud est, du côté de Marseille. A lecture de ton post, je me demandais si je pouvais travailler pour le même tarif 40€/h pour des séances de 2h à Aix en Provence? L’inconvénient d’Aix c’est que lorsqu’il commence à faire chaud en mai-juin c’est vraiment difficile de tenir le rythme que je m’impose à Paris.

  97. ABIDI a écrit le 2 avril, 2014 à 12:46

    @Patrick
    L’avantage de la ville d’Aix en Provence c’est :

    a) C’est une ville bourgeoise ( beaucoup plus que certain quartiers de Paris), et par conséquent les parents ici sont prêt à payer ( des collègues à moi facture l’heure de cours à 75 €…!!)
    b) contrairement à Paris, il n’y a pas trop d’universités/facultés scientifiques donc pas de concurrence des étudiants des branches scientifiques.
    Pour les profs indépendants, il y a du frics à se faire ici à Aix et ces villages avoisinants :P :P :P :P

  98. Patrick a écrit le 2 avril, 2014 à 18:36

    Pour éviter les trous et combler les désistements je prends toujours un ou deux élèves en plus que ce que me permet mon planning. Avec les désistements je n’enregistre pas de perte. Je sais aussi que les semaines précédents les vacances il y’a toujours beaucoup de désistements,du coup je pratique comme les compagnies aériennes : le surbooking. Au final je n’ai jamais d’élève en rade.

  99. Wafer a écrit le 3 avril, 2014 à 13:45

    @Patrick

    Et comment tu les cases les élèves en trop si il y a pas de désistement?

  100. Patrick a écrit le 4 avril, 2014 à 18:00

    @Wafer Il faut bien connaître son marché pour être au plus près des attentes des élèves. Généralement la plupart des désistements c’est la dernière ou la première semaine. Dans le cas où aucun désistement ne s’annonce (ce qui ne m’est jamais arrivé ) il faut alors alors voir avec les élèves toujours prompts à annuler un cours en modifiant légèrement le planning. Il faut toujours s’arranger pour que l’annulation vienne des parents ou des élèves.

  101. Stéphane a écrit le 3 août, 2014 à 15:32

    Bonjour à tous

    Tout d’abord, merci pour cet article très complet, ça m’a beaucoup aidé!

    Je suis professeur indépendant en AE déclaré services à la personnes depuis un peu plus d’un an et il me semble pouvoir en vivre correctement. Je voudrais de plus animer des cours collectifs ou à mon domicile, mais je ne peux pas le faire en tant qu’AE déclaré car je dois faire exclusivement des cours au domicile de l’élève. Je me demandais donc comment il était possible de faire pour mettre ça en place?

    Merci d’avance pour vos réponse

    Stéphane

  102. Didier Kropp a écrit le 4 août, 2014 à 10:17

    @ Stéphane

    La seule solution est que les cours soient donnés par une autre structure.

    C’est assez prise de tête, on a décortiqué les aspects juridiques sur http://www.gautier-girard.com/forum/topic/cesu-vers-la-fin-des-cotisations-sociales-au-forfait

  103. jc a écrit le 6 août, 2014 à 0:41

    Félicitations pour ce blog ! Inspirant, clair, sérieux et très humain à la fois. Que du bon.

    Je dois dire que ce site et les liens que j’ai avidement parcouru me réconfortent dans l’idée de devenir prof indépendant (math + physique).

    Cependant, l’aspect financier me freine un peu.
    2 points:

    1/Je suis en Belgique et ici il n’existe pas d’incitant fiscaux (50% que l’on peut défalquer des impots) pour les profs indépendant comme vous l’avez en France. C’est seulement pour les tâches ménagères que ce genre de mécanismes fiscaux existent en Belgique,rien pour les profs indépendants. Dommage mais c’est ainsi. D’où ma question: votre job serait-il viable sans cette aide fiscale?

    2/En Belgique, et je suppose que c’est pareil en France, il y a multitude de gens (étudiants en dernière année de fac, professeur en activité, professeur retraité, ingénieur…) qui proposent des cours particuliers de soutien scolaire à des “prix cassé” genre 10€/h ou 15€/h. D’où ma question: comment lutter contre ces casseurs de prix? Je peux argumenter avec l’aspect pédagogique, le suivi sur le long terme, le sérieux …mais je me demande si cela peut lutter contre ces prix planchers. La seule solution que je vois est d’organiser des stages de petits groupes (max 6 élèves) pour sextupler le gain horaire. Mais les stages ne sont possibles que ponctuellement. Alors comment lutter?

    Merci d’avance.

    ps: j’adore la France. Chaque année et hop on part en vacances chez vous. Pour changer cette année on est parti en gîte en Bretagne près de Saint-Malo, c’était parfait. Ce que je préfère chez vous, c’est votre art du débat, de la polémique, de la rhétorique. Toutes ces émissions de radio où vous dissertez…

    à bientôt
    jc

  104. Vincent a écrit le 6 août, 2014 à 7:47

    Bonjour jc,

    sans l’avantage fiscale, je pense qu’une bonne majorité de prof indépendants se remettront à faire du travail non déclaré et feront plus d’heure pour compenser. Sauf ceux qui ont un carnet d’adresses de personnes très aisées.

    Conclusion, installez vous en France et profitez en !

  105. Didier Kropp a écrit le 6 août, 2014 à 8:39

    @ jc

    Merci de votre intérêt pour ce blog :-)
    Et oui, on aime bien parler en France, d’autres préfèrent travailler :lol:

    Pour en revenir à votre question, si l’avantage fiscal disparaît, je pense comme Vincent : le métier est mort et les cours à domicile se feront au noir.
    Dans votre cas, sauf à bénéficier d’un excellent réseau et d’une expertise reconnue, mon avis est que c’est dur de s’en sortir.

    Les cours collectifs sont une alternative, par exemple accueillir des élèves tous les jours. C’est jouable, à condition d’avoir un local à côté d’un lycée - je crois qu’en Belgique on dit un athénée ?

    En France, des structures de ce genre existent et sont viables. Ceci dit, louer un local plus toutes les charges qui vont avec représente un coût fixe élevé.

    Personnellement, si l’avantage fiscal disparaît, j’arrête tout et je fais autre chose jusqu’à ce que je décide de prendre ma retraite :mrgreen:

  106. jc a écrit le 7 août, 2014 à 14:27

    Merci Vincent et Didier pour vos réponses,

    rien qui ne puisse susciter l’enthousiasme malheureusement :cry:

    Ceci dit, je pense que je vais tenter qd même le coup à titre d’indépendant complémentaire (le principal étant prof de math).

    Mes atouts ?
    1/j’ai chez moi 2 pièces à l’écart du privé qui me permettent d’accueillir en même temps 5 élèves max. ensemble. Je n’habite malheureusement pas près d’une école mais près d’un arrêt de bus, du centre ville (Liège) et de l’autoroute donc c’est joignable.
    2/Je me dis que le CA des écoles privées de soutien scolaire ne fait que augmenter alors qu’elles facturent à prix élevé 30-40€/h, c’est donc qu’il y a des parents/élèves prêt à mettre ces sommes là (le prix de la réussite!)

    Bon ça c’est la théorie ! En pratique, je sais pas si ça marchera. Je vous dirai quoi comme on dit dans le nord…

    Ps: on dit un athénée pour les écoles du secondaire (le collège chez vous) qui sont issues du réseau (mot magique dans l’enseignement en Belgique, il ressort une phrase sur deux lors d’une discussion entre 2 profs lol) de la fédération wallonie bruxelles (anciennement communauté française de Belgique). Les autres réseaux sont le libre (c’est à dire catholique), celui des provinces et celui des villes.
    Et en Flandre ? aucune idée…l’enseignement est une compétence fédéralisée en Belgique donc zéro connection entre wallonie et Flandre

  107. Didier Kropp a écrit le 8 août, 2014 à 8:36

    @ jc

    C’est intéressant d’avoir votre vision du soutien scolaire.

    “On” dit qu’en France, nous sommes les champions d’Europe (pour une fois…).
    Même si les chiffres sont difficiles à connaître, le marché (déclaré et au noir) est estimé à 2 ou 3 milliards d’€.
    En cause une crise qui n’en finit pas, le chômage élevé des non-diplômés, un système éducatif qui peine à se réformer et qui se réforme mal quand il essaye, etc.

    En Belgique, comment est-ce ?

  108. jc a écrit le 10 août, 2014 à 13:51

    Voici quelques éléments sur le soutien scolaire en Belgique:

    *Le marché est largement dominé par le travail au noir : 80%. Un rapide survol des sites de petites annonces (quefaire.be, vivastreet.be, jobsregion.be…) m’apprend que le prix est à 15-20€/h. On y trouve des étudiants d’université, des profs retraités ou des profs en activité.

    *Il n’y a pas à ma connaissance de professeur indépendant en Belgique francophone. La faute probablement à l’absence d’aide fiscale comme en France. Notez toutefois que je ne m’intéresse à la question du soutien scolaire que depuis quelques semaines et donc je manque un peu de recul sur certaines infos. Il y a donc peut-être quelques prof ind (en anglais/néérlandais notamment) qui existent çà et là.

    * Il existe évidemment des organismes de soutien scolaire qui délivrent des cours soit à domicile soit en centre: le leader est cogito (cogitobelgium.com) avec un chiffre d’affaires de 1,250 million d’€ en 2010. Les autres: educadomo (3500 élèves/an), mysherpa, reussitschool.be, nederlandsacademy . Le coût horaire varie entre 35 et 55€/h. Intéressant de voir que la plupart de ces organismes rapportent un CA en croissance, preuve que le marché augmente.

    *Si vous êtes les champions du soutien scolaire, nous sommes les champions du redoublement. La preuve en chiffres :
    1/à 17 ans un élève sur 4 a déjà raté au moins une fois une année
    2/Sur les 155.000 étudiants de l’enseignement supérieur (universités + hautes écoles), seulement 25000 étudiants obtiennent leurs diplômes sans rater une année. Ce qui représenterait par année ratée un coût de 10k€ pour l’étudiant, 10k€ pour l’état et en plus un manque à gagner lié au retard à l’arrivée dans le milieu professionnelle d’au moins 20k€ pour l’étudiant.
    Il y a donc beaucoup d’élèves en difficulté avec des enjeux économiques non négligeables.

    *Taille du marché soutien scolaire ? Difficile à chiffrer puisque la majorité est non déclarée, j’ai lu le chiffre de 300 millions d’euro…J’ai également lu qu’un étudiant sur 5 faisait appel à du soutien scolaire…Ce qui est sûr c’est que le marché est en expansion

    *Il y a une différence importante entre nos deux systèmes éducatifs : le vôtre est beaucoup plus élitiste. J’ai pas mal d’amis français à Liège qui me disent tous que dès le début de l’adolescence les élèves plus faibles sont écartés du bac général vers les bac pro et tec pour ne pas diminuer les statistiques de réussite. Et puis vous avez vos fameux concours d’entrée aux grandes écoles : les places sont limitées donc cher donc recherche de perfectionnement donc cours particulier (confirmez-vous mon raisonnement ?). Il n’y a aucun concours en Belgique. Preuve de votre élitisme scolaire : promenez-vous aux abords des écoles de kiné, infirmiers, vétérinaire à Liège…et vous verrez une grande majorité de plaque française. Les élèves ayant échoué à vos concours, trouvent refuge dans nos écoles puis une fois le diplôme en poche retournent exercer en France.

    Et dans le futur ?
    Le bac qui vous est si cher n’existe pas en Belgique mais on y va. C’est déjà mis en place à la fin du primaire et quelques essais sont en cours pour le secondaire (en français et en histoire). Je parie que dans 10 ans l’équivalent du bac aura pris place. Et cela ne fera que renforcer le besoin d’aide scolaire.
    Pour lutter contre l’échec massif dans l’enseignement supérieur (voir en haut), on parle de plus en plus de mettre sur pied des examens d’entrée aux études longues (médecine, droit…) ce qui est déjà le cas pour les ingénieurs. Et cela aussi aurait comme effet de gonfler le marché

    Que retenir de tout cela?
    Je pense que le métier de prof. ind. est plus propice en France qu’en Belgique pour 2 raisons: 1/l’incitant fiscal et 2/ des études beaucoup plus élitiste chez vous et donc la recherche de performance. Toutefois, il y a des raisons de croire que le coup est jouable : 1/marché du soutien scolaire en expansion ; 2/marasme économique qui n’en finit plus et qui mène à l’équation pas de diplôme = pas de job.

    à bientôt, jc

  109. Didier Kropp a écrit le 11 août, 2014 à 18:42

    @ jc

    Merci beaucoup pour cette intéressante contribution.

    Le marché est largement dominé par le travail au noir : 80%.
    En France également ! Je pense même que c’est en augmentation, malgré la carotte fiscale.
    De plus en plus de gens rechignent à débourser 50 € aujourd’hui pour en récupérer 25 demain : ils préfèrent donner 25 au noir.
    En cause la crise où on s’embourbe malgré le changement de majorité, et l’incertitude fiscale - régulièrement, l’incitation fiscale est remise en cause.

    Il y a une différence importante entre nos deux systèmes éducatifs : le vôtre est beaucoup plus élitiste.
    Je manque de point de comparaison.
    Ce qui est sûr, c’est que nous sommes atteints de diplômite, voire de sur-diplômite aigüe. En France, un bon diplôme d’une bonne école vous suit toute votre vie.
    Je connais des directeurs commerciaux autodidactes de 45 ans très expérimentés, qui ont fait une belle carrière, et qui au chômage ont du mal à retrouver du boulot car ils n’ont pas de diplôme.

    Et puis vous avez vos fameux concours d’entrée aux grandes écoles : les places sont limitées donc cher donc recherche de perfectionnement donc cours particulier (confirmez-vous mon raisonnement ?).
    À côté des “vraies” grandes écoles sélectives, on trouve (surtout pour les écoles de commerce) une foultitude d’écoles plus ou moins sérieuses.
    Un reportage : http://www.youtube.com/watch?v=jqY3WqLcgRk
    On trouve également pour les écoles d’ingénieurs plein d’écoles post-bac sérieuses, où le concours d’entrée n’est pas très dur.
    La voie hyper-sélective est celle des classes préparatoires, et oui, pour les bons élèves de lycée, la demande de cours particuliers est importante - en fait, il s’agit le plus souvent de coaching, les aider à avoir confiance en eux.

    Il existe évidemment des organismes de soutien scolaire qui délivrent des cours soit à domicile soit en centre [...] Le coût horaire varie entre 35 et 55€/h.

    Donc, c’est jouable. Il faut d’entrée de jeu miser sur la qualité.

    Bonne continuation

  110. Soutien scolaire a écrit le 28 août, 2014 à 14:51

    Message à l’auteur et ajout d’infos:

    Bonjour,

    et merci pour cet article fort intéressant !

    Juste un bémol pour le point n°3 : “CDI et indépendance”.
    Personnellement, j’ai la chance d’avoir intégré le pole “Soutien Scolaire ” d’une CAE (Coopérative d’Activités et d’Emploi) strasbourgeoise nommée Coopénates. Ceci me permet d’avoir le statut hybride d’ “entrepreneure salariée”. Les “entrepreneurs salariés” signent un CDI avec la coopérative ET mènent leur activité professionnelle de manière indépendante. Ils sont donc entrepreneurs (par la posture) ET indépendants (par leur statut).
    La CAE Coopénates nous dispense des formations préalables (communication, gestion, etc) et nous accompagne dans notre projet, ce qui est tout à fait bienvenu lorsqu’on débute dans l’entreprenariat.

    Cette solution hybride me semble constituer une réelle valeur ajoutée, l’esprit coopératif en plus !

    Cordialement

  111. Didier Kropp a écrit le 28 août, 2014 à 19:51

    Merci de votre intérêt pour ce billet.

    Effectivement, c’est intéressant pour démarrer. Ceci dit, le régime auto-entrepreneur est très simple.

  112. DUPUY a écrit le 9 septembre, 2014 à 12:42

    ouf! je viens de lire TOUS les messages du blog
    ce fut passionnant et enrichissant
    il était temps que j’en apprenne un peu plus sur mon métier
    Merci M. Kropp (puis-je vous appeler Didier)pour avoir céée et animée cette irremplaçable tribune.
    voila 5 ans que je suis prof particulier et la lecture de votre site et ses annexes m’a bien aidé
    j’ai commencé aux CESU et je suis passé AE l’an dernier
    aidé à distance par une certaine Dominique Gay que je remercie “publiquement” ici
    Je suis en admiration devant tous ceux comme vous qui vivent totalement de ce métier, devant ceux qui travaillent 7 jours sur 7 voire plus, animent des stages pendant l’été et ont quand je supose une vie personnelle voire familiale
    J’ai quand même du mal à croire ceux qui sont profs à l’EN et affirment avoir plus de 15 élèves
    Moi-même, qui ai la chance d’être prof en retraite, j’ai beaucoup de mal à caser des cours au-delà de 15 élèves même en commençant certains jours à 8h, en travaillant tout le samedi et le dimanche matin et en ayant des élèves à trous
    Quant au surbooking, bravo, je n’y avais jamais pensé !
    Je termine ce message en déjà trop long en reamrquant que pour moi et peut -être pour d’autres la question essentielle est: comment trouver des élèves…
    Très cordialement

  113. Didier Kropp a écrit le 10 septembre, 2014 à 11:24

    @ Sylvain (DUPUY)

    Merci de votre intérêt pour mon blog :-)

    L’intérêt d’être à son compte est que l’on peut moduler et travailler (plus ou moins) “comme on veut”.

    Des confrères donnent 1.600 heures de cours par an (c’est énorme !), d’autres 500 (volontairement, pour privilégier la vie de famille),…

    Et oui, trouver des clients est le souci numéro 1 des profs indépendants !

  114. Tinka2010 a écrit le 1 octobre, 2014 à 22:16

    Bonjour, je donne des cours d’anglais à mon domicile(des adultes particuliers et des petits groupes de 3et5enfants). Je travaille comme autoentrepreneur et je ne sais pas si les clients peuvent bénéficier de 50%de réduction fiscale du tarif. Je n’ai pas demandé d’agrément .est ce que quelqu’un peut me conseiller dans ce sujet afin que je puisse répondre aux parents?
    Merci d’avance et merci également pour ce blog.

  115. Didier Kropp a écrit le 1 octobre, 2014 à 22:31

    @ Tinka2010

    Les cours à votre domicile ne rentrent pas dans le champ des services à la personne, donc ne peuvent donner lieu à une réduction fiscale.

    Donc pas d’agrément possible.

  116. Patrick a écrit le 2 octobre, 2014 à 0:54

    @Dupuy

    Bonjour et merci pour ce magnifique blog.
    J’ai actuellement 22 élèves par semaine, je travaille à l’EN et je refuse 4 demandes par jour. Comment je fais : d’abord j’ai privilégié dans mon annonce les commentaires des parents sur mon travail. Puis ma disponibilité à l’égard des élèves a fait le reste. J’habite Paris, je roule en scooter et m’oriente grâce à mon GPS. J’ai aussi une organisation très structurée, je travaille avec deux ordinateurs, j’utilise google drive pour le partage des cours et le travail interactif avec les élèves. Je demande 40€/h et chaque séance dure deux heures. Pour dire la vérité cette année je commence véritablement à fatiguer… Cela fait cinq ans que je m’impose ce rythme. Je vais commencer à lâcher le pied à la rentrée prochaine…

  117. Tinka2010 a écrit le 8 octobre, 2014 à 15:43

    Bonjour,
    je suis tombée par hasard sur le site des cours privés par correspondance Valin et j’hésite à postuler pour devenir correctrice où prof d’anglais. (Mes cours à domicile ne marchent pas comme je voudrais, donc je cherche d’autre possibilités en enseignement tout en gardant ma liberté :-) )
    Je me demande combien sont ils payés, comment travaillent ils. Je demande donc des avis sur ce sujet s’ il a quelqu’un avec des expériences avec les cours Valin où d’autre comme Li, Hattemer…
    Merci beaucoup.

  118. Didier Kropp a écrit le 8 octobre, 2014 à 21:06

    @ Tinka2010

    Le plus simple serait de leur téléphoner :wink:

  119. Philippe a écrit le 16 octobre, 2014 à 11:28

    Bonjour monsieur Kropp,

    Tout d’abord permettez-moi de vous remercier pour votre excellent site sur les cours particuliers.
    Il m’a grandement aidé à appréhender un certain nombres de difficultés administratives à “surmonter” afin de comprendre au mieux les démarches nécessaires pour devenir indépendant. :D

    J’exerce actuellement le métier d’enseignant à domicile en maths et physique/chimie via une grande société spécialisée dans ce domaine.

    Mais je souhaiterais devenir indépendant en tant qu’auto-entrepreneur.
    En dépit d’un certain nombre d’inconvénients , les avantages qu’offre ce métier (l’indépendance n’a pas de prix!) et le fait qu’il corresponde à un certains nombres de mes aptitudes et motivations (pédagogie, contact direct avec un élève), sont autant de raisons de me lancer dans ledit métier en tant qu’auto-entrepreneur.

    Je ne me permettrai pas de vous poser des questions relatives à ce qui est déjà parfaitement expliqué sur votre site, toutefois j’aurai simplement une question relative à une formalité qui me pose problème afin de faire une demande pour devenir auto-entrepreneur.
    Sur le portail officiel des auto-entrepreneur, il est demandé de renseigner une adresse de domiciliation (déclaration relative au lieu d’exercice).
    Or comment renseigner une adresse de lieu d’exercice lorsque nous n’avons pas encore créé notre activité d’auto-entrepreneur et que naturellement nous n’avons pas encore d’élève?

    Je ne trouve, à mon grand regret, aucune aide me permettant de surmonter cette difficulté.

    En outre, quelles différences y a t-il entre formateur indépendant et professeur indépendant?

    En vous remerciant par avance.

    Philippe

  120. Didier Kropp a écrit le 18 octobre, 2014 à 9:42

    @ Philippe

    Votre commentaire était perdu dans les spams, je l’y ai repêché.

    L’adresse de votre lieu d’exercice est votre domicile (ou un local que vous loueriez à cet effet, ce qui serait étonnant pour un auto-entrepreneur).

    En outre, quelles différences y a t-il entre formateur indépendant et professeur indépendant?

    Ces intitulés ne sont pas vraiment réglementés. La différence est plutôt d’ordre sémantique, mentalement on associera plutôt professeur à “école”, “particulier” et formateur à “entreprise”.

    Également, il existe un cadre juridique spécifique si on désire être formateur et faire signer des conventions de formation avec des entreprises.

    Mieux vaut vous déclarer professeur :-)

  121. Philippe a écrit le 18 octobre, 2014 à 17:29

    Merci beaucoup pour vos réponses. :-)

    Philippe

  122. gregnalex a écrit le 2 novembre, 2014 à 19:15

    Bonjour,

    Cela fait 2 ans que j’y songe et maintenant, ça y est, je compte démarrer le soutien scolaire.
    Je suis professeur des écoles depuis 15 ans et j’ai toujours donné des cours (anglais, maths, français pour des collégiens ou enfants de CP au CM2).
    J’ai vraiment très envie de tenter cette indépendance tout en gardant l’aspect pédagogique de la profession. J’habite une petite ville (environ 15 000 habitants et suis situé à 45 minutes de deux villes plus importantes).

    Au début, je vais évidemment garder mon activité à temps plein et sonder le marché. J’ai fait ma demande de cumul d’activités mais j’ai encore pas mal d’interrogations sur le statut, la façon d’être payé etc.

    Je continue à lire toutes les contributions depuis la parution de cet article.

    Merci encore

    Grégory

  123. Didier Kropp a écrit le 3 novembre, 2014 à 15:51

    @ gregnalex

    Bienvenue sur mon blog :-)

  124. gregnalex a écrit le 3 novembre, 2014 à 17:28

    Merci beaucoup, je désespérais de trouver des interlocuteurs pour mon projet.

  125. Philippe a écrit le 6 novembre, 2014 à 10:04

    Bonjour tout le monde!

    Ayant décidé de me lancer “en solo” dans le soutien scolaire, puis-je vraiment songer à trouver moult clients à cette période de l’année?
    Ou bien la plupart des demandes de cours des parents se font-elles lors de la première partie de l’année scolaire (disons jusqu’aux vacances de la Toussaint)?

    Merci d’avance.

    Philippe

  126. Didier Kropp a écrit le 6 novembre, 2014 à 11:37

    @ Philippe

    Mon constat :

    Le premier pic de demandes est bien sûr fin août / début septembre.

    Le deuxième pic, ce sont les vacances de la Toussaint, les premières notes aux contrôles sont connues.

    Le troisième pic, ce sont les vacances de Noël, le premier bulletin.

    Puis ça se calme, avec une remontée à partir d’avril pour les 3ème (brevet) et les Tale (bac).

  127. gregnalex a écrit le 6 novembre, 2014 à 13:01

    Philippe, ce sont des cours dans quelle matière ?

  128. Philippe a écrit le 6 novembre, 2014 à 21:17

    gregnalex, ce sont des cours en physique/chimie et maths niveau secondaire.

    Didier, merci pour les infos. :D

  129. Philippe a écrit le 5 décembre, 2014 à 12:03

    Bonjour à tous et à toutes.

    J’aimerais avoir une petite précision en ce qui concerne le prix sur les annonces de cours.

    Quel prix doit-on faire figurer sur les annonces (dans le cadre de paiement par CESU)?

    Le salaire net que touche l’enseignant, le prix total avant réduction d’impôts ou bien le prix après réduction d’impôts?

    Voilà, bon courage à tous les profs indépendants en cette fin d’année (surtout avec l’arrivée de la gastro qui s’invite dans les foyers chez lesquels on exerce cette belle profession!)

  130. Patrick a écrit le 5 décembre, 2014 à 12:19

    Personnellement, afin d’éviter toutes formes de malentendus je préfère annoncer le prix que la famille me paiera, sachant que plus le prix est élevé et plus la prestation sera désirée voire désirable…

  131. louis a écrit le 2 janvier, 2015 à 20:36

    Bonjour,
    Je remercie tout d’abord l’auteur de ce blog pour ce site fort interessant. Ayant donné de nombreux cours particuliers dans ma vie (avant de quitter l’enseignment et devenir fonctionnaire mais c’est une autre histoire), je ne partage pas hélas l’optimisme affiché ( et notamment la partie intitulée “combien pouvez vous espérer gagner). J’ai adoré donner des cours particuliers ( en anglais et allemand, j’ai un doctorat d’anglais) mais je ne vois pas comment on peut en vivre. Voici les raisons ( je ne parle que des langues. Cela ne vaut pas pour les matières scientifiques):

    1) les familles ne sont guère disposées à payer plus de 15 euros de l’heure. Celles que j’ai connues auraient refusé 25 ou 30 euros de l’heure ( les tarifs proposés par les concurrents étant tous compris entre 11 et 15 € de l’heure)
    2) On ne peut donner que de peu d’heures dans une semaine ( déja on ne peut que le soir et le week end en sachant que souvent le dimanche la famille ne souhaite pas de cours). De plus, souvent les familles estiment qu’une heure de cours par semaine en langues, c’est déja bien ( je sais qu’en maths elles souhaitent plus d’heures). Si une famille vous engage 2 heures par semaine, vous pouvez déjà être content (e)
    3) Il y a beaucoup d’annulation de la part des familles ( vacances, maladies, la tante qui vient de normandie tous les ans, les lecons de conduite, etc…)
    ‘) on ne dispose bien sur d’aucun congés payés et de rémunératon ou dédommagement en cas de cours manqués. C’est une pure perte.
    En résumé, les cours particuliers ( du moins en langues) doivent être considérés comme un complément, une façon d’arrondir ses fins de mois, de s’offrir une place de cinéma, un dessert dans un resto ou une visite en famille mais pas plus!!! C’est surtout un excellent moyen de transmettre son savoir.
    On ne peut en aucun cas en vivre du moins en langues.Je serai heureux que mon post suscite des commentaires ou questions.
    Bien cordialement.

  132. Philippe a écrit le 4 janvier, 2015 à 19:19

    Et bien pour réagir à votre commentaire et à votre propos sur le fait qu’il n’est pas possible de vivre de cette profession, je peux vous affirmer qu’il existe un certain nombre de personnes qui arrivent à en vivre…
    C’est le cas de certaines personnes sur le présent forum.

  133. Patrick a écrit le 4 janvier, 2015 à 19:22

    Bien sûr qu’on peut en vivre sur Paris en français et philosophie les tarifs demandés peuvent dépasser les 50 euros de l’heure pour des séances de deux heures. Les familles désargentés peuvent demander un rendez vous tous les quinze jours.

  134. louis a écrit le 4 janvier, 2015 à 20:09

    @Philippe

    Bonsoir, je suis sincèrement heureux pour eux que des personnes puissent en vivre. Je n’ai fait que raconter mon vécu personnel et énoncer ma propre opinion. Par ailleurs, je ne parlais que des langues étrangères.

  135. Didier Kropp a écrit le 6 janvier, 2015 à 12:15

    @ louis

    Bonjour, meilleurs vœux pour cette nouvelle année, et désolé pour ma réponse tardive.

    En donnant des cours de sciences (maths et physique-chimie), on peut vivre correctement - sans rouler sur l’or.

    C’est sûrement plus difficile en lettres. Une amie y arrive, mais son domaine est élargi à l’expression écrite en général (français, philo) et aux langues (anglais et espagnol).

    les familles ne sont guère disposées à payer plus de 15 euros de l’heure.

    Le principal concurrent des cours déclarés est le travail au noir. La question est “Qu’est-ce que l’on a pour 15 euros ?”.
    Ainsi, cette amie (plus de 980 au TOEIC…) dispose par exemple d’une très importante quantité de textes, fichiers audios, vidéos,…, qu’elle peut envoyer à ses élèves. Ses honoraires de 50 euros de l’heure (avec 50% de réduction d’impôt) sont justifiés.

    En sciences, on a le même problème. Le Bon Coin est plein d’offres de cours de maths à 15 euros… et pourtant on remplit nos plannings avec des cours à 50 euros de l’heure. Pourquoi ? Parce qu’on offre un service de qualité.

    On ne peut donner que de peu d’heures dans une semaine… on ne peut que le soir et le week end

    On peut travailler les après-midi, les matins, car certains élèves (surtout des lycéens) peuvent ne pas avoir cours le matin ou l’après-midi.

    Donner une trentaine d’heures de cours par semaine (voire plus pour les gros bosseurs) n’est pas très difficile.

    Ceci dit, je conçois bien que c’est plus dur en lettres qu’en sciences :-)

  136. cours d'anglais aix en provence a écrit le 10 janvier, 2015 à 22:21

    Bonjour et merci pour ces précieuses informations !

  137. ScolaProf a écrit le 11 janvier, 2015 à 19:21

    Bonsoir,
    J’ai créé un site de profs particuliers il y a 2 ans mais qui hélas a peu d’inscrits. Sans doute par ce que initialement j’envisageais une inscription payante. Cela dit j’ai aussi des parents qui cherchent des profs depuis mon site et donc malheureusement ils ne trouvent pas! Donc si vous désirez vous y inscrire, n’hésitez pas, je validerai vos inscriptions gratuitement avec le code didier15. L’idée n’est pas (plus) de me faire de la pub mais je trouve dommage pour les parents/élèves qu’ils se rabattent sur des des structures alors qu’il y a des indépendants (dont je fais partie) et qu’ils visitent mon site.
    Ce qui ne veut pas dire non plus que vous serez FORCEMENT contacté!
    L’inscription est active 9 mois après il faut renouveler. http://WWW.scolaprof.fr
    Merci

  138. Joel a écrit le 12 janvier, 2015 à 13:19

    @ Louis

    Je vous réponds car je suis prof indépendant d’anglais travaillant sur la région Rouennaise. Tous mes clients me payent 30 euros de l’heure ( sans poser de questions ou faire jouer la concurrence (les étudiants travaillant au black).

    Quant aux horaires possibles dans la semaine, je suis d’accord avec Didier. Oui, effectivement c’est plus facile d’en trouver le soir etc. mais il y a des personnes qui sont également dispo les matins. En plus comme vous donnez des cours de langues étrangères, votre clientèle s’étend plus loin que seulement des collégiens, lycéens, étudiants etc. Il y a des personnes retraitées qui sont toujours dispo, il y a des indépendants qui peuvent adapter leur planning à vous etc. Perso, j’arrive à travailler 30 heures par semaine, et minimum 32 semaines par an sans souci, sans compter des stages pendant les vacances scolaires.

    Concernant la problème d’annulations, je l’ai eu au début de mon activité et pour le contourner j’ai mis quasiment tous mes élèves sur des forfaits annuels payés en avance par chèques. Je suis donc couvert.

    Donc voila pour dire que oui on peut vivre des cours particuliers de langues.

    Merci :D

  139. inaya a écrit le 12 mai, 2015 à 23:10

    bonsoir

    Je suis contente de tomber sur cet article.

    Je donne des cours de langues mais je n’ai trouve aucun eleve cette annee, et pourtant j’ai travaille chez anacours, puis j’ai decide de me mettre en independante il y a un an.

    Je pense qu’on ne peut en vivre c est juste un complement de revenu.

    Mes tarifs sont a partir de 15e l heure et niveau primaire on me dit que c est cher. Pourtant je demande le cesu.

    Je ne sais plus quoi faire

  140. inaya a écrit le 12 mai, 2015 à 23:38

    Desolee pour l’orthographe mais j’utilise la tablette.

    J’ai pense a elargir ma zone, proposer des cours aux enfants en echec scolaire, etc… J’ai meme fait des flyers.

    Le bac approche et j’ai multiplie les annonces, envoye des textos a mes contacts.

    J aimerais creer une association de soutien scolaire mais je suis tellement decouragee, et pourtant j’aime les langues, transmettre mon savoir.

  141. Patrick a écrit le 13 mai, 2015 à 9:43

    Bonjour à tous et merci pour ce blog que je trouve très intéressant.
    Je donne des cours particuliers depuis plus de 10 ans. Mes tarifs sont de 50 euros de l’heure pour des séances de deux heures. J’ai refusé plus de trente élèves cette année.
    A l’heure actuelle de mon parcours, augmenter indéfiniment mes tarifs ne rime plus à grand chose
    Je souhaite passer à une étape supérieure.
    C’est pourquoi, aujourd’hui, je travaille sur le projet d’une agence de cours particuliers destinée aux hyper-riches.
    Dans ce cadre là, je souhaite recruter des collaborateurs:
    - des professeurs pour un tarif rémunéré à 50 euros de l’heure pour des séances de deux heures sous le régime du CESU.
    - des répétiteurs pour un tarifs rémunéré à 25 euros de l’heure.
    Voici mon projet, en cours d’élaboration merci de m’apporter votre retour et de me dire si vous seriez intéressé pour participer à cette aventure.

    « Oikos est une homeschool. C’est une agence dédiée à l’enseignement à domicile.

    Organiser à domicile le déroulement d’un enseignement répondant aux exigences des programmes de l’éducation nationale tout en apportant le plus qui fera de l’élève un citoyen éclairé aux enjeux du XXI ème siècle.

    Qu’entendons-nous par excellence ?
    L’excellence c’est d’abord ôter aux parents le souci que peuvent parfois représenter le parcours scolaire de leur enfant. Oïkos s’occupe de tout, et tout le temps, c’est la force de notre engagement.
    L’excellence c’est surtout bien préparer l’élève aux exigences du Bac. Appréhender les méthodes de travail, et surtout permettre de s’exercer par un programme hebdomadaire de devoir sur table. A l’issue de l’année scolaire l’élève aura composé au moins trente travaux d’écriture sur table, contre quatre ou cinq dans la plupart des établissements scolaires.
    L’excellence c’est d’assurer un réel suivi permanent du travail, par des professeurs correcteurs du Bac, bien évidemment, mais aussi par des répétiteurs qui pourront revenir sans cesse sur les questions d’acquisition des méthodes.
    L’excellence c’est de pouvoir contacter en permanence un interlocuteur, le même, le précepteur afin d’avoir un suivi permanent sur la progression de l’élève.
    L’excellence, c’est aussi une plateforme numérique qui permet l’accès à la totalité des cours du programme sous forme rédigée ou en vidéo.
    Enfin l’excellence c’est bien sûr de permettre à l’élève de porter un regard éclairé sur les enjeux du monde moderne, qu’ils soient économiques, sociétaux, artistiques ou philosophiques. Quoi de mieux que de pouvoir rencontrer les acteurs principaux qui façonnent les arcanes du monde d’aujourd’hui par un programme d’interventions à domicile.
    Jamais une agence de cours particuliers à domicile n’avait proposé un programme aussi ambitieux pour votre enfant.

    La prestation globale comprend :
    -un enseignement de 24 h par semaine dispensé par des professeurs correcteurs du bac qui répondent aux exigences des programmes de l’éducation nationale.
    - des études dirigées et une aide aux devoirs animée par des répétiteurs chaque jour.
    - un sujet Bac hebdomadaire donné en temps limité dans les conditions du Bac sous la surveillance d’un répétiteur
    - une coordination pour un meilleur suivi placée sous la direction d’un précepteur qui jouera le rôle de professeur principal assurant la liaison permanente entre les professeurs, l’élève et les parents.
    - une plateforme numérique contenant la totalité des cours entièrement rédigés
    - un programme de rencontres et d’interventions à domicile d’écrivains, d’artistes, de philosophes, de personnalités du monde des arts, de la culture, de la justice et de la politique.
    - un programme de sorties culturelles en France et à l’international
    un programme d’éducation sportive en lien avec les exigences du Bac.
    - une disponibilité à travers une plateforme téléphonique complète sept jours sur sept de 7h du matin à minuit.
    La prestation est facturée 100 000 euros par an et par enfant.

  142. gregnalex a écrit le 13 mai, 2015 à 21:55

    J’ai créé une auto-entreprise début 2015 et j’ai déjà 6 élèves. J’ai même calmé un peu la pub car je suis encore à 100% niveau boulot (suis professeur des écoles) mais j’ai demandé un 75% pour l’an prochain.

    Je suis dans une zone où Acadomia et autres n’existent pas (ville rurale de 15 000 habitants)et je donne cours du CP à la 3è et la majorité de mes élèves viennent pour l’anglais et le français.

    Mes tarifs sont de 32 € de l’heure en primaire et 36€ de l’heure au collège (les parents bénéficient de 50% de remise d’impôts car j’ai l’agrément Service à la personne).

    Inaya, tu donnes des cours de langue en primaire ? Je n’ai pas bien compris.

  143. Nathalie a écrit le 14 mai, 2015 à 9:15

    Gregnalex, pourriez-vous développer votre expérience car je suis intéressée pour faire la même chose dans ma région. J’enseigne les lettres et l’histoire dans un lycée professionnel et je souhaiterais lancer une activité de cours et coaching( ciblée sur l’orthographe, la méthodologie). Avez-vous rempli une autorisation de cumul? Quelles sont les démarches pour l’agrément? Vous faites des factures? Vous êtes rémunérée en CESU? La mise en place de l’auto-entreprise est-elle facile sur le plan paperasses et compagnie? Merci d’avance pour les réponses.

  144. gregnalex a écrit le 14 mai, 2015 à 9:29

    1) Oui, autorisation remplie et cela est très rapide.
    2) Pour l’agrément, il faut contacter la DIRECCTE de votre département. Ce fut plus long mais les circonstances semblaient exceptionnelles (changement de préfet etc.).
    3) Oui, je donne une facture à la fin de chaque mois. Les clients me paient soit en fin de mois soit à la séance.
    4) Non, pas de CESU. J’y suis plutôt opposé car les charges pour les clients sont énormes et en plus ils ont des démarches administratives à effectuer alors que là, c’est moi qui gère tout.
    5) Non, ce n’est pas très compliqué mais je trouve que pour ce qui est des impôts et des déclarations à l’URSSAF, c’est un peu compliqué (je dois aller me renseigner sur place mais pas évident avec les horaires de travail).

  145. inaya a écrit le 14 mai, 2015 à 19:47

    Je propose aussi des cours de langues en primaire ou de l’aide aux devoirs a partir de 15e net l’heure. Ici il n’ya pas mal d’agences comme anacours ou acadomia.

  146. gregnalex a écrit le 14 mai, 2015 à 19:48

    Quasi personne ne recherche de cours de langue en primaire. Pourquoi ne pas en proposer aux collégiens ?

  147. Nathalie a écrit le 15 mai, 2015 à 16:30

    Merci Grenalex pour ces précisions mais cela me semble très compliqué du point du vue de la gestion. Qu’est-ce que la DIRECCTE? ( pour obtenir l’agrément). Ensuite vous dites avoir obtenu facilement une autorisation de cumul mais j’ai vu que quand on travaille à temps plein on ne peut cumuler qu’avec ” une activité accessoire” ( 6H maxi/semaine.J’ai vu que s’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur est aisé, la suite le semble moins( au niveau impôts et compagnie), le paiement par CESU me semble plus simple pour moi ( et permet aux personnes de bénéficier aussi de l’allégement fiscal)car ça ne doit pas être évident de gérer les factures: vous avez crée vos propres factures ou vous utilisez un facturier type qu’on trouve dans le commerce. Qu’en est-il pour la comptabilité? Pouvez-vous intervenir en entreprise? Merci d’avance pour les réponses et merci pour celles déjà données.

  148. Patrick a écrit le 15 mai, 2015 à 17:14

    @ Nathalie personnellement je suis d’accord avec vous le CESU est la formule la plus simple sur un point administratif. Pour alléger la charge administrative des familles vous pouvez vous en occuper pour elles. Pour mes factures j’ai pris un modèle sur internet et j’envoie tout par mail pour éviter la paperasserie…

  149. Aurélien a écrit le 15 mai, 2015 à 18:11

    Bonjour,
    A noter qu’aujourd’hui le CESU n’a plus vraiment d’intérêt fiscal pour les familles. Pour 30€ net, 24.50€ de charges pour la famille, donc au final un gain de 3€ sur les impôts…

    Le passage en autoentrepreneur est très simple, ainsi que l’agrément. Pour les factures, une mensuelle suffit, le logiciel KAFEO gratuit est très bien( mise ne page automatique). Un tableau excel pour gérer ses entrées d’argent suffit.
    Je bosse 19h dans le privé et 18h en cours particuliers, et la paperasse me prend maximum 1h30-2h par mois. Côté impôt rien de spécial, plus on gagne plus on paye…Comme en CESU.
    Et pour la déclaration, mensuelle ou trimestrielle, pas compliquée.

    A mon avis, n’ayez pas peur du passage en Autoentrepreneur d’un point de vue administratif, il n’y a pas plus simple…
    Je peux vous renseigner

    CDT

  150. Patrick a écrit le 15 mai, 2015 à 18:15

    @ Aurélien merci pour vos précisions. Le problème avec le statut autoentrepreneur est le plafonnement des ressources: 32900 euros.

  151. Patrick a écrit le 15 mai, 2015 à 18:19

    @ Aurélien peut-on cumuler le statut autoentrepreneur et le CESU ?

  152. Aurélien a écrit le 15 mai, 2015 à 22:51

    oui on peut cumuler. Maintenant si tu es proche de dépasser le seuil du statut d’autoentrepreneur ( dépasser largement je veux dire, sinon pas d’intérêt), il faut réfléchir au passage en EI traditionnelle. J’y pense pour 2016 personnellement. Plus de paperasse c’est sûr, mais tu peux tout de même déduire beaucoup de frais, et au final on s’y retrouve et là pas de limite. Maintenant l’autre solution est de déterminer à l’avance combien d’élève il te faut pour atteindre le seuil et s’en tenir là. En changeant de tranche d’impôt, parfois on bosse pour presque rien…

  153. Patrick a écrit le 15 mai, 2015 à 23:17

    @Aurélien merci pour ta réponse.
    la paperasserie est mon cauchemar, pour le coup je fais vraiment de la phobie administrative… (mais je ne suis pas député, président de la commission des finances lol)
    Je me vois mal garder tous mes tickets d’essence et demander systématiquement une fiche au restaurant…

  154. gregnalex a écrit le 15 mai, 2015 à 23:31

    Beaucoup de remarques à faire sur vos interventions. Je ne pourrai détailler que demain soir mais je dis juste que pour les impôts c’est faux. Si on change de tranche, on paie plus d’impôts seulement sur les sommes supplémentaires engrangées

  155. Didier Kropp a écrit le 18 mai, 2015 à 8:10

    Bonjour,

    Pour celles et ceux qui s’interrogent sur les statuts (auto-entrepreneur, “vraie” entreprise individuelle,…) :
    http://www.gautier-girard.com/forum/topic/cesu-vers-la-fin-des-cotisations-sociales-au-forfait

    Ce sujet de forum est alimenté quasi-uniquement par des profs indépendants.

    @ inaya

    Que les langues, c’est il me semble assez difficile d’en vivre.

    Une consœur s’en sort en ajoutant à sa palette l’expression écrite en général : français, philo, histoire,…, bref la méthodologie de l’écrit.

    Ou alors pour les plus petits élargir l’offre à l’aide aux devoirs.

  156. Didier Kropp a écrit le 18 mai, 2015 à 9:16

    @ Patrick

    je travaille sur le projet d’une agence de cours particuliers destinée aux hyper-riches

    Bon, je ne sais pas si ce message est un gag :-)
    Si ce n’en est pas un, voyez ce que proposent “Les cours Wladimir” - c’est du même genre.

    La clientèle potentielle existe.
    Mais en fait le plus difficile est de la contacter et d’avoir sa confiance, le milieu des très très privilégiés pratique beaucoup l’endogamie sociale :-)

  157. Patrick a écrit le 18 mai, 2015 à 12:17

    @Didier Kropp, merci pour votre retour. Les cours Vladimir ne proposent pas vraiment du haut de gamme. C’est du acadomia avec des élèves ingénieurs et un discours sur l’excellence vide de contenu. Moi je propose un service assuré clef en main par des professeurs correcteurs du Bac rémunérés 50 euros de l’heure. Les grands bourgeois ont de grands soucis avec leurs enfants. Mon projet propose de s’occuper d’eux de manière suivie….

  158. Patrick a écrit le 18 mai, 2015 à 13:28

    Le modèle économique d’agences comme les cours Vladimir ou Acadomia repose sur la spoliation des intervenants. Le client paye 50 euros de l’heure et l’enseignant en perçoit 25. C’est un modèle détestable puisque l’enseignant a l’impression d’être grugé, ce qu’il vit comme une humiliation
    Je crois qu’il faut partir de l’idée que 50 euros de l’heure est un minimum pour le professeur. C’est d’ailleurs ce que je perçois actuellement. A ce tarif là je peux m’entourer des meilleurs intervenants. Pour le reste il est normal, puisque M. l’hype-riche bénéficie des services des meilleurs d’entre nous, qu’il paye en plus ce qui sera nécessaire au bon développement de l’entreprise. C’est à lui et non pas au travailleur de payer la plus-value qui permettra à l’entreprise de faire du bénéfice.
    Le service tel que je le propose, n’existe pas aujourd’hui. Je côtoie de très riches clients qui ont des cauchemars avec leur gamins ingérables. Ces parents leurs payent quand même pour 40000 euros par an, le droit d’entrée dans les rallyes, où les gamins cultivent l’entre-soi.
    Simplement tout riches qu’ils sont, ils ont besoin de gens compétents. Or, pour faire progresser un gamin en français ou en histoire géo, ce n’est pas d’un universitaire émérite dont on a besoin, mais d’un vrai professionnel qui connaît les programmes du Bac et son public. Et ça, ça se paye très cher… car aussi bizarre que cela puisse paraître c’est très rare. On trouve très peu de profs exerçant en lycée, correcteurs du Bac qui donnent des cours particuliers.
    Nous sommes une matière très précieuses… c’est pour cela que le tarif de 100 000 euros par an pour une prestation complète ne me semble pas exagérée…

  159. Patrick a écrit le 18 mai, 2015 à 13:59

    Le riche veut des gens compétents mais en même temps le riche aime briller. D’où l’idée d’organiser chez lui un programme de conférences autour des thématiques du Bac en faisant intervenir des écrivains, des artistes, des gens en vue. Et là le M. Hyper-riche se dira qu’il en a pour son argent. On lui donne le moyen de se déculpabiliser par rapport à ses enfants et en plus on lui permet d’avoir l’illusion de partager les grandes vibrations intellectuelles de ce monde… Voilà, c’est pragmatique et cynique…

  160. Adams Marx a écrit le 20 mai, 2015 à 13:46

    “Les riches ce sont les méchants, les pauvres, ce sont les gentils, et tout le monde veut être méchant”.
    (Je ne m’en lasse pas de cette citation).

    Par ailleurs, le mépris du riche fait autant de mal, par la propagation d’une démagogie crétinisante, que la vénération du pauvre.

    Le pauvre est plus pauvre que le riche.
    Le riche est plus riche que le pauvre.
    Voilà tout.
    Un bon début pour un cours de mathématiques et de français :D C’est la compréhension finale, soyons raisonnables dès demain, le respect de la propriété sera le genre humain.

  161. inaya a écrit le 20 mai, 2015 à 14:26

    Oui je propose également de l’aide aux devoirs pour les enfants de primaire.

    Mais en banlieue c’est rare de trouver les parents qui souhaitent déclarer.

  162. lolo a écrit le 2 juillet, 2015 à 23:42

    @Patrick

    Un intervenant acadomia qui touche 25€ de l’heure? Faut signer où??

    Un intervenant acadomia c’est en moyenne 14€, au max 17€..

  163. CAILLIAU a écrit le 18 juillet, 2015 à 18:01

    Bonjour,

    la concurrence ne risque-t-elle pas d’être trop grande avec Acadomia ?

    Quelles raisons ont les parents de préférer un prof indépendant à un organisme comme Acadomia ?

  164. Cordier Anthony a écrit le 12 février, 2017 à 12:42

    Bonjour

    Il y a beaucoup de points qui faussent la réalité dans cet article.
    Je me suis lancé en 2013 sous le statut d’auto entrepreneur, j’ai mis 6 mois à dépasser plafond et ai dû passer en profession libérale très rapidement.
    Mes élèves ont minimum 35 cours/an, plus les nombreux stages à chaque vacances scolaire (et il y en a bcp!!)
    Donc 35 cours plus 8 à 8 cours par vacances scolaires.
    Les jours fériés, week end sont travaillés, des jourénes de 6h de cours plus minimum 6h de gestion d’entreprise, publicié, préparation de cours, appels au parents pour le suivi et répondre aux nouveau, correction des devoirs donnés…. donc en effet, il n’y a jamais de repos! Des semaines de minimum 70h, pas de vacances ni de week end, mais de vrai revenus et une complète satisfaction client. Les parents sont ravis d’un tel investissement!
    Alors oui, si vous vouslez bosser 35h et avoir vos vacances…. ça sera très limité, mais si vous désirez travailler, si vous n’avez pas peur de finir entre 21h et minuit, alors ça marche! Je suis plus de 60 élèves et l’entreprise est en plein croissance avec un CA de presque 100K avec moi comme seul professeur….

    A bon entendeur pour les motivés!!

  165. Matthieu CAILLIAU a écrit le 12 février, 2017 à 12:51

    Je travaille aussi en auto-entrepreneur depuis deux ans, mais j’ai deux contrats pour des heures de cours de français en BTS et de philosophie en terminale L dans une école démocratique type Sudbury (scolarité autonome de l’élève, pas de contrôles mais un accompagnement personnalisé). De sorte que je gagne ce dont j’ai besoin, j’ai un jour entier de repos par semaine, et des vacances qui me permettent de lire, de publier des livres ou des articles de philo dans une revue. Je gagne donc le salaire d’un prof contractuel en lycée. Et je ne suis pas à la limite du burn-out… Le travail est une valeur, mais il y en a d’autres : nous devons chercher les moyens de les vivre aussi, ou de les défendre, car elles le méritent (la famille, les loisirs, la religion, la santé, les amis, la culture…)

  166. Anatole a écrit le 12 février, 2017 à 20:05

    @ Cordier Anthony

    On te l’avait déjà dit dans un autre poste, si tu dois baratiner pour ton site “Super-Arnaque” il faut au moins que tu sois crédible:

    Extrait 1: “Mes élèves ont minimum 35 cours/an, plus les nombreux stages à chaque vacances scolaire (et il y en a bcp!!)”

    Extrait 2 : “Je suis plus de 60 élèves”

    Extrait 3: “Donc 35 cours plus 8 à 8 cours par vacances scolaires.
    Les jours fériés, week end sont travaillés, des jourénes de 6h de cours plus minimum 6h de gestion d’entreprise, publicié, préparation de cours”

    A partir de l’extrait 1 et 2 en admettant que dans la situation la moins avantageuse pour ma démonstration tu ne fasses que des cours d’1 heure et que 35 heures par élève par an et en plus en ne comptant que 15 heures par an d’heures de stage par élève (cette estimation est encore sous-estimée car tu dis que “Donc 35 cours plus 8 à 8 cours par vacances scolaires”) cela fait donc un total de 60*35 + 60*15 =3000 heures de cours par an

    Avec l’extrait 3 on déduit que tu fais 6*365= 2190 heures par an (en faisant l’hypothèse que tu travailles 7 jours sur 7, 365 jours par an)

    Il y a là une belle contradiction ! ! !

    Et en plus toutes les hypothèses que j’ai faites sont trés peu crédibles et au désavantage de cette contradiction comme:
    - 1 cours = 1 heure
    - Tu travailles 365 jours par an

    En plus sur ce site il y a un poste tous les 15 jours environ il ne fallait surtout pas que tu postes à nouveau 9 minutes plus tard pour nous servir un profil de travail complémentaire et qui en plus est censé répondre à ton premier poste, donc en considérant le temps de rédaction du deuxième poste Matthieu CAILLIAU a réagi en moins de 5 minutes à ton poste :lol: :lol: :lol: :lol:

  167. Didier Kropp a écrit le 12 février, 2017 à 21:02

    @ Anatole

    Pour info, il n’y a pas de lien vers un site externe dans le message de Cordier Anthony, ni dans celui de Matthieu CAILLIAU.

    Et les deux messages ont été postés avec des IP différentes.

    Le maxi que dont j’ai pu eu avoir connaissance est de 1.800 heures de cours par an (source fiable).

    Ma source m’a confié avoir fait ça une année, puis s’être calmé :-)

  168. as a écrit le 5 mars, 2017 à 21:32

    Bonjour à tous,
    j’ai déjà écrit sur ce blog avant la création de mon auto entreprise en juillet dernier et j’y ai reçu de très bons conseils. J’avais au départ un statut contractuel cesu, mais je n’appréciais pas la subordination que cela engendrait qui pouvait poser problème avec certains parents. Je ne regrette pas mon choix, je n’ai eu aucun mal à convaincre les parents de basculer sur ce statut en faisant des grilles comparatives de chaque statut, celui d’autoentrepreneur est le plus intéressant pour les parents puisque le cout est inférieur (même comparativement au statut non déclaré souvent réclamé au premier abord), je suis au taquet des possibilités en matière d’horaires donc j’ai aussi un peu de mal à croire le témoignage Anatole… En effet il ne faut pas oublier que le premier frein à la multiplication des heures tous azimuts est la disponibilité des élèves, et hormis au lycée, désormais primaires et surtout collégiens ont peu de “trous” (merci les nouveaux programmes, epi et ap) donc une fois remplis tous les milieux d’après midis soirées, le mercredi et le samedi, personnellement j’ai quelques élèves en matinée ou début d’aprèm qui ont des trous d’emplois du temps mais voilà…donc j’arrive en moyenne à 25h de cours par semaine, et ça me suffit, je n’ai pas quitté le salariat cadre et ses 50h par semaine pour ce métier dans l’optique d’exploser les compteurs. Au contraire, il s’agit de retrouver du temps libre aussi, un autre rythme certes, parfois un peu compliqué, mais tout d’abord un sentiment d’utilité et des liens humains passionnants. D’autre part, même si je gagne un peu moins bien ma vie au regard de tous les “avantages” du salariat dans mes expériences précédentes (maladie, participation, intéressement, congés payés etc), la liberté de créer sa pédagogie, de faire ses choix, de gérer totalement son business et la sensation de faire quelque chose qui a du sens et dont les effets sont tangibles durablement n’a pas de prix… En comptant 5 semaines de pause dans l’année et le fait que pendant les vacances je fais plus d’heures, entre 30 et 40, j’arrive donc à environ 1300 heures annuelles, ce qui me parait déja très bien…

  169. Cailliau a écrit le 5 mars, 2017 à 22:21

    Pour arriver à donner 25h par semaine, quelles sont les méthodes qui marchent sur le plan publicité ? Car je suis sur les annonces classiques Le bon coin, vivastreet, kelprof : ça ne suffit peut-être pas ?

  170. as a écrit le 5 mars, 2017 à 23:24

    donnez moi votre mail, je vous écris plus en détails en mp :D

  171. Cailliau a écrit le 5 mars, 2017 à 23:25

    mth.cailliau@gmail.com

    merci

  172. gregnalex a écrit le 6 mars, 2017 à 14:26

    J’ai aussi créé mon auto-entreprise il y a 2 ans et je pense quitter l’enseignement classique et sa rigidité pour le lancer totalement dans l’entreprise.

    Je vais customiser la voiture mais ne suis pas contre d’autres tuyaux donc suis preneur également. J’ai un emploi du temps bien chargé en période scolaire mais pas assez pendant les vacances.

  173. as a écrit le 6 mars, 2017 à 14:47

    bonjour
    dans quelle région exercez-vous ? quelles matières et quel niveau ? sur quels sites ?

  174. gregnalex a écrit le 6 mars, 2017 à 19:45

    En campagne, ville de 15 000 habitants dans l’Orne.

    Je fais primaire et français, anglais, maths, HG en collège.

  175. as a écrit le 6 mars, 2017 à 21:27

    si vous le souhaitez on peut aussi échanger par MP
    en me donnant votre mail
    Cordialement

  176. gregnalex a écrit le 7 mars, 2017 à 9:04

    C’est parti : gregnalexmoalic@hotmail.com

  177. Nathalie a écrit le 10 mars, 2017 à 16:39

    Bonjour As, pouvez-vous donner une estimation de votre “salaire” mensuel. Qu’avez_vous utilisé comme support publicitaire pour vous faire connaitre: sites d’annonces? création d’un site internet perso? carte de visite? flyers? Je suis enseignante en français et histoire-géo et songe de plus en plus à me lancer comme prof indépendante, à temps partiel dans un premier temps et je recherche des témoignages concrets, merci.

  178. as a écrit le 11 mars, 2017 à 0:25

    Bonjour Nathalie
    je ne veux pas laisser d’infos trop détaillées sur un blog, donc si vous voulez qu’on échange, donnez moi votre mail. Vous êtes dans quelle région ?
    bonne soirée

  179. Nathalie a écrit le 11 mars, 2017 à 11:59

    Bonjour, je suis en Alsace et voici mon mail nathalie.ha@evhr.net,je serai ravie d’échanger et d’avoir votre témoignage, à bientôt.

  180. as a écrit le 15 mars, 2017 à 22:20

    Bonjour,
    avez-vous déja été payé en cesu préfinancés ? j’ai des clients intéressés, les frais sont très élevés à chaque versement, du coup je pensais tout encaisser en une fois pour les limiter sauf que comptablement parlant, ça me parait délicat vu qu’il y aura au moins deux mois de cours donc deux factures mensuelles ?
    Merci

  181. Didier Kropp a écrit le 15 mars, 2017 à 22:25

    @ as

    Pour ne pas avoir de frais, inscrivez-vous au CRCESU en tant que particulier.

  182. as a écrit le 15 mars, 2017 à 22:45

    merci ! J’avais appelé le crcesu qui me dit que je ne peux pas encaisser en temps que particulier (j’ai un compte particulier en tant que salarié cesu) et dois créer un compte spécifique “entreprise” (40 € à payer)… n’y a t-il pas de risques à se déclarer en particulier alors que c’est “réservé” au salarié particulier ?

  183. Didier Kropp a écrit le 15 mars, 2017 à 22:59

    En théorie, il y a un risque, en pratique, il est de zéro.
    Le CRCESU n’a aucun moyen de faire un contrôle de votre comptabilité !

    Tous les entrepreneurs individuels que je connais encaissent les cesu préfinancés en tant que particuliers !

  184. as a écrit le 16 mars, 2017 à 0:12

    Merci beaucoup ! j’avoue que cela change pas mal la donne même si j’ai un côté un peu flippé sur ces sujets…
    Quant à l’attestation fiscale, on précise simplement le montant payé via Cesu préfinancé ? vu qu’on n’a aucun moyen de savoir ce que l’entreprise du client a abondé sur ces chèques et donc le montant réel sur lequel s’applique la réduction fiscale ?

  185. Didier Kropp a écrit le 16 mars, 2017 à 6:14

    Quant à l’attestation fiscale, on précise simplement le montant payé via Cesu préfinancé ?

    Oui, c’est cela.

    On peut le préciser sur l’attestation :

    La partie pré-financée par l’employeur du CESU est exonérée d’impôt. Seule la partie autofinancée par le bénéficiaire du CESU ouvre droit à la réduction d’impôt de l’article 199 sexdecies du code général des impôts (cf. article L 129-15 du code du travail). La distinction des montants sera portée sur l’attestation émise par l’employeur à son salarié bénéficiaire en vue de la déclaration fiscale annuelle.

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